jeudi 2 février 2023

Amnésie pour les crimes arméniens contre les Turcs ?

Publié le | par Turquie News | Nombre de visite 1593
Amnésie pour les crimes arméniens contre les Turcs ?

Nous vous proposons aujourd’hui de (re)découvrir un article signé Bruce Fein, publié dans l’édition du 16 octobre 2007 du « The Washington Times ».

Juriste, Bruce Fein a été formé à l’université d’Harvard et a enseigné à l’université George-Washington (district fédéral de Washington). Il a été sous-secrétaire d’État à la Justice de 1981 à 1982. Conservateur, mais hostile à la politique du président George W. Bush, il a réclamé sa destitution, et fondé l’American Freedom Agenda, organisation qui réclame, entre autres, la fermeture du camp de prisonniers établi à Guantanamo, l’alignement sur le droit commun du traitement réservé aux terroristes d’Al-Qaïda, ainsi que l’interdiction de toute coopération antiterroriste qui conduirait à l’usage de la torture par des pays tiers.

Cet article, publié à l’automne 2007, commentait les tentatives de faire voter une résolution au Congrès américain, visant à « reconnaître le génocide arménien ». La résolution n’a finalement pas été votée.


(* PHOTO : A leur entrée en Anatolie, les troupes de Kazim Karabekir découvrent les cadavres des civils Musulmans massacrés par les troupes arméniennes pendant les "raids" organisés contre les villages des régions occupées par les troupes russes et françaises)

Les crimes de guerre et les crimes contre l’humanité, commis par des Arméniens contre les populations de Turcs et de Kurdes ottomans, dans l’est et le sud anatoliens, pendant la Première Guerre mondiale et ses lendemains, ont été oubliés dans l’empressement manifesté au sein du Congrès de donner satisfaction au lobby arménien, abondamment financé.

[…]

Une résolution du Congrès conforme à la vérité historique aurait condamné, avec la même vigueur, aussi bien les massacres perpétrés contre des Arméniens que ceux perpétrés par des Arméniens contre les populations civiles innocentes de confession musulmane, à la fin de l’Empire ottoman.

Le capitaine Emory Niles et Arthur Sutherland, missionnés par le gouvernement des États-Unis en Anatolie orientale, rapportent : « Dans toute la région qui va de Bitlis à Van en passant par Bayezit, nous avons été informés des dommages et des destructions causées par les Arméniens, qui ont continué à occuper le pays après que les Russes se furent retirés, et qui, au fur et à mesure que l’armée turque avançait, ont détruit tout ce qui appartenait aux musulmans. En outre, les Arméniens sont accusés d’avoir commis des meurtres, de viols, des incendies criminels et d’horribles atrocités en tous genres, contre la population musulmane. Au début, nous avons accueilli la plupart de ces histoires avec incrédulité, mais nous sommes finalement arrivés à les tenir pour vraies, étant donné que les témoignages à ce sujet furent absolument unanimes, et qu’ils ont été corroborés par des preuves matérielles. Par exemple, le seul de tous les quartiers qui soit intact dans les villes de Bitlis et de Van, c’est le quartier arménien, tandis que les quartiers musulmans ont été complètement détruits. »

Le rapport de Niles et Sutherland est corroboré par des missionnaires américains et allemands présents à Van. Clarence Ussher indique ainsi que des Arméniens ont « mis à mort » les Turcs de sexe masculin, « brûlés et assassinés » pendant plusieurs jours. Un missionnaire allemand écrit que « le souvenir de ces femmes turques, totalement impuissantes, vaincues et à la merci des [Arméniens], fait partie des souvenirs les plus tristes de cette époque. »

Le 23 mars 1920, le colonel Charles Furlong, officier du renseignement militaire américain et délégué des États-Unis à la conférence de la paix tenue à Paris, écrit au président Wilson : « Nous entendons beaucoup parler des massacres d’Arméniens par des Turcs, qui relèvent à la fois du fait véridique et de l’exagération grossière, mais pas grand-chose, ou rien du tout, sur les massacres de Turcs par des Arméniens. […] Les prétendus massacres [d’Arméniens] à Marach, récemment, n’ont pas pu être prouvés. En fait, dans l’esprit de tous ceux qui sont familiarisés avec la situation, se pose la grave question de savoir si ce ne sont pas en l’occurrence les Turcs qui ont souffert, de la main des Arméniens engagés dans l’armée française, laquelle occupe cette ville et ses environs. […] Notre chance de gagner l’estime et le respect du monde musulman […] dépendra de notre capacité à faire entendre librement la voix de la Turquie, et les preuves qu’elle n’a jamais réussi à présenter devant le Tribunal des nations. »

Les États-Unis ont négligé la mise en garde de Furlong, et ont recommencé début octobre 2007. Rien ne semble avoir changé depuis ce temps où la vie des chrétiens était plus précieuse que celle d’« infidèles ».

