jeudi 2 février 2023

Un suspect membre du PKK mis en examen pour l’exécution des activistes kurdes

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Un suspect membre du PKK mis en examen pour l'exécution des activistes kurdes

Le suspect arrêté dans le cadre de l’enquête sur l’exécution de 3 militantes du PKK à Paris est Ömer Güney, né à Şarkışla (province de Sivas), a déclaré le procureur de la République lors d’une conférence de presse à Paris.

L’homme a été mis en examen dans l’affaire du triple meurtre commis dans la nuit du 9 au 10 janvier contre des activistes kurdes du PKK ("Parti des travailleurs du Kurdistan", terroriste, interdit en France), a annoncé le procureur. Exécutées de plusieurs balles dans la tête, les trois femmes étaient des figures de l’organisation terroriste qui commet des attentats officiennement en vue d’obtenir l’instauration d’un état kurde indépendant dans le sud-est de la Turquie.

Ömer Güney, agé de 30 ans, était la dernière personne vue en compagnie de Sakine Cansiz, a déclaré le procureur ajoutant qu’il est membre du PKK depuis deux ans.

Selon le procureur Molins, des traces de poudre ont été retrouvées sur le sac du suspect, mis en examen et ce dernier aurait bu lel thé avec les victimes.

Le suspect mis en examen faisait office "d’homme à tout faire" au sein de l’association parisienne qui servait de vitrine légale au PKK sur le sol français. L’enquête corrobore donc la thèse du règlement de compte interne à l’organisation plutôt qu’à une action de services turcs comme l’avaient suggéré d’autres officines du PKK ou leurs relais dans la presse francophone.

Le suspect confondu et contredit la vidéosurveillance

Selon France TV, dans un premier temps, le suspect a assuré qu’il s’était contenté de conduire Sakine Cansiz (une des fondatrices du PKK), au siège de l’association parisienne, mais qu’il en était immédiatement reparti. Cette déclaration s’est rapidement révélée fausse. Des images provenant de caméras de surveillance ont montré qu’il était retourné dans les locaux au moment du meurtre et était reparti près d’une heure après. Par ailleurs, les analyses de laboratoire ont révélé des traces de poudre sur la veste qu’il portait le jour de la triple exécution des activistes.

Pendant son audition par les enquêteurs de la Brigade criminelle, Ömer Güney a reconnu qu’il avait menti sur son emploi du temps et qu’il était effectivement repassé à l’association, mais il nie cependant être l’auteur des meurtres. Il vient d’être déféré au parquet de Paris pour être présenté à un juge cet après-midi.

(mise à jour 21 janvier 2013 18:13:00)

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