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Un drone non identifié à la frontière avec la Syrie

dimanche 29 septembre 2019 | par Hakan


Un drone non identifié à la frontière avec la Syrie

L’armée de l’air turque a abattu dimanche un drone non identifié à la frontière syrienne après avoir violé l’espace aérien turc à six reprises, a annoncé le ministère de la Défense.

"Un véhicule aérien sans pilote qui a violé notre espace aérien à six reprises (samedi) ... a été abattu par deux de nos F-16 qui ont décollé de Incirlik", une base aérienne située dans le sud de la Turquie, a annoncé le ministère de la Défense nationale en partageant des photos de l’avion abattu drone.

Le ministère a déclaré ne pas savoir à qui appartenait le drone, mais a précisé qu’il avait été bloqué à 13h24 (10h24 GMT), heure locale.

"L’épave du drone a été retrouvée à la base de Cildiroba" par la gendarmerie turque de la province de Kilis, près de la frontière syrienne, a annoncé le ministère.

 Zone de sécurité -

L’armée turque a mené deux offensives dans le nord de la Syrie contre les forces de l’EI et de la milice kurde en 2016 et 2018.

Les deux alliés de l’OTAN, la Turquie et les États-Unis, ont conclu un accord le mois dernier en vue de créer une zone de sécurité entre la frontière turque et les zones syriennes situées à l’est de l’Euphrate et contrôlées par les terroristes du YPG, une branche armée du PKK.

Les États-Unis considèrent les YPG comme un allié proche dans la lutte contre le groupe État islamique.

Cependant, Ankara a déclaré que les YPG constituaient un groupe terroriste liée au PKK, qui est illégale, qui mène une insurrection en Turquie depuis 1984.

Ankara, les États-Unis et l’Union européenne ont placé le PKK sur la liste noire en tant que groupe terroriste.

Le président turc Recep Tayyip Erdogan a menacé à plusieurs reprises de lancer une offensive transfrontalière contre les YPG si le projet de créer une zone de sécurité avec Washington échouait d’ici la fin du mois.

Erdogan avait prévu de rencontrer le président américain Donald Trump en marge de la réunion annuelle de l’Assemblée générale des Nations Unies à New York, mais aucune réunion bilatérale n’a eu lieu. Le dirigeant turc n’a assisté qu’à une réception donnée par Trump pour les chefs d’Etat.

Le conseil supérieur de sécurité national de Turquie, réunissant des dirigeants civils et militaires, devait se réunir lundi sous la direction d’Erdogan. La question de la Syrie devrait figurer en bonne place à l’ordre du jour.

Erdogan a déclaré que près de trois millions de réfugiés syriens pourraient être renvoyés dans une "zone de sécurité" qu’il cherche à établir dans le nord de la Syrie.

Le pays accueille déjà plus de 3,6 millions de réfugiés syriens - le nombre le plus élevé au monde - et des signes de réaction brutale ont été signalés par leur présence publique après huit longues années de guerre chez son voisin du sud.

Les analystes estiment toutefois que le projet d’une zone de sécurité prévue de 30 km de profondeur et de 480 km de long le nord de la Syrie est irréaliste, Washington luttant pour équilibrer ses liens avec Ankara et les terroristes.



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