Les gouvernements turcs au pouvoir, ont investi 767,5 milliards de lires dans les infrastructures de transport au cours des 17 dernières années, a déclaré le ministre des Transports et de l’Infrastructure Cahit Turan lors d’une conférence de presse sur les projets ferroviaires à Ankara, a rapporté jeudi le journal Dünya .
Ce chiffre représente 334 milliards de dollars d’investissements depuis l’arrivée au pouvoir du parti en 2002, compte tenu des variations de la valeur de la livre par (…)
Grâce à la crise qui l’oppose aux Etats-Unis, le président turc Recep Tayyip Erdogan peut imputer la seule responsabilité des problèmes économiques croissants de la Turquie à un ennemi extérieur plutôt qu’à son gouvernement, estiment des analystes.
Depuis plusieurs mois déjà, bien avant que les Etats-Unis ne commencent début août à imposer des sanctions contre Ankara, précipitant la chute de la livre, les économistes mettent en garde contre un risque de surchauffe de l’économie turque. (…)
La croissance turque a atteint 7,3 % l’an dernier. Mais le déficit du compte courant et le niveau élevé de l’inflation inquiètent.
C’est un résultat que le président Recep Tayyip Erdogan ne manquera pas de brandir comme un trophée. La Turquie a enregistré l’an dernier un taux de croissance de 7,4 %, selon les statistiques officielles publiées jeudi.
Une performance nettement supérieure à celle de 2016 (3,2 %), marquée par le coup d’Etat manqué contre le chef de l’Etat , des purges (…)
La Banque centrale turque (CRBT) a décidé, lundi 28 mai 2018, que le taux de refinancement à une semaine deviendrait, à partir du 1er juin 2018, son principal taux directeur. Jusqu’à aujourd’hui, la CRBT utilisait le taux de refinancement au jour le jour.
Cette simplification de sa politique monétaire permet à la CRBT de mieux poursuivre, après un long attentisme, le redressement de la livre turque sérieusement malmenée ces derniers jours face au dollar américain. En campagne électorale, (…)
L’impact des droits de douane sur le marché intérieur est annulé par la forte dépréciation de la livre turque. Les exportateurs sont malmenés sur le marché européen par la sous-traitance turque devenue moins chère.
La restauration en janvier dernier des droits de douane maximum de 22,5% sur les importations de prêt-à-porter turc n’a pas eu l’effet escompté. « Et pour cause, la dépréciation de la livre turque de 20% depuis 6 mois, et de 35% depuis un an, a annihilé l’impact de ces droits. (…)
La Banque centrale turque a tenté mercredi d’apaiser les marchés de change en affirmant suivre de près les fluctuations des cours de la livre turque qui a battu un nouveau record à la baisse après des déclarations du président Recep Tayyip Erdogan.
La Banque centrale (CBRT) a affirmé dans un communiqué suivre de près les fluctuations malsaines des cours sur les marchés et assuré que les mesures nécessaires seront prises, en tenant compte de l’impact des tels développements sur l’inflation. (…)