mardi 29 novembre 2022

La Suisse veut contribuer à la reprise du dialogue arméno-turc

Publié le | par Hakan | Nombre de visite : 153 |
La Suisse veut contribuer à la reprise du dialogue arméno-turc

La Suisse est prête à soutenir les efforts déployés par l’Arménie et la Turquie pour relancer leur dialogue bilatéral, a annoncé jeudi la présidente de la Confédération, Micheline Calmy-Rey, citée par l’agence News-Armenia.

Berne fera tout son possible pour qu’Erevan et Ankara reprennent la ratification des protocoles normalisant les relations arméno-turques, a-t-elle déclaré lors d’une conférence de presse conjointe avec son homologue arménien, Serge Sargsian.

Mme Calmy-Rey effectue du 31 mars au 1er avril une visite officielle en Arménie où elle doit rencontrer les responsables officiels de ce pays et prendre part à la cérémonie d’inauguration de l’ambassade de Suisse à Erevan.

L’Arménie et la Turquie n’entretiennent pas de relations diplomatiques bilatérales, et la frontière commune entre les deux pays est fermée depuis 1993 à l’initiative d’Ankara. Cette inimitié s’explique, entre autres, par le soutien d’Ankara à la position azerbaïdjanaise sur le conflit du Haut-Karabakh, territoire azéri occupé par l’armée arménienne ; ainsi que par le refus de l’Arménie d’accepter la proposition de la Turquie visant la mise en place d’une commission d’historiens pour résoudre le différend historique sur le drame de 1915.

Le 10 octobre 2009, la Turquie et l’Arménie ont signé à Zurich les protocoles sur l’établissement des relations diplomatiques et le développement des relations bilatérales. Après la signature, ces documents devaient être ratifiés par les parlements des deux pays.

Cependant, le 22 avril 2010, le président Sargsian a suspendu la ratification des protocoles au motif qu’Ankara n’était pas prêt à poursuivre le processus amorcé. En réponse, le parlement turc a gelé à son tour la ratification de ces documents.

Source : RIA Novosti

Les événements de 1914-1922

Des affrontements inter-ethniques et des déplacements forcés de populations en Anatolie orientale, entre 1914 et 1922, ont fait plusieurs centaines de milliers de morts parmis les Turcs et les Arméniens. L’Empire ottoman était alors engagé dans la Première Guerre Mondiale aux côtés de l’Allemagne et de l’Empire Austro-Hongrois. Dès 1914, des Arméniens ottomans ont massivement pris le parti des Russes, contre les Turcs, se livrant à des massacres de masse et à des pillages dans l’est de l’Anatolie. A la suite de ces événements, le gouvernement ottoman décida d’éloigner une partie de la population arménienne des zones de front et à risque. Ce transfert se solda par un lourd bilan humain.

La Turquie et de nombreux historiens rejettent catégoriquement la thèse controversée d’un "génocide" que le gouvernement ottoman aurait perpétré contre la population arménienne de l’Empire. Cette thèse, défendue par les nationalistes arméniens, est aujourd’hui instrumentalisée afin d’exercer des pressions politiques sur la Turquie, notamment pour entraver la perspective de son adhésion à l’Union Européenne.

Haut-Karabagh

Le Haut-Karabagh est une région d’Azerbaïdjan occupée par l’armée arménienne depuis le début des années 1990. L’invasion arménienne s’est soldée par de violents massacres de civils azéris. Par la suite, l’Arménie a appliqué une politique de purification ethnique en déportant la totalité des survivants azéris de leurs terres.

Aujourd’hui, plus d’un million de réfugiés azerbaïdjanais vivent dans des conditions précaires en attendant de pouvoir éventuellement récupérer leur biens spoliés par l’Etat arménien.

Les terres et maison laissées à l’abandon ont été "offertes" par l’Etat arménien aux colons installés pour peupler les territoires occupés par l’Arménie.

A plusieurs reprise, les instances internationales ont condamné ce "génocide" et enjoint l’Arménie de libérer les territoires qu’elle occupe illégalement.

Les organisations nationalistes arméniennes nient les massacres et la déportation d’environ un million d’Azéris et profitent de leurs nombreuses officines implantées dans les pays d’Europe ou d’Amérique pour faire pression sur les instances nationales et internationales afin de bloquer la résolution du conflit.

A l’origine peuplé de 150 000 habitants entre Arménie et Azerbaïdjan, le Haut Karabakh ne comprend aujourd’hui plus que des colons arméniens. 30.000 d’Azerbaïdjanais ont été massacrés, deux millions d’entre eux ont été déportés du HK et des sept régions d’Azerbaïdjan attenantes, prises par les nationalistes arméniens.

Voir également :
 Imprescriptible, base documentaire sur le génocide du peuple azéri
 Nettoyage ethnique, liens sur les purifications ethniques des Azéris (1991-1994 et 1918-1920) par les Arméniens

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