La crise du communiqué européen "condamnant" le processus juridique d’interdiction du parti au pouvoir de la Justice et du Développement, (AKP, conservateur), s’est transformée en polémique du "mouchard".
Les députés CHP ont accusé le membre AKP de la délégation turque auprès de l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe, Mevlut Çavusoglu d’avoir "mouchardé" la Turquie aux responsables européens, favorables à l’AKP à cause de sa politique permissive et ultra-libérale sur le sol turc. (…)
La Turquie, qui possède la deuxième armée de l’Otan après les États-Unis, entend depuis l’arrivée au pouvoir en 2002 du Parti de la justice et du développement (AKP, issu de la mouvance islamiste) avoir son mot à dire sur l’évolution de la situation proche-orientale.
Elle est liée par un accord militaire avec Israël depuis 1996. En 2003, Ankara avait interdit à Washington de faire transiter ses forces par son territoire et d’utiliser ses bases aériennes pour attaquer l’Irak.
Depuis lors, (…)
Le gouvernement islamo-conservateur turc a suspendu trois généraux de haut rang soupçonnés d’être impliqués dans un complot présumé en 2003, une décision qui constitue, selon la presse, un nouvel épisode dans le bras de fer entre l’autorité civile et militaire.
C’est la première fois en Turquie que l’autorité civile suspend des généraux. Les trois officiers, deux généraux de la gendarmerie —corps d’armée en Turquie —et un amiral, sont cités dans l’acte d’accusation d’une tentative de coup (…)
Le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan s’est défendu mardi de toute volonté de museler la presse, alors que plusieurs journalistes ont été inculpés et certains incarcérés dans le cadre d’un complot présumé contre le régime, provoquant des réactions en Turquie et à l’étranger.
"Je considère comme une insulte à mon gouvernement les accusations selon lesquelles nous tenterions de bâillonner la presse", a-t-il affirmé devant le groupe parlementaire de son Parti de la justice et du (…)
Le dernier sondage de l’Institut Transatlantic Trends diffusé par German Marshall Fund révèle que les Turcs n’ont plus envie de lier leur sort à l’Union européenne.
Présent à Londres au début du mois, le président turc, Abdullah Gül, a dénoncé l’attitude « à courte vue » des dirigeants européens opposés à l’adhésion de son pays. Mais désormais, c’est la Commission de Bruxelles elle-même qui doute de l’engagement européen d’Ankara. Dans son rapport annuel sur l’élargissement, la commission avertit Ankara : « Il est urgent que la Turquie remplisse ses obligations » et normalise ses relations avec Chypre, sans quoi le processus d’adhésion mènera tout droit (…)