Justin McCarthy, de l’université de Louisville, a conclu qu’environ 2,5 millions d’Anatoliens musulmans sont morts pendant la Première Guerre mondiale et la guerre d’indépendance turque, dont un million dans les six vilayets de l’est, ceux-là même que des Arméniens ont cherché à se réapproprier avec l’aide des Russes, parce qu’ils les considéraient comme leur patrie historique.

[…]

La commission a parlé des horreurs subies par des Arméniens, mais elle n’a rien dit sur les souffrances infligées par d’autres Arméniens à la population musulmane. La commission n’a pas davantage déploré les soixante ans de terrorisme arménien dans la capitale ottomane, notamment l’assassinat du patriarche arménien d’Istanbul, et la tentative d’assassinat contre le sultan Abdülhamit II, au moment il s’apprêtait à quitter la mosquée après avoir fini de prier.

Le terrorisme arménien a été exporté aux États-Unis et en Europe continentale, par des fanatiques qui ont assassiné soixante-dix personnes, principalement des diplomates turcs, dont trois d’entre eux furent tués à Los Angeles, et un autre, consul général honoraire, à Boston.

Mourad Topalian, qui fut à la tête de l’Armenian National Committee of America (ANCA), premier lobby arménien à l’origine de la résolution, et principal contributeur financier des campagnes électorales menées par Nancy Pelosi et d’autres membres du Congrès, fut condamné à trois ans de prison pour participation à un complot visant à faire exploser une bombe à la représentation turque auprès de l’ONU. Pourtant, aucun Arméno-Américain, aucun membre du Congrès relayant les revendications arméniennes, n’a qualifié Topalian de terroriste.

La maison du professeur Stanford Shaw, qui enseignait alors à l’université de Californie-Los Angeles, a subi un attentat à la bombe [en 1977], parce que Shaw avait courageusement critiqué, en historien, les accusations arméniennes de génocide. Comme Mussolini en son temps, certains Arméniens croient que la vérité se trouve à la pointe des baïonnettes.

Dans certains pays européens, ne pas croire aux allégations sur le « génocide arménien » est une infraction, exactement comme la négation de la Shoah. Mais la Shoah a été prouvée au procès de Nuremberg, au terme d’une procédure régulière. Les Arméniens, en revanche, ont renoncé à porter leur accusation de génocide devant la Cour internationale de Justice parce que cette accusation ne repose pas sur des faits historiques.

Alors que les archives ottomanes sont ouvertes, d’importantes archives arméniennes restent fermées, pour dissimuler des éléments de preuve sur le terrorisme et les massacres commis par des Arméniens.

Si les partisans de la résolution avaient fait leurs devoirs et mis de côté le fanatisme religieux, ils seraient parvenus à la même conclusion que le professeur Bernard Lewis : « L’assertion selon laquelle les massacres d’Arméniens dans l’Empire ottoman sont à mettre sur le même plan que ce qui est arrivé aux Juifs dans l’Allemagne nazie est totalement fausse. Ce qui est arrivé aux Arméniens a été le résultat d’une rébellion arménienne, armée, massive, contre les Turcs, qui a commencé avant même que la guerre n’éclate, et qui a continué ensuite, sur une plus grande échelle. »

Brian Ardouny, de l’Armenian Assembly of America (AAA), a gloussé, dans un entretien filmé, accordé pour un documentaire sur la révolte arménienne : « Nous n’avons pas besoin de prouver le génocide historiquement, car il a déjà été accepté politiquement. » Le Congrès devrait rejeter ce cynisme, et défendre ainsi la vérité historique.

Source : « The Washington Times », 16 octobre 2007.
 http://www.washingtontimes.com/arti...
 Traduction par MG pour Turquie News

Bruce Fein is a lawyer in the United States who specializes in constitutional and international law. Under President Ronald Reagan, Fein served as an associate deputy attorney general from 1981 to 1982 and as general counsel to the Federal Communications Commission. He graduated from Harvard Law School in 1972.

In March 2007, he founded the American Freedom Agenda with Bob Barr, David Keene and Richard Viguerie. Notable published writings by Fein include articles advocating the impeachment of former U.S. president Bill Clinton and current U.S. vice-president Dick Cheney and president George W Bush.

Fein is of counsel to Ron Paul’s campaign for the 2008 Presidential nomination.

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