22 mai 2024

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Histoire

[Histoire] L’assassinat du Maire de Van par les Dachnaks

Publié le | par Hakan | Nombre de visite 281
[Histoire] L'assassinat du Maire de Van par les Dachnaks

La mairie de Van a été confiée, au milieu de l’année 1909, à Bedros Kapamacian, membre du Conseil municipal de Van, d’origine arménienne, après la création de l’atmosphère politique à la suite de la proclamation du Gouvernement constitutionnel. Kapamacýan Effendi était élu membre du conseil municipal en obtenant les voix et la considération de tous, malgré le fait que la majorité de la population était musulmane. 2 membres sur 10 au total étaient élus parmi la population loyale, lors des élections organisées. Le maire était un membre important d’une famille bien estimée et s’occupant du commerce, malgré le fait que nous ne disposons pas d’information détaillée à propos du maire qui était très estimé en raison de ses travaux.

Le maire a rendu service à la population dans le cadre de ses fonctions, sans pour autant de répondre aux désirs du Comité Arménien Révolutionnaire des Dachnak qui était très efficace à Van et qui avait des attentes d’ordre bien différent. Kapamacýan Effendi a toujours opté pour une attitude en faveur de l’État Ottoman face aux comités de Taþnak et de Hýnçak ayant des visées vagues et incertaines à propos de l’avenir de la Communauté Arménienne et il était dans l’effort de rendre service pour la prospérité des deux communautés. Le patriarche Arménien a mis en œuvre certains actes de provocation et de conspiration à Van et aux environs, en coopération avec le Comité de Taþnak , pour tenir la question Arménienne vivante auprès des États Européens, alors que le maire Kapamacian travaillait pour la paix publique et l’avenir prospère de la ville.

Dans le cadre de ces provocations, il y a eu une série d’incendies à Van au courant du mois d’avril 1912, et certaines maisons appartenant aux arméniens ont été incendiées, le patriarche arménien a voulu que l’on rapporte cette question de provocation et d’incendie, au nom du maire, aux Ambassades comme étant à l’origine de ces faits et toujours prêts à détruire la vie et les biens matériels des Arméniens. Or, le maire Kapamacian a envoyé un rapport indiquant que les incendies étaient provoqués par les membres du Comité Arménien de Taþnak. Et en même temps, il s’est rendu à la préfecture de Van pour présenter et exprimer sa loyauté et fidélité à l’égard de L’État Ottoman. Quant au patriarcat, il a tout de suite envoyé une délégation à Van pour calmer le maire et dissimuler les faits. Car, Kapamacian Effendi avait un large entourage d’amis, de parents et de sympathisants à Van, et une telle attitude de sa part aurait pu signifier la fin du comité.

La présence du maire qui avait mis en difficulté les travaux du Comité, datant de longtemps à Van, était devenue inacceptable pour le Comité en question et le décret de sa mort était signé par le même Comité. Les bandes révolutionnaires qui avaient fondé toutes leurs théories sur le conflit Turco-Arménien, avaient organisé des attentats contre les notables arméniens qui ont soutenu l’État Ottoman pour mettre fin à leur efficacité sur la population.

Les Efforts pour empêcher les événements

La fin de la paix publique et l’éclatement des troubles ont commencé à se manifester à la suite des événements ayant lieu sur le territoire Ottoman vers la fin du 19e siècle. Peu de temps avant la proclamation du Gouvernement Constitution II, Ali Rýza Pacha, préfet de Van, s’est efforcé d’empêcher les actes séparatistes des Arméniens membres du Comité Révolutionnaire de Taþnak, et il a désigné comme adjoint de préfet, l’arménien Ohannes Ferit Boycien Effendi comme sous-préfet de Gevaþ. Gevaþ est à 30 km de Van et l’ile d’Akdamar, considérée comme un centre religieux important par les Arméniens, dépend de cette sous-préfecture Avec ces nominations, le Comité Arménien de Taþnak menant une propagande séparatiste parmi les Arméniens et portant plainte souvent auprès des États Européens à ce sujet, est resté dépourvu de tout argument, et ainsi désarmé. Armarak Effendi a mis fin à l’utilisation de l’ile d’Akdamar par les bandes, comme base, et à leur efficacité par ce biais. Ainsi, la politique menée par le préfet Ali Rýza Pacha avait commencé à porter fruit. Et les bandes ont assassiné Armarak Effendi et ont supprimé l’obstacle principal qui les empêchait de parvenir à leur but préfixé. A la suite de cet assassinat, Hannes Ferid Effendi a fait la demande pour être muté à la préfecture d’Elazýð comme adjoint de préfet, en faisant savoir qu’il ne lui serait pas possible de rester à Van.

