États-Unis : tensions avec le lobby arménien après une publication de JD Vance

Washington / Erevan – La suppression par le vice-président américain JD Vance d’un message publié à l’occasion de sa visite en Arménie a suscité de vives réactions au sein du lobby arménien aux États-Unis, en particulier du Comité national arménien d’Amérique (ANCA), la principale organisation de ce courant d’influence à Washington.

JD Vance s’était rendu récemment à Erevan, la capitale arménienne, accompagné de son épouse Usha Vance. Lors de cette visite, il avait partagé sur le réseau social X des images de son passage devant un mémorial. La publication a toutefois été supprimée peu de temps après, sans explication officielle.

Peu après cette suppression, la porte-parole du vice-président, Taylor Van Kirk, a diffusé sur son propre compte X plusieurs photographies liées à la visite du mémorial, ravivant l’attention autour de l’épisode.

L’ANCA a réagi en critiquant la décision de JD Vance de retirer son message. Dans une publication, l’organisation affirme que le bureau du vice-président aurait ensuite partagé un contenu modifié, dont la référence explicite au « génocide arménien » aurait été retirée.

Selon l’ANCA, cette attitude constituerait un recul par rapport à la reconnaissance du "génocide arménien" par plusieurs États américains, par le Congrès, par la Maison-Blanche, ainsi que par de nombreux alliés des États-Unis au sein de l’OTAN. L’organisation y voit également une continuité avec la ligne adoptée par Donald Trump, accusé par le lobby arménien de ne pas avoir reconnu officiellement ces événements.

Le rôle de l’ANCA

Le Comité national arménien d’Amérique est l’une des principales organisations de lobbying arménien aux États-Unis. Il œuvre depuis des décennies pour la reconnaissance officielle, à l’échelle fédérale et locale, des revendications arméniennes concernant les événements de 1915, ainsi que pour l’adoption de mesures politiques et, le cas échéant, de sanctions à l’encontre de la Turquie.