Cette intervention fait suite à une perquisition effectuée en décembre dernier au siège européen de Temu, situé à Dublin, dans le cadre d’une enquête similaire. Les autorités européennes cherchent à déterminer si l’entreprise profite d’aides d’Etat illégales qui fausseraient la concurrence sur le marché.
"Nous coopérerons pleinement avec les autorités turques", a assuré le porte-parole de Temu, sans toutefois donner de détails supplémentaires. Il a également indiqué que des ordinateurs portables et autres équipements informatiques avaient été saisis, une information démentie par l’Autorité de la concurrence turque, qui a précisé qu’"aucun matériel n’a été emporté", ajoutant que la visite sur site ne constituait pas une ouverture formelle d’enquête. L’Autorité a souligné qu’"afin de garantir le bon déroulement de l’examen en cours, il n’est pas possible à ce stade de communiquer davantage d’informations".
Fin de l’exonération des droits pour les petits colis en Europe
L’an dernier, Temu avait annoncé via LinkedIn la création d’une entité locale et l’ouverture d’un bureau à Istanbul pour renforcer sa présence sur le marché turc. Filiale du géant chinois du commerce électronique PDD, Temu commercialise une vaste gamme de produits allant des vêtements aux smartphones à des prix extrêmement bas, sous le slogan "Shop like a billionaire". A l’instar de son concurrent Shein, Temu expédie ses articles directement de Chine vers les consommateurs, profitant notamment d’exemptions de droits de douane sur les colis de faible valeur dans plusieurs pays.
La montée rapide de ces plateformes chinoises à bas coûts suscite une vive opposition des distributeurs européens, qui dénoncent un avantage concurrentiel déloyal. En réponse, l’Union européenne a décidé de supprimer l’exonération de droits pour les colis dont la valeur est inférieure à 150 euros, une mesure destinée à rétablir des conditions de concurrence équitables.
De son côté, la Turquie a récemment supprimé son seuil d’exonération fixé à 30 euros, invoquant la nécessité de protéger la production locale et la concurrence nationale, mais aussi des inquiétudes concernant la sécurité sanitaire des produits importés via ces plateformes.








