mardi 6 décembre 2022

La ruée vers le terrorisme…

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La ruée vers le terrorisme…

Il était une fois… une organisation terroriste notoire, reconnue comme telle par l’Union européenne, ses Etats membres, les Etats-Unis, etc., installée dans le nord de l’Irak, notamment à Qandil.

Dans cette région raide et montagneuse, on est -en principe- censé être dans un pays « souverain » ; puisque l’on demande aux Turcs de respecter la souveraineté de l’Irak. Il s’agit pourtant du fief d’une organisation terroriste, un certain PKK, parti des travailleurs du Kurdistan. Cette appellation est, sans doute, un euphémisme. Car, non seulement ce « parti », à notre connaissance, ne s’est jamais présenté à une quelconque élection, mais ses fameux « travailleurs » lourdement armés ne sont pas des ouvriers tout à fait ordinaires.

Et quand les Turcs demandent, plutôt gentiment, aux autorités irakiennes et notamment aux Américains, qui contrôlent ce pays « souverain » depuis un certain bout de temps, de faire quelque chose contre cette organisation terroriste, c’est toujours la même réponse :

« Oh ! chers amis Turcs, fidèles alliés de l’OTAN depuis plus d’un demi-siècle, vous qui n’avez pas hésité à capturer le successeur d’Al-Zarkaoui (en voilà un autre terroriste !) et remettre très aimablement cet individu malintentionné et méchant aux autorités américaines pour prouver, si besoin en été, votre infaillible solidarité ; vous dont les soldats sont présents en Afghanistan, au Liban, dans les Balkans, en Afrique pour combattre les ennemis et les terroristes des « autres » ; vous qui attendez depuis plus de cinquante ans, avec patience et naïveté, que vos plus anciens amis et alliés vous acceptent dans leur club sélect où l’on peut voter des résolutions soufflant le chaud et le froid pour faire froid dans le dos… ou dans le cœur ; vous savez toute l’amitié très forte, très profonde, très ancienne que nous portons à votre pays et peuple.

« Toutefois, chers amis et alliés Turcs, l’Irak est un pays profondément chaotique ; dont la partie nord constitue une vaste région montagneuse où se sont malheureusement installés plus de 3.000 activistes d’une organisation terroriste qui a fait plus de 30 milles victimes turques. Nous vous présentons nos plus sincères condoléances. Nous ne protégeons pas les terroristes. Nous voulons même, voyez-vous, les chasser de leur fief. Il nous est, cependant, impossible de trouver leur trace. Nous n’avons aucun contrôle sur cette région difficile. »

Entre-temps, les cadres de cette organisation terroriste se promènent en tout liberté dans les rues de Paris, de Berlin, de Bruxelles, de Vienne, etc. pour lessiver l’argent sale issu de trafics d’armes, de drogue, d’être humains. Ils sont très rarement arrêtés. Si par malheur cela arrive, ils seront aussitôt mis en liberté conditionnelle…. à condition, certes, de regagner le nord de l’Irak. Ce n’est pas à Qandil, mais en Europe que commence l’une des plus belles forteresses naturelles de la planète abritant les terroristes du PKK.

Encore plus étonnant et invraisemblable, ces mêmes terroristes introuvables en Europe et dans le nord de l’Irak, les journalistes du Monde et du monde entier les rencontrent régulièrement pour les interviewer, pour nous livrer leurs impressions, leur propagande et leurs menaces. Une véritable ruée vers le terrorisme.

Au début de la guerre d’Irak, c’étaient les journalistes qui s’incrustaient dans les chars des militaires pour nous faire profiter de notre droit à l’information.

Pour que les Turcs puissent bénéficier de leur droit à se protéger contre le terrorisme, faudrait-il cette fois-ci que les militaires suivent les journalistes...

Furkan, économiste, effectuait son service militaire en tant que sous-lieutenant. En septembre 2006, il a été assassiné dans le sud-est de la Turquie par le PKK.

Sorce : http://turquiepourlesnuls.blog.lemo...



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