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lundi 28 novembre 2022

L’Arménie félicite Abdullah Gül pour son élection à la présidence de la Turquie

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(Turquie News) Le président Robert Kotcharian et le ministre des Affaires étrangères Vartan Oskanian se sont empressés de féliciter, mercredi 29 août, Abdullah Gül, le nouveau président turc à peine élu. Le bureau de Kotcharian s’est gardé de donner plus de détails.

Il y a beaucoup de travail à faire dans la région, et je suis sûr que apporterez votre contribution à la paix et à la prospéité, a dit Oskanian dans une lettre séparée émise par le ministère des Affaires étrangères.

Gül a rencontré à plusieurs reprises Oskanian dans le cadre de ses anciennes fonctions de ministre des Affaires étrangères. Les deux hommes ont discuté des différentes manières normaliser les relations arméno-turques, mais se sont heurtés à l’intransigeance de l’Arménie face à certaines questions.

L’Arménie et la Turquie n’ont pas de relations diplomatiques car depuis le départ de l’ancien président arménien Lévon Ter Petrossian, ses successeurs ont systématiquement bloqué le processus même s’ils tentent, aujourd’hui, d’adoucir leur politique vis-à-vis de la Turquie.

Quelques politiciens et analystes à Erevan prévoient une rapide amélioration des relations entre les deux pays suite à l’élections de Gül. Giro Manoyan, membre de la Fédération arménienne révolutionnaire Dachnaksoutioun (parti nationale-socialiste arménien, farouchement anti-turc) a affirmé que les présidents turcs n’étaient pas très impliqués dans la politique extérieure : « Le président turc n’est pas encharge de la diplomatie, c’est le gouvernement qui sen occupe. »

Selon Stéphane Safarian, du parti d’opposition Zharangoutioun, la Turquie, sous la pression de l’union européenne et en vue de la rejoindre, ouvrira sa frontière avec l’Arménie. Le leader de ce parti a également félicité Abdullah Gül : « Il est à espérer que, durant son mandat de président, les relations entre la Tuquie et l’Arménie entreront dans une nouvelle phase de réflexion, d’exploration, de découverte, et enfin de normalisation. »

Les événements de 1914-1922

La Turquie et l’Arménie ont également des difficultés à se mettre d’accord sur un plan de route sur le contentieux historique turco-arménien de 1914-1922, l’Arménie refusant tout dialogue ou débat sur le sujet controversé et encore discuté par les historiens. Le risque étant trop grand pour les nationalistes arméniens de voir partir en fumée tout le travail de lobbying intensif mené auprès des instances poiltiques européennes et américaines durant plusieurs décénies.

Des affrontements inter-ethniques et des déplacements forcés de populations en Anatolie orientale, entre 1914 et 1922, ont fait plusieurs centaines de milliers de morts parmis les Turcs et les Arméniens. L’Empire ottoman était alors engagé dans la Première Guerre Mondiale aux côtés de l’Allemagne et de l’Empire Austro-Hongrois. Dès 1914, des Arméniens ottomans ont massivement pris le parti des Russes, contre les Turcs, se livrant à des massacres de masse et à des pillages dans l’est de l’Anatolie. A la suite de ces événements, le gouvernement ottoman décida d’éloigner une partie de la population arménienne des zones de front et à risque. Ce transfert se solda par un lourd bilan humain.

La Turquie et de nombreux historiens rejettent catégoriquement la thèse controversée d’un "génocide" que le gouvernement ottoman aurait perpétré contre la population arménienne de l’Empire. Cette thèse, défendue par les nationalistes arméniens, est aujourd’hui instrumentalisée afin d’exercer des pressions politiques sur la Turquie, notamment pour entraver la perspective de son adhésion à l’Union Européenne.

Frontière fermée entre la Turquie et l’Arménie

En 1993 que la Turquie ferma sa frontière avec l’Arménie en réaction au Génocide Azéri perpetré par l’Etat arménien durant l’invasion du Haut-Karabagh par les troupes arméniennes soutenues par l’armée russe.

Haut-Karabagh

Le Haut-Karabagh est une région d’Azerbaïdjan envahie par l’armée arménienne au début des années 1990. L’agression arménienne s’est soldée par le massacre et la déportation de la totalité de la population azérie de la région et dans le cadre de la politique de purification éthnique planifiée et mise en oeuvre par l’Etat arménien.

Aujourd’hui, plus d’un million de réfugiés azérbaïdjanais vivent dans des conditions déplorables en attendant de pouvoir éventuellement récuperer leur biens spoliés par l’Etat arménien.

Les terres et maison laissées à l’abandon (quand elles n’ont pas été détruites par les pillonages des troupes arméniennes soutenues par des militaires russes) ont été "offertes" par l’Etat arménien aux colons installés pour "repeupler les territoires liberés"(sic) [1]

A plusieurs reprise, les instances internationales ont condamné ce véritable génocide du peuple azéri et enjoit l’Arménie de libérer les territoires qu’elle occupe illégalement. Le statut-quo étant à son avantage, l’Arménie ne montre aucune preuve de bonne volonté quant au sort du million de réfugiés azéris chassés de leurs terres et nie le Génocide Azéri.

Génocide Azéri

L’Arménie nie la mise à mort systématique de plusieurs dizaines de milliers et la déportation d’environ un million d’Azéris et profite de la présence de ses nombreuses officines implantées dans les pays d’Europe ou d’Amérique pour propager sa position négationniste concernant le Génocide Azéri.

Lire également :
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 Vouloir politiser la tragédie arménienne contre la Turquie et les Turcs

Liens externes :
 Imprescriptible, base documentaire sur le génocide du peuple azéri
 Génocide Azéri, liens sur le génocide azéri


[1Terme officiel arménien repris par les ultra-nationalistes arméniens pour qualifier les territoires occupés par les troupes d’Erevan


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