En prenant en considération la nouvelle situation délicate, Ali Pacha a communiqué ses observations au gouvernement de la Porte Sublime, pour assurer la nomination de l’Arménien Mikail Effendi, ex-traducteur de la préfecture d’Erzurum, comme adjoint de préfet pour la préfecture de Van afin d’assurer la fidelité de la population et de gêner les calculs des bandes. En tenant compte de ces avertissements, le gouvernement a nommé adjoint de préfet, Mikail Effendi. Mais Mikail Effendi, n’a pas accepté ce poste et il a décliné cette offre, en sachant qu’il ne pourrait rendre service d’une manière désirable, à cause de la gêne ressentie face à l’attitude incompréhensible des Arméniens de Taþnak à Van.

Après cela, Leon Effendi, un des anciens sous-préfets, a été nommé adjoint de préfet, pour assurer la population arménienne de Van. En même temps, les notables arméniens vivant dans de différents endroits sur le territoire Ottoman étaient récompensés. Malgré ces efforts de bonne foi, les comités Arméniens n’ont pas cessé de mener des travaux, illicites en renforçant leur lien avec les Arméniens vivant en Russie. Désormais, rien ne pouvait arrêter les membres des comités Arméniens.

Kapamacýyan Effendi est assassiné

Selon le verdict rendu, Bedros Kapamaciyan Effendi, maire de Van, aurait dû être châtié pour avoir fait opposition aux bandes Arméniennes et pour ne s’être pas conformé à leurs ordres il recevait souvent des menaces. Un soir, en compagnie de nombreux membres de sa famille, il est sorti de son domicile, afin de se rendre chez Marcidciyan Effendi, un de ses parents, pour assister aux cérémonies de dénomination. En ce moment-là, les membres du Taþnak, barricadés autour de la maison, ont ouvert le feu sur la multitude. La maire ayant reçu deux balles dans la tête, s’est écroulé par terre. Il est digne de réflexion que les mesures nécessaires de protection n’étaient pas prises par l’État alors que l’imminence d’un attentat à l’encontre de Bedros Kapamacýyan, assassiné à l’âge de 65 ans, le 10 décembre 912, était évidente.

Le domicile du Maire était situé dans le quartier de Baglar, donc à 10 minutes du commissariat le plus proche. Les assassins ont pris fuite, facilitée par la tombée de la nuit, jusqu’à l’arrivée des gendarmes sur place. Le Quartier de Baglar est habité par la population arménienne en grande partie. Et le comité de Taþnak était très efficace dans ce quartier caractérisé par l’abondance des jardins et des vignes. C’est la raison pour laquelle la fuite des assassins fut très facile. Le commandant en charge du Commissariat a pris une série de mesures préventives, en envoyant des forces policières et des gendarmes en quantité suffisante sur place, pour empêcher tout déboursement.

Le commandant a procédé au rassemblement de toutes les preuves aux termes des instructions menées sur place. La moindre erreur commise aurait pu provoquer de grandes troubles à Van. Et Van est devenue une scène de répétition pour l’émeute arménienne dans le passé, d’une manière sérieuse. Car, les organisations de la révolution arménienne ont accordé une grande importance à cette ville.

Les Assassins sont arrêtés :
L’audition des témoins oculaires ont aussitôt commencé. Les informations obtenues permettaient de dresser le portrait des assassins. Et il est établi à partir du témoignage porté et de la déposition faite par le fils du maire, que l’assassinat était commis par Karakin et son associé. L’identité des assassins, ainsi établie, empêchait l’affrontement probable entre la population musulmane et la communauté arménienne. A la suite des opérations menées d’une manière rapide, Karkin a été arrêté et son complice dont le nom reste indéterminé de notre part, a réussi à prendre fuite. Après des poursuites bien serrées, les personnes suivantes ayant pris part dans la planification de l’assassinat de Kapamacýyan Effendi comme membres importants du comité de Taþnak et ayant pris fuite après l’assassinat en se réfugiant dans le village de Karagündüz : Pour, cocher rechercher pour introduire des armes dans la ville de Van, et trouvé dans l’équipe avec son coche, le maréchal-ferrant Osep, le bijoutier Karakin.

