samedi 4 février 2023

JOURNÉE DES ENSEIGNANTS

Publié le | par Hakan, Özcan Türk (Facebook) | Nombre de visite 594
JOURNÉE DES ENSEIGNANTS

En ce 24 novembre, jour de fête dédié aux enseignants par Mustafa Kemal Atatürk, je souhaite exprimer une pensée affectueuse et respectueuse à l’égard de tous mes enseignants turcs et français.
Grâce à eux, j’aime la France et la Turquie et vis ma double identité dans un esprit serein, apaisé et d’enrichissement.
Je suis admiratif et amoureux de la culture immense inhérente à mes deux pays et espère que la fameuse déclaration de Robespierre devienne : « La France et la Turquie sont les plus anciennes et les plus fidèles alliées. »

Atatürk est à la faculté de droit de l'université d'Istanbul, et malgré toute l'insistance, il écoute le cours debout (15 décembre 1930)
Atatürk est à la faculté de droit de l’université d’Istanbul, et malgré toute l’insistance, il écoute le cours debout (15 décembre 1930)
La photo que vous voyez ci-dessus a été prise le 15 décembre 1930 à Istanbul Darülfünunu, l’actuelle université d’Istanbul.

3 enseignants m’auront plus profondément marqué.

 Le premier est mon tout premier enseignant, Emin öğretmen, mon maître de CP à l’école primaire turque de mon village.
Il était sévère, tous les élèves le craignaient. Il m’aimait bien. Emin öğretmen était profondément républicain et passionné par le progressisme d’Atatürk.
Lui dois-je les graines de mon admiration pour le génie Atatürk ?

 Le second est ma maitresse de CM2 en France, madame Ponchel.
Elle était sévère, tous les élèves la craignaient. Elle m’aimait bien.
Madame Ponchel était profondément amoureuse de la sophistiquée langue française.
Lui dois-je mon appétence pour la langue de Molière ?

 Le dernier est mon prof de 3è, monsieur Choquet.
Il était sévère, tous les élèves le craignaient. Il m’aimait bien. Monsieur Choquet était sympathisant de l’extrême-droite mais scrupuleusement juste et parfaitement équitable, n’hésitant pas à m’ériger en modèle : « Regardez Özcan qui est turc, il travaille, il mérite un 20 et je lui donne un 20, travaillez comme lui » conseillait-il.
Lui dois-je mon attachement au mérite ?

Ce qui est certain est que je leur dois à tous mon amour de la Turquie, mon amour de la France et une double identité vécue dans la sérénité et la richesse.

Pour clore, je fais le vœu que les enseignants de France soient également reconnus et célébrés en un jour officiel, comme en Turquie, et que le voisin, la boulangère et l’épicier du coin leur souhaitent « Bonne fête ! ».

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