New York – Le ministre turc des affaires étrangères Ali Babacan a fait son discours au Conseil des relations internationales (CFR) dans le cadre de la 63e session de l’Assemblée Parlementaire de l’ONU, a rapporté APA, citant l’agence de presse turque « Dogan ».

Les relations avec l’Arménie, la Géorgie et l’Azerbaïdjan, les problèmes de l’irak et de la République turque de Chypre du Nord [1] (RTCN) ont figuré au menu de son discours. Selon M. Babacan, les relations turco-arméniennes sont impossibles sans Azerbaïdjan. Les frontières arméniennes turques sont fermées à cause de l’invasion du Haut Karabakh [2]par l’Arménie. Les relations turques arméniennes sont également tendues à cause du contentieux historique à propos des événements de 1914-1922 [3] et du lobbying anti-turc mené par les organisations ultra-nationalistes arméniennes dans le monde. Toujours selon M. Babacan, la visite trilatérale des ministres des affaires étrangères est attendue.

Questionné sur le retrait des soldats turcs du Chypre, le diplomate turc a déclaré : « Ils y resteront autant qu’il faut. La réduction de nombre des forces pourrait être possible en cas d’acceptation du plan d’Annan par les grecs. Il faut tenir compte également la présence des forces grecques sur l’île. Le plan prévoyait la réduction des forces de deux parties. Mais les grecques ont refusé » a-t-il fait savoir.

Le diplomate a lié les mécontentement à l’égard des USA par la situation en Irak : « L’utilisation des armes américaines par les terroristes de PKK [4] a provoqué une inquiétude en Turquie. Mais c’est une situation à court terme. L’Italie avait sympathisé auparavant les terroristes. La Turquie avait décidé de boycotter l’Italie. Les relations italiennes turques sont devenues normales un peu plus tard. L’aide du renseignement américain pour la lutte contre PKK a servi à augmenter la sympathie de la société à l’égard des USA » a-t-il conclu.