Le frère de Hrant Dink dénonce une instrumentalisation - Turquie News
mercredi 17 août 2022

Le frère de Hrant Dink dénonce une instrumentalisation

Publié le | par TN-pige | Nombre de visite : 182 |

Pour Orhan Dink, frère du journaliste turco-arménien qui a été assassiné, la loi qui vient d’être votée au Parlement porte un caractère raciste, à l’image même de l’article 301 sur l’identité turque contre lequel luttait son frère.

Orhan Dink, le frère du journaliste turco-arménien, Hrant Dink, assassiné par balle en janvier 2007, a fait une déclaration en rapport avec le projet de loi sur le négationnisme du « génocide arménien ». Il rappelle notamment que son frère était fermement opposé à cette loi qui a été débattue au Parlement en 2001 et 2006. Pour lui, « cette loi est une véritable entorse faite aux droits de l’homme ». Dink indique que son frère s’opposait vivement à l’adoption d’une telle loi — qu’il s’agisse de la Turquie comme de la France — en raison de son caractère raciste : « Je souhaite rappeler que mon frère ainé, Hrant Dink, a été condamné à cause de l’affaire 301. C’est de toute façon pour cette raison qu’il a été assassiné. C’est notre droit le plus naturel que de nous opposer à cette loi adoptée en France. Mon frère y était déjà opposé de son vivant. Nous n’avons pas ressenti de haine après que celui-ci a été assassiné en raison de son combat contre une loi raciste et nous nous y opposons de nouveau. Ce qu’ils sont en train de commettre est une véritable entorse faite aux droits de l’homme. » Orhan Dink, qui s’adresse aux Arméniens de la diaspora, déclare : « Cette loi représente une insulte et cela vaut aussi pour vous. Selon moi, nous ne devons pas laisser un évènement aussi douloureux être instrumentalisé par les politiques. Je m’adresse à mes congénères, parents éloignés, frères et amis de la diaspora. Eux aussi doivent s’opposer à cette loi. Opposez-vous à cette violation des droits de l’homme. Ne permettez pas que l’on fasse de nos souffrances un instrument de politique. » Orhan Dink a ajouté qu’il voulait adresser un message aux hommes politiques des deux pays en demandant que chacun assume ses responsabilités historiques. Il juge que le fait de se disputer sur la question de savoir qui a commis le plus d’atrocités est un « débat complètement stérile ne menant à rien ».

Source : Zaman France

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