Le complice de l’assassin Karakin, absent et recherché depuis la date de l’assassinat, a été arrêté et mis en prison à une date ultérieure. La personnalité de Kapamacýyan Effendi et le caractère délicat de l’évènement ont assuré la rapidité de l’arrestation des criminels, ce qui n’était pas très habituel pour la ville de Van.

L’arrestation des personnalités suivantes a été décidé en raison de leur dien de guide avec l’assassinat du maire Kapamacýyan Effendi : Ce sont Viramyan Effendi, un des chroniqueurs du journal Azadamart, édité par les membres du Comité de Taþnak à Van, Aram Manukyan Effendi, inspecteur des écoles Arméniennes et responsable du Comité de Taþnak à Van, et autres membres importants du Comité de Taþnak.

On croyait que ces arrestations étaient motivées par les plaintes adressées au Gouvernement et aux Ambassades des pays Européens, par les membres notables du Comité de Taþnak, à l’encontre de l’autorité préfectorale. Et les membres du Comité de Taþnak se réunissaient d’une manière fréquente au siège du comité de Taþnak pour passer en revue la situation. On sait qu’aucune opération procédurale de l’instruction judiciaire n’était faite à l’encontre des Arméniens dans le passé, même au moment où Ali Riza Pacha, préfet de Van, investigateur d’une stratégie sévère face aux bandes arméniennes, était assassiné par les Arméniens à Batum. Ainsi, un climat de peur et de lassitude était installé parmi la population, cette même situation était de nature à encourager les membres du Comité encore davantage. C’est la raison pour laquelle, l’arrestation de MM. Aram et Viramyan Effendi, orientant et organisant l’assassinat du maire Kapamacýyan était reportée à un moment ultérieur et propice. Le fait est porté devant le gouvernement à la suite du fait que d’autres résultats, à l’exception de l’arrestation de MM. Aram et Viramyan n’ont pas été obtenu en ce qui concerne l’assassinat du maire Kapamacýyan. La population pouvait être saisie de lassitude devant l’inafficacité des opérations concernant le comité ayant joué un rôle important dans l’assassinat commis, en dehors de l’arrestation des assassins qui étaient au nombre de deux.

Viramyan Effendi et sa plaidoirie :
L’événement est porté devant le gouvernement à la suite du fait que des résultats significatifs n’ont pas été enregistrés par la préfecture, en dehors de l’arrestation de 1 ou 2 personnes, malgré les demandes adressées par la population arménienne et musulmane, à la préfecture, à propos de l’assassinat du maire Kapamacýyan ainsi que cela est indiqué ci-dessus. Viramyan Papazyan, qui n’a pas pu être élu député lors des élections de 1912, avait commencé à écrire des chroniques dans le journal d’Azadamart. Il a adressé une lettre au ministère de l’Intérieur à la suite de l’envoi d’une convocation à sa part à propos de l’assassinat du maire Kapamacýyan, à partir du moment où les nouvells et les informations se sont largement répandue en ce qui concerne la responsabilité de MM. Aram Manukyan et Viremyan dans l’assassinat du maire Kapamacýyan.

La lettre en question est la suivante :
"Au ministère de l’Intérieur,

Lors de mon retour après 3 mois d’absence, j’ai vu que notre ville de Van et la sous-préfecture de Hýzan, dépendant de la préfecture de Bitlis étaient dans un état de crise grave. Il n’y a aucun effort pour mettre fin aux injustices en nombre élevé ; bien au contraire, une grande liberté est accordée aux assassins et aux bandits et les agriculteurs sont dans la gêne avec l’arrivée du printemps. Car, ils s’en doutent que les actes destinés à porter des coups de blessures et de pillage ne manquent pas à se poursuivre. Ýzzet Pacha, préfet de Van a tendance à ignorer l’action habituelle des seigneurs kurdes connus pour leurs goûts de meurtre et de brigandage, consistant à armer les villages habités par la population kurde, met en œuvre une poursuite perméante et graduelle à l’encontre des membres du comité de Taþnak et des Arméniens en état de légitime défense.

