Le ministère turc des Affaires étrangères a répondu aux déclarations révisionnistes du Premier ministre canadien Stephen Harper concernant les incidents de 1915 survenus entre Turcs et Arméniens.

Rejetant les explications unilatérales de Harper, le communiqué du ministère des Affaires étrangères a mis l’accent sur les efforts déployés par la Turquie pour les relations bilatérales avec l’Arménie et indiqué que la prise de position de Harper n’étaient motivée que ses considération politiques personnelles visant à séduire un électorat d’origine arménienne.

Le communiqué rappelle que les prises de position dénués de fondement ne peuvent que mettre en péril les efforts visant à rétablir des relations de bon voisinage entre l’Arménie et la Turquie.

Les groupes de pression arméniens basés en Amérique ou en Europe, tel que la FRA Dashnaktsoutioun (le parti nationaliste "socialiste" arménien) s’était farouchement opposés à l’amélioration des relations entre l’Arménie et la Turquie.

Les événements de 1914-1922

Des affrontements inter-ethniques et des déplacements forcés de populations en Anatolie orientale, entre 1914 et 1922, ont fait plusieurs centaines de milliers de morts parmis les Turcs et les Arméniens. L’Empire ottoman était alors engagé dans la Première Guerre Mondiale aux côtés de l’Allemagne et de l’Empire Austro-Hongrois. Dès 1914, des Arméniens ottomans ont massivement pris le parti des Russes, contre les Turcs, se livrant à des massacres de masse et à des pillages dans l’est de l’Anatolie. A la suite de ces événements, le gouvernement ottoman décida d’éloigner une partie de la population arménienne des zones de front et à risque. Ce transfert se solda par un lourd bilan humain.

La Turquie et de nombreux historiens rejettent catégoriquement la thèse controversée d’un "génocide" que le gouvernement ottoman aurait perpétré contre la population arménienne de l’Empire. Cette thèse, défendue par les nationalistes arméniens, est aujourd’hui instrumentalisée afin d’exercer des pressions politiques sur la Turquie, notamment pour entraver la perspective de son adhésion à l’Union Européenne.

Avec TRT