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La députée Valérie Boyer, grande amie du lobby anti-turc, déçue

vendredi 3 février 2012 | par Hakan


Selon l’AFP, la députée UMP Valérie Boyer s’est dite "déçue" du recours déposé auprès du Conseil constitutionnel par des députés et sénateurs contre sa proposition de loi de censure arménienne, qui ne peut, de ce fait, être promulguée. "Même si ce n’est pas une surprise", Mme Boyer s’est dite "déçue de constater que certains parlementaires préfèrent le légalisme à l’humanisme".

"Pour moi, la pression exercée par un Etat étranger négationniste ne doit pas l’emporter sur une cause universelle, sur la défense des droits de l’Homme et la grandeur de la France", a-t-elle ajouté. "Mais la messe n’est pas encore dite. Il appartient maintenant aux constitutionnalistes de faire entendre leurs arguments et je sais qu’ils sont nombreux à plaider pour la constitutionnalité du texte", a-t-elle prétendu.

Des députés et sénateurs de tous bords politiques ont saisi le Conseil constitutionnel contre le texte liberticide visant à pénaliser la contestation de l’histoire officielle décrétée par la loi du 29 janvier 2001 par laquelle la France "reconnaît publiquement le génocide arménien. Cette procédure bloque la promulgation de la loi au grand dam de Nicolas Sarkozy dont les intentions électoralistes ont été maintes fois critiqués par de nombreux journalistes et intellectuels.

De son côté, la communauté turque de France se dit pour le moment soulagée mais reste vigilante est se prépare à de nouvelles actions de protestations dans le cas où une loi similaire, visant à les museler reviendrait sur le tapis. Nicolas Sarkozy n’a pas démordu et a dors et déjà annoncé qu’une nouvelle loi serait présentée si l’actuelle était annulée par le Conseil Constitutionnel.

Le scénario n’est pourtant pas nouveau. En 2001, la loi reconnaissant le "génocide arménien" était passé en force au Parlement en période pré-électorale. En 2006, peu de temps avant les élections présidentielles de 2007, une première loi de censure était présentée au Parlement mais le Sénat avait voté contre.
Aujourd’hui, en prévision des élections présidentielles de 2012, la loi de censure revient sur le devant de la scène.
Présentée principalement sous la pression des organisations ultra-nationalistes et les officines de lobbying arméniennes actives sur le territoire français, la proposition de loi a pourtant eu l’effet inverse.

Les messages agressifs lancés par les groupes nationalistes arméniens à propos de la loi laissait entendre qu’il s’agissait avant tout de réduire la communauté turque de France au silence sur les évènements de 1915.

La communauté turque reconnait la souffrance arménienne mais demande également la reconnaissance des massacres commis par les milices arméniennes contre les populations civiles musulmanes d’Anatolie mais les organisations arméniennes entendent profiter de la loi sur le génocide pour occulter ce pan de l’histoire.

Une manifestation sans précédent a réuni plus de 30.000 personnes opposées à la loi de censure arménienne dans les rues de Paris.

Selon certains journalistes, Nicolas Sarkozy a créé un lobby turc. En réalité, ce n’est pas Nicolas Sarkozy qui est à l’origine de ce mouvement mais bel et bien les organisations nationalistes arméniennes de France qui, par leur acharnement contre la communauté turque, ont fini par déclencher un retour de bâton.

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