A l’heure actuelle, il y a, dans la prison, les paysans innocents et Kolost, originaire de Kalkan, Sahak, originaire de Mindan, Þirin, originaire de Karagündüz et certains Arméniens. Et la plupart ont pris fuite, de peur. Kapamacýyan a été lué le 10 décembre, et j’ai quitté Van, 19 jours auparavant. Malgré cela, le parquet m’a envoyé, hier, une convocation à titre d’accusé ; de la même manière je suis informé que Le directeur Aram, ami de Rafael Effendi et directeur des écoles d’Akdamar a reçu une convocation à titre d’accusé.

Je n’ai pas confié mon destin et ma vie, en raison du fait que je connais le goût éprouvé par Izzet Bey, les conseillers juridiques et les fonctionnaires du tribunal pour faire périr des gens en prison. J’ai affirmé que je ne voudrais pas devenir victime de leurs désirs, sans pour autant présenter des signes de faiblesse pour me défendre dans de tels cas il est certain que les assassins, les bandits et les voleurs autant la main libre dans l’espace laissé vider si M. Ýzzet Bey et ses hommes poursuivent leurs actes à l’égard des Arméniens.

Je rappelle que la nation arménienne a prouvé sa fidélité à l’égard de la patrie Ottoman, sans viser ses intérêts particuliers, j’attire votre attention sur les désastres et les calamités qui menacent notre ville, je vous prie de prendre des mesures efficaces à temps, et j’attends la réponse en espérant que l’erreur commise en Roumélie ne sera pas répétée."
Viremyan,
Député de Van, lors de la session précédente

Il est constaté que cette demande de Viremyan, semblant être très innocente à première vue, a été prise en considération par le ministère de l’Intérieur. Dans une lettre envoyée par le bureau de communication générale du Ministère de l’Intérieur à la Préfecture de Van, il est indiqué que Viramyan avait quitté la ville de Van avant la date de l’assassinat, qu’il se plaignait à propos des poursuites peu amiables, engagées à l’encontre des Arméniens vivant à Van et on demande de faire des investigations pour éclairer et finir ces faits. Et en même temps la consigne est donnée pour que l’on évite des actes violents susceptibles d’inquiéter la population arménienne vivant dans la région en prenant en considération le caractère délicat de la situation.

Il est impensable que Viremyan, un membre notable du comité de Taþnak soit sans connexion avec cet assassinat. Sa lettre adressée au ministère de l’Intérieur, révèle un grand professionnalisme en la matière, et reste comme tel dans la documentation historique. Les évènements de Thrace évoqués dans sa lettre montrent qu’il a l’intention de menacer et de faire peur. Et Viramyan n’a pas pu être réélu comme député lors des élections de 1912 et peut-être il fait tenir compte de ce fait, en relation avec l’assassinat du maire Kapamacýyan.
Obsèques d’enterrement

L’arrestation rapide des assassins à la suite de l’assassinat du maire Kapamacýyan, très estimé par la population Arménienne, a été bien accueillie par les Arméniens, bien qu’ils n’aient pas été punis d’une manière méritée. L’identité des assassins qui étaient des Arméniens, a causé une grande tristesse et désolation parmi les Arméniens dans l’ensemble. Toutes les mesures nécessaires ont été prises lors des obsèques d’enterrement du maire Kapamacýyan, pour la protection de l’ordre public. Lors des locutions et des discours funèbres prononcés à l’occasion des obsèques d’enterrement qui ont commencé de bonne heure dans la matinée. Les vertes, les qualités, la bonté et la droiture morale du maire Kapamacýyan ont été évoqués. Les consuls anglais, russe et français ont participé aux obsèques d’enterrement.

Les personnalités militaires n’ont pas participé aux obsèques, et le fait très significatif est que les membres du Comité de Taþnak n’y ont pas participé non plus. En agissant de la sorte, le comité de Taþnak a voulu donner le signe de menace aux ennemis et aux amis, en montrant clairement qu’il assassiné le maire.

La police secrète en acte à Van a été chargée d’observer les comportements, et de suivre les conversations déroulées entre les participants lors des obsèques. La mission de la police en question était, en même temps, d’empêcher toutes sortes de débordements et de provocations. Les indications obtenues par la police lors de l’enterrement du maire Kapamacýyan au cimetière arménien, situé dans la zone de Baðlar, mettaient en evidence que l’assassinat était commis par les membres de Taþnak, et les services rendus par Kapamacýyan circulaient de bouche en oreille. Les Arméniens blâmaient le comité, exprimaient leurs mépris et dégoûts tout en parlan à voix basse, car ils craignaient le Comité de Taþnak.

Et ils n’hésitaient pas exprimer l’idée qu’un dépit aura lieu entre les Arméniens. Les obsèques ont duré jusqu’au soir, et le corps a été enterré au cimetière de famille. Les conditions minimales, nécessaires pour la Cohabitation entre deux communautés, pour laquelle le maire Kapamacýyan a travaillé de toutes ses forces et en sacrifiant saviez ont été rapidement détériorées et le point de non-retour était atteint.

Les Arméniens, membres du Comité révolutionnaire de Taþnak, étaient capable de tuer leurs propres coreligionnaires, pour parvenir à leurs objectifs. Les travaux menés d’une manière systématique par les membres du comité, capables de faire recours a toutes formes de violence pour préparer le climat propice à leur révolution ont donné des résultats attendus, avec l’aide fournie par les Russes et ils ont ainsi occupé la ville de Van pour une période provisoire. Avec le retrait des Russe à la suite de la Révolution Bolchevique en octobre 1917, Van a été repris par les Turcs. Mais la population musulmane a trouvé une situation dépourvue de paix et d’ordre public lors de retour, apres avoir quitté la ville de Van avec mille et une difficultés, sous la pression inimaginable du Comité de Taþnak.

Leurs voisins et amis arméniens ne vivaient plus à Van. Les Kirkor, Arabacýyan, Terzibaþýyan, Avadis, Boyacýyan et encore les petit-enfants des certaines de familles arméniennes do’t nous ne pouvons évoquer les noms, ici, relateront le rêve de vivre avec les musulmans à Van, qu’ils ont entendu de leurs grands-parents.
Dr. Hasan OKTAY

Section d’Histoire, à la Faculté Des Sciences de l’Education, YYÜ – VAN

Notes :
(1) Annuel Teotik, Istanbul 1911, p.253, voir à propos du dévleoppement historique de l’administration municipale Turque ; Ýlber ORTAYLI, Tradition de L’administration locale de Tanzimat à la République, Istanbul, 1985, p.9 Mehmet Ali Gökaçtý, service municipaux en Turquie et dans le monde, Istanbul, 1996 ; Ýlhan Tekeli, développement des municipalités en Turquie, Ankara, 1982
(2) BOA DH MUI, No : 23-2/23-1
(3) Récompense faite le 2 février 1908 à Kapamacýyan Effendi, BOA Irade Talfigat. 1325, Za/111
(4) Annuel Teotik, Ýstanbul 1911, p.253. Y. Çark, Les Arméniens au service de l’Etat Turcs, Ýstanbul, 1953, p.175 ; M.Sadi Koçaþ, les Arméniens dans l’histoire et les Relations Turco-Arméniennes, Ýstanbul 1990, s.124
(5) L’Organisation de Taþnaksutyun, fondée en 1890 à Tiphlis à l’instar des bandes séparatistes mises en place dans les Balkans comme alliance des comités révolutionnaires des Arméniens, a organisé des activités en ouvrant des branches dans les endroits comme Ýstanbul, Erzurum et Van en peu de temps. L. Nalbantyan, The Armenian Revolutonary Movement ; The Development of Armenian Political Parties Through the Nineteenth Century, Los Angeles, 1963, p.442 ; Firuz Kazemzadeh, Russia and Britain in Persia 1864-1914, a Sutdio in Emperialism, London 1968, p.527 ; Nejat Göyünç, Les Arméniens sous le gouvernement ottoman, Ýstanbul, 1983 p.65 ; Mim Kemal Öke, Question Arménienne, Ýstanbul, 1986, 95 ; Cevdet Küçük, l’apparition de la Question Arménienne, Istanbul, 1984, p.100 ; M.Sadi Koçaþ, Les Arménien dans l’histoire et les relations turco-arméniennes, Istanbul, 1990, p.153, Voir pour l’aspect politique du Comité ; Anahide Ter Minassian, "le rôle de le communauté Arménienne dans la naissance et le développement du mouvement socialiste pendant la période de 1876-1923 dans l’Empire Ottoman", Socialisme et Nationalisme dans l’Empire Ottoman, Rassemblé par M.Tuncay, Erich Jan Zürcher, Istanbul, 1995, p.163-238.
(6) Khrimian Hairik, originaire de Van s’est fixé comme but de porter la question arménienne devant les Ambassadeurs des Etat Européens à Istanbul, après son nomination comme patriarche en 1873. Ainsi toutes les tentatives de conspiration et d’attentat se sont répandu rapidement en Anatolie et Van en été largement affecté Voir. Frédéric Macler, Autour de l’Arménie, Paris, 1917, p.185, et Yves Ternos, Le Tabou Arménien, Istanbul, 1993, p.58 : pour les activités du patriarche Khirmyan : Esat Uras, Les Arméniens dans l’histoire et la Question Arménienne, Ankara, 1996 ; Kamuran Gürün, Le Dossier Arménien, Ankara, 1988, Erdal Ýlter, l’Eglise Arménienne et la Terreur, Ankara, 1999.
(7) BOA DH SYS 109/2-1
(8) BOA DH SYS 109/2-1
(9) BOA DH MUI 55-1/54, Les minutes de la réunion tenue le 18-22 mars 1909 par le comité révolutionnaire de Van, bien que Anahide Ter Minassian affirme que cette réunion a été tenue par le Comité Hýnçak (Anahide Ter Minassian, Le rôle de la communauté Arménienne dans la naissance et le développement du mouvement socialiste pendant la période de 1876-1923 dans l’Empire Ottoman) Le socialisme et le Nationalisme dans l’Empire Ottoman Rassemblé par M.Tuncay, Erich Jan Zürcher, Istanbul, 1995, p.179
(10) BOA DH SYS 109/2-3 (ce genre de décision est très fréquent dans les organisation de type révolutionnaire. Le processus d’exécution est mis en œuvre, avec une croix noire sur un nom, dans les organisations terroristes des Arméniens)
(11) Le but et le mouvement révolutionnaire des Comités Arméniens, Ankara, 1983, p.250, Les Arméniens massacraient leurs coreligionnaires qui ne partageaient pas leurs opinions, à Istanbul, en même temps que la poursuite de leurs activités en Anatolie. L’avocat Haçik, Dacad Vartabet, prêtre de l’Église de Gedikpaþa, le commerçant Karagözyan, Le chandelier Ornik, Apik Uncuyan, le policier Markar, Mompre Vartabet, membre de l’Assemblée religieuse, Hacý Dikran Mýðýrdýç Tütüncüyan sont quelques personnalités arméniennes assassinées par les guérilleros arméniens. Altan Deliorman, Membres des Comités Arméniens face aux Turcs, Istanbul, 1975, p.31
(12) Y. Çark, Ibid, p.168
(13) Faiz Demiroðlu, Massacres arméniens à Van, Ankara, 1995, p.54 Annuel Teotik, Istanbul, 1911, p.250, Y. Çark, Ibid, p.168
(14) L’ordre des beaux jours du passé est rétabli à Van, à la suite des travaux et des efforts d’Ali Pacha. Mais, les bandes arméniennent ont réussi à éloigner leur adversaire Ali Pacha, et ils ont assassiné Ali Pacha à Batum. Hasan Oktay, "Les préfets etaient des cibles, autrefois aussi" Histoire et Civilisation, Istanbul, 1999, numéro 62, p.60-63
(15) BOA Irade-I Dahiliyye (Volonté générale intérieure)
(16) BOA Irade-I Dahiliyye 2685/55,27/Þevval/1325
(17) BOA Irade-I Dahiliyye 2685/55,27/Þevval/1325
(18) BOA Irade-I Dahiliyye 1596/35,16/Recep/1326
(19) BOA Irade Taltifat (Faveur) ce catalogue contient la liste des faveurs accordées et le nom de Kapamacýyan Effendi y figure aussi) BOA Irade Taltifat (Faveurs et Récompenses), 1325 Za/111
(20) BOA DH SYS 109/2-2
(21) Anahide Ter Minassian (Van au début du siècle selon les documents d’origine arménienne) Les Villes Ottomanes dans le Processus de la Modernisation, Istanbul, 1999, p.118
(22) Anahide Ter Minassian, Ibid, p.118 Le quartier de Baðlar à l’est de la ville constituait une zone de vignoble et de jardin ayant une longueur de 7 km et une largeur de 3 km. Les maisons étaient entourées de jardin et de murs élèves et bien solides. Il y avait des connexions souterraines utilisée pour l’irrigation des jardins, héritées des anciens temps des Urartus. Cette zone a été utilisée, plus tard, comme citadelle pendant la révolte de Van en servant de base de résistance. Voir, M.Kalman, Arménie-Ouest (Relations Kurdes) et Génocide, Istanbul, 