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lundi 16 mai 2022

[Rapport] Une dose de 40 mg d’une substance non spécifiée a tué Jamal Khashoggi

Publié le | par Hakan |

[Rapport] Une dose de 40 mg d'une substance non spécifiée a tué Jamal Khashoggi

Une lettre envoyée par les autorités saoudiennes à leurs homologues turcs avant l’arrêt du procès par contumace de 26 suspects liés au meurtre du critique du gouvernement saoudien Jamal Khashoggi et à son transfert à Riyad indique que le journaliste a été tué par une dose de 40 mg d’une substance sans préciser de quelle substance il s’agissait, a rapporté Turkish Minute, citant le site d’information T24.

Le journaliste de 59 ans a été tué à l’intérieur du consulat général d’Arabie saoudite à Istanbul le 2 octobre 2018 dans un meurtre horrible qui a choqué le monde.

Un tribunal turc a ouvert le procès en 2020 avec des relations tendues entre les deux puissances régionales musulmanes sunnites.

La décision, qui a provoqué la colère des groupes de défense des droits, est intervenue près d’une semaine après que le ministre de la Justice Bekir Bozdağ a déclaré qu’il donnerait son feu vert à la demande du procureur turc de remettre l’affaire à l’Arabie saoudite, à la demande de cette dernière.

Selon le rapport T24, qui cite une lettre de 12 pages signée par le procureur général saoudien Sheikh Saud Bin Abdullah Al-Mujab, la lettre comprend la décision de la première chambre pénale du tribunal pénal de Riyad, datée du 23 décembre 2019.

La décision comprend un rapport médico-légal indiquant qu’"une dose de 40 mg a causé la mort de la victime Jamal Khashoggi" sans donner de détails sur la nature de la dose administrée à Khashoggi, indique le rapport de T24.

Dans la lettre, les autorités saoudiennes précisent que le procès de 11 personnes est terminé dans leur pays et qu’il n’est pas possible qu’elles soient jugées en Turquie, invoquant la double incrimination, qui interdit plus d’une poursuite pour la même infraction.

Les autorités saoudiennes exigent dans la lettre que les noms des 26 personnes jugées en Turquie soient retirés de la liste des notices rouges d’INTERPOL. Selon la lettre, la base juridique du transfert du dossier se trouve dans la "doctrine de la courtoisie internationale", le principe selon lequel une nation souveraine adopte ou applique volontairement les lois d’une autre nation souveraine par déférence, réciprocité et respect.

Alors que 26 personnes étaient jugées par contumace en Turquie, des poursuites judiciaires ont eu lieu contre 11 personnes en Arabie saoudite.

Le bureau du procureur général d’Arabie saoudite a déclaré qu’aucune action en justice ne pouvait être intentée contre les 15 autres suspects nommés par le tribunal turc en raison d’un manque de preuves. Le transfert de l’affaire par la Turquie entraînera l’acquittement de ces personnes, sur la base de la loi saoudienne.

À la consternation de Riyad, la Turquie a poursuivi l’affaire Khashoggi et le président Recep Tayyip Erdoğan avait, à l’époque, déclaré que l’ordre de le tuer venait des « plus hauts niveaux » du gouvernement.

Par la suite, l’Arabie saoudite a cherché officieusement à faire pression sur l’économie turque, en boycottant les importations turques.

L’année dernière, le ministre des Affaires étrangères Mevlüt Çavuşoğlu s’est rendu à Riyad pour réparer les barrières avec le royaume.

Le transfert de l’affaire à Riyad lève le dernier obstacle à une normalisation des liens.

Erdoğan a cherché à améliorer les relations avec ses rivaux régionaux, dont l’Égypte et les Émirats arabes unis, face à l’isolement diplomatique croissant qui a entraîné le tarissement des investissements étrangers, en particulier de l’Occident.

En janvier, il a déclaré qu’il prévoyait un voyage en Arabie saoudite alors que l’économie traversait une période de turbulences.

Source avec stockholmcf.org


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