mercredi 7 décembre 2022

Haut-Karabagh : François Rochebloine fidèle aux intérêts de l’Etat arménien

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Haut-Karabagh : François Rochebloine fidèle aux intérêts de l'Etat arménien

Fidèle relai des intérêts de l’Etat arménien en France, le député François Rochebloine, aurait déclaré le mardi 28 mai que « l’Artsakh [1] obtiendra un jour ou l’autre la reconnaissance international qu’il mérite ». Selon un site ultra-nationailste arménien francophone, F. Rochebloine aurait fait cette déclaration lors d’une visite de deux jours qu’il effectuait au Haut Karabagh en compagnie de deux autres parlementaires français, les sénateurs Henri de Raincourt et Bernard Saugey.

François Rochebloine s’était notamment fait remarquer par son implication supposée dans l’agression raciste de deux jeunes azerbaïdjanais dans l’enceinte de l’Assemblée Nationale à Paris lors d’une réunion organisée par l’Ambassade d’Arménie et la Fédération Révolutionnaire Arménienne - FRA Dachnaktsoutioun (parti national-socialiste arménien, extrémiste et homophobe). Par ailleurs, F. Rochebloine était témoin de la défense dans le procès opposant Laurent Leylekian à Sirma Oran Martz et qui se solda par la condamnation de Laurent Leylekian pour injure publique.

Il a par ailleurs déclaré que la priorité restait de préserver la paix et de veiller à ce que l’on préserve les acquis. Une manière à peine voilée de metter l’accent sur le statu-quo qui bénéficie à l’Arménie suite à l’invasion du Hautè-Karabagh par les troupes d’Erevan il y a plus de 20 ans.

L’Arménie organise régulièrement des voyages de ce type en y incorporant des députés, pour la majorité français, acquis aux thèses des officines arméniennes de France. Récemment c’est Valérie Boyer, tristement célèbre pour sa loi de censure proposée en 2011 et invalidée par le Conseil Constitutionnel français, qui foulait du pied les terres où le peuple azéri a subi les foudres de l’armée d’Erevan.

La "délégation parlementaire" française aurait eu des entretiens avec le "président" arménien du Karabagh Bako Sahakian et son "ministre des affaires étrangères" Karen Mirzoyan.

Au dernier jour de leur visite, les parlementaires français étaient accompagnés par le "président du parlement" du Haut Karabagh, Ashot Ghulian, avec qui, culte de la personnalité oblige, ils ont déposé des gerbes de fleures sur les tombes du premier président de l’Artsakh, Arthur Mkrtchyan. Après cette visite au Mémorial, la délégation française s’est rendue à Chouchi, ville symbole dans les sanglants massacres que l’Arménie à perpetré au Haut-Karabagh contre la population autochtone azérie de la région, aujourd’hui totalement disparue, tuée ou déportée par l’armée arménienne

Lors d’une cérémonie en leur honneur, Ghulian a remis aux visiteurs français une médaille dédiée au 25e anniversaire de l’invasion du Karabagh par les Arméniens...

Sans grande surprise, la visite ne s’est pas particulièrement attardée sur le patrimoine culturel azerbaïdjanais du Haut-Karabagh, systématiquement effacé et détruit par les forces d’occupation arméniennes.

Pour rappel, en juin 2012, François Rochebloine n’avait guère apprécié que Turquie News mette l’accent sur ses liens étroits avec des organisations ultra-nationalistes arméniennes basées en France et téléguidées par l’Etat arménien pour faire du lobbying à son compte.

Haut-Karabagh

Le Haut-Karabagh est une région d’Azerbaïdjan occupée par l’armée arménienne depuis le début des années 1990. L’invasion arménienne s’est soldée par de violents massacres de civils azérbaïdjanais. Par la suite, l’Arménie a appliqué une politique de purification ethnique en déportant la totalité des survivants azérbaïdjanais de leurs terres.

Aujourd’hui, plus d’un million de réfugiés azerbaïdjanais vivent dans des conditions précaires en attendant de pouvoir éventuellement récupérer leur biens spoliés par l’Etat arménien.

Les terres et maison abandonnées sont "offertes" par l’Etat arménien aux colons (des volontaires ou bien d’anciens prisonniers) installés pour peupler artificiellement les territoires occupés.

Un nombre croissant de pays, d’Etats, de collectivités ou d’instances internationales condamnent les massacres, reconnaissent leur caractère génocidaire ou les qualifient de crime contre l’humanité. De plus en plus de voix demandant à l’Arménie de faire son travail de mémoire et de libérer les territoires qu’elle occupe illégalement (comme stipulé par plusieurs condamnations de l’ONU).

Les organisations nationalistes arméniennes nient les massacres et la déportation du million d’Azerbaïdjanais et se servent de leurs officines en Europe ou en Amérique pour faire pression sur les instances politiques afin de bloquer la résolution du conflit. Certaines campagnes arméniennes, notamment en France ou aux Etats-Unis, vont jusqu’à inverser les rôles et présenter les Azerbaïdjanais comme les agresseurs.

A l’origine peuplé de 150 000 habitants, entre Arménie et Azerbaïdjan, le Haut-Karabakh ne comprend aujourd’hui plus que des colons arméniens. 30.000 Azerbaïdjanais ont été massacrés, deux millions d’entre eux ont été déportés du HK et des sept régions d’Azerbaïdjan attenantes, prises par les troupes arméniennes lors de l’invasion.

Voir également :
 Le député François Rochebloine contre les valeurs de la République.
 Les relais de la turcophobie en France


[1Nom donné au Haut-Karabagh par l’Arménie


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