samedi 4 février 2023

L’histoire otage des politiques et des médias.

Publié le | par Engin | Nombre de visite 271
 L'histoire otage des politiques et des médias.

Objectif 21

L’histoire otage des politiques et des médias.

Ce vendredi 24 avril, le président François Hollande se rend dans la capitale arménienne pour « commémorer le centenaire du génocide arménien ».

Il sera reçu par son homologue, Serge Sarkissian, un criminel de guerre notoire – ce qui est piquant pour un rassemblement de bonnes âmes, réunies pour dénoncer les Turcs, décidément toujours aussi « barbares ».

Bien entendu entre gens de bonne coutume, perchés sur l’estrade des feintes innocences, on appellera la Turquie à faire « son travail de mémoire », on lui expliquera qu’il « faut regarder son histoire en face », et placera en bons historiens des « génocides » par-ci, par-là.

S’il est honorable de se pencher sur les souffrances des autres – évidemment, le courage ayant ses limites, ces grandes âmes n’iront pas jusqu’à commémorer les victimes japonaises des bombardements américains des 6 et 9 août 1945 – s’il est donc honorable de se rendre en Arménie, il est plus honorable de rappeler l’histoire de manière juste.

Or, dans la question arménienne, les contre-vérités historiques jouent un rôle central. 

En effet, si le peuple arménien a subi un grand traumatisme lors des événements de 1915 où, pour des raisons de sécurité (1), ils furent déplacés dans des conditions déplorables, il n y’avait pas de volonté « d’exterminer les Arméniens parce qu’ils étaient Arméniens ». C’est pourtant ce qui est affirmé par la version arménienne de l’histoire.

Il faut donc se demander « qu’est-ce que les pays qui font la leçon à la Turquie entendent par « génocide arménien », où vient se nicher la propagande de « l’extermination » pour des raisons raciales ? »

Si ce terme est devenu un lieu commun dans la bouche des politiques et des médias, il ne l’est pas pour les historiens qui, une fois l’écume de la propagande envolée, redonneront à la science historique toute sa place.

(1) La politique qui consiste à pousser les minorités de l’Empire Ottoman à se soulever afin de l’affaiblir ne date pas d’hier. Déjà au début du XVII siècle l’Eglise voulait s’appuyer « sur la force des Druzes du Liban, des Géorgiens et des Arméniens d’Asie Mineure » pour mener une guerre contre les Ottomans. Cette politique ira en s’accentuant aux XIXe et XXe siècles et particulièrement lors de la Grande Guerre où aura lieu la tragédie arménienne.

Ilker TEKIN
Vice-président d’Objectif 21.

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