"Nous prévoyons que l’inflation recommencera à baisser au quatrième trimestre 2026 et qu’elle atteindra 28,4% d’ici la fin de l’année", a déclaré Cevdet Yilmaz lors d’une allocution télévisée.

Il s’agit d’une envolée par rapport à la prévision d’inflation de 16% pour fin 2026 contenue dans le précédent programme économique biennal présenté l’an dernier.

De son côté, la banque centrale turque a relevé progressivement ses prévisions en cours d’année sous l’effet notamment de la hausse des prix du diesel et de certaines matières premières en lien avec le contexte géopolitique.

L’institution a indiqué mi-août tabler sur une inflation à 28% à la fin de l’année.

Selon les données officielles, l’inflation s’est élevée à 31,5% sur un an en août, contre 31,8% en juillet, portée entre autres par les fortes hausses des dépenses liées à l’alimentation et aux transports.

Le vice-président turc a souligné dimanche que la guerre au Moyen-Orient avait joué un rôle clé dans le relèvement des prévisions d’inflation pour la fin de l’année.

"Selon notre banque centrale, les effets directs et indirects de la guerre sur l’inflation ont été estimés à environ sept points de pourcentage", a-t-il indiqué.

Le taux devrait redescendre à 21% en 2027, 13,5% en 2028 et 9% en 2029, selon les projections du nouveau programme économique.

M. Yilmaz a estimé que le gouvernement avait "réalisé des progrès significatifs dans la lutte contre l’inflation" qui demeure la priorité absolue de son programme économique.

"L’inflation qui avait atteint 75,5% en mai 2024 a commencé à montrer une claire tendance grâce aux politiques que nous avons mises en oeuvre", a-t-il ajouté.