mercredi 30 novembre 2022

Communautarisme vs. Vérité historique

Le PS utilisera sa niche du 4 mai pour promouvoir la loi de censure arménienne

La liberté d’expression et de recherche à nouveau en danger en France

Publié le | par TN-pige | Nombre de visite : 501 |

Selon une information publiée par un site nationaliste arménien et transmise par des sources arméniennes au sein du PS de Marseille, le Parti socialiste aurait décidé officiellement d’utiliser sa niche parlementaire du 4 mai pour présenter à la discussion la ratification de la loi de censure arménienne votée le 12 octobre 2006 par l’Assemblée nationale.

Dans une lettre rendue publique le 12 mars dernier, à l’occasion d’une manifestation organisée par le Conseil de Coordination des organisations Arméniennes de France (CCAF, officine de lobbying nationaliste) devant le Sénat, Martine Aubry, Première secrétaire du PS, aurait demandé à Jean-Pierre Bell président du groupe socialiste au Sénat de proposer cette loi.

Elle aurait notamment écrit  : "Il est nécessaire aujourd’hui de poursuivre le processus législatif engagé en 2006 par l’Assemblée Nationale. C’est pourquoi, devant le blocage organisé par la majorité du Sénat, je te confirme que je souhaite qu’une niche parlementaire soit mise à disposition des socialistes du Sénat, signataires d’une PPL similaire à celle adoptée à l’Assemblée Nationale en 2006, afin d’inscrire lors d’une prochaine séance d’initiative parlementaire une proposition de loi relative à la pénalisation de la négation du génocide arménien. "

A l’approche des élections présidentielles, les organisations de lobbying arméniennes multiplient les pressions sur les politiques afin de faire inscrire à l’ordre du jour leur loi de censure. Cette loi, qui s’appuie sur celle de 2001 affirmant que « la France reconnaît le génocide arménien de 1915 » entend rendre passible de peines de prisons et de lourdes amendes toute contestation de la version officielle de l’histoire telle qu’elle a été votée par seulement 51 députés de l’Assemblée nationale.

Par son appel de Blois, l’association "Liberté pour l’histoire" regroupant d’imminents historiens et le rapport Accoyer s’étaient pourtant farouchement opposés à cette proposition de loi liberticide et dangereuse pour la liberté de recherche historique. Contrairement à ce que l’on pourrait croire, les élus ne sont pas dupes, la majorité d’entre eux, à titre personnel, sont contre l’idée de laisser aux hommes politiques le soin d’écrire une histoire officielle.

Mais à un an des élections présidentielles Le Parti socialiste prendra-t-il le risque de froisser un puissant lobby communautariste au mépris de la liberté d’expression et de recherche ? La mémoire sélective continuera-t-elle son chemin sur le sol français ?
Réponse le 4 mai, qui correspond à la prochaine séance d’initiative parlementaire.

Les événements de 1914-1922

Des affrontements inter-ethniques et des déplacements forcés de populations en Anatolie orientale, entre 1914 et 1922, ont fait plusieurs centaines de milliers de morts parmis les Turcs et les Arméniens. L’Empire ottoman était alors engagé dans la Première Guerre Mondiale aux côtés de l’Allemagne et de l’Empire Austro-Hongrois. Dès 1914, des Arméniens ottomans ont massivement pris le parti des Russes, contre les Turcs, se livrant à des massacres de masse et à des pillages dans l’est de l’Anatolie. A la suite de ces événements, le gouvernement ottoman décida d’éloigner une partie de la population arménienne des zones de front et à risque. Ce transfert se solda par un lourd bilan humain.

La Turquie et de nombreux historiens rejettent catégoriquement la thèse controversée d’un "génocide" que le gouvernement ottoman aurait perpétré contre la population arménienne de l’Empire. Cette thèse, défendue par les nationalistes arméniens, est aujourd’hui instrumentalisée afin d’exercer des pressions politiques sur la Turquie, notamment pour entraver la perspective de son adhésion à l’Union Européenne.

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