Lors d’une rencontre à New York, les chefs de diplomatie azerbaïdjanais et arménien, Elmar Mamedyarov et Edouard Nalbandian, ont souligné la nécessité d’intensifier les négociations sur le problème du Haut Karabakh, territoire azerbaïdjannais sous occupation militaire arménienne.
Les co-présidents du Groupe de Minsk de l’OSCE Matthieu Bryza, Bernard Fassier et Yuri Merzlyakov et un représentant personnel du président de l’OSCE Andzej Kasprzyk ont participé à la réunion a affirmé samedi l’agence de presse Arminfo.
Les négociations sur le règlement de l’occuation militaire du Karabakh sur la base des propositions de Madrid faites en 2007 étaient à l’ordre du jour de la rencontre. Les parties ont confirmé la nécessité d’un règlement paisible du conflit.
Ensuite, les Ministres des Affaires Etrangères d’Arménie et d’Azerbaïdjan se sont rencontrés dans le cadre d’une réunion bilatérale et ont discuté des possibilités de rapprocher les positions des deux pays et d’organiser une nouvelle réunion des Présidents arménien et azéri.
Le ministre turc des Affaires Etrangères Ali Babacan a déclaré vendredi que les deux ministres des Affaires Etrangères Edouard Nalbandian et Elmar Mamedyarov lui ont proposé de continuer des pourparlers tripartites pour établir un meilleur dialogue politique et un forum de compréhension.
Les trois ministres des Affaires Etrangères ont fait une déclaration à la presse après leur réunion à New-York.
"J’ai rencontré les ministres des Affaires Etrangères d’Arménie et d’Azerbaijan aujourd’hui pour évaluer les questions régionales. Nous croyons que le Caucase possède un très grand potentiel. Nous croyons aussi que nous serons couronnés de succès si nous réussissons à y rétablir la paix et la stabilité. Cela serait bénéfique à nos peuples et aidera en même temps à la stabilité régionale et à la paix", a déclaré Ali Babacan cité par l’agence de presse Anatolie.
"Nous avons discuté de l’initiative de la Plateforme de Stabilité et de Coopération dans le Caucase, une initiative suggérée par la Turquie et avons commencé à négocier quelques questions régionales spécifiques pendant la réunion d’aujourd’hui".
Le ministre arménien des Affaires Etrangères Edouard Nalbandian a déclaré que son pays n’était pas opposé à l’initiative de la Plateforme de Stabilité et de Coopération dans le Caucase suggérée par la Turquie.
En ce qui concerne sa réunion avec Ali Babacan qui a eu lieu avant la réunion tripartite, Edouard Nalbandian a déclaré que la discussion a tourné autour des étapes en vue d’une normalisation complète des relations bilatérales entre la Turquie et l’Arménie.
Le ministre azéri des Affaires Etrangères Elmar Mamedyarov a déclaré que chacun était conscient qu’il y avait des risques et des difficultés dans la région. "Les problèmes doivent être surmontés. Nous pensons que cette initiative est opportune. Nous pouvons établir plus de compréhension afin d’affronter les événements importants dans la région."
Haut-Karabagh
Le Haut-Karabagh est une région d’Azerbaïdjan envahie par l’armée arménienne au début des années 1990. L’agression arménienne s’est soldée par le massacre et la déportation de la totalité de la population azérie de la région et dans le cadre de la politique de purification éthnique planifiée et mise en oeuvre par l’Etat arménien.
Aujourd’hui, plus d’un million de réfugiés azérbaïdjanais vivent dans des conditions déplorables en attendant de pouvoir éventuellement récuperer leur biens spoliés par l’Etat arménien.
Les terres et maison laissées à l’abandon (quand elles n’ont pas été détruites par les pillonages des troupes arméniennes soutenues par des militaires russes) ont été "offertes" par l’Etat arménien aux colons installés pour "repeupler les territoires liberés"(sic) [1]
A plusieurs reprise, les instances internationales ont condamné ce véritable génocide du peuple azéri et enjoit l’Arménie de libérer les territoires qu’elle occupe illégalement. Le statut-quo étant à son avantage, l’Arménie ne montre aucune preuve de bonne volonté quant au sort du million de réfugiés azéris chassés de leurs terres et nie le Génocide Azéri.
Massacres des Azéris par l’armée arménienne
L’Arménie nie la mise à mort systématique de plusieurs dizaines de milliers et la déportation d’environ un million d’Azéris et profite de la présence de ses nombreuses officines implantées dans les pays d’Europe ou d’Amérique pour propager sa position négationniste concernant le Génocide Azéri.
Voir également :
Imprescriptible, base documentaire sur le génocide du peuple azéri
Génocide Azéri, liens sur le génocide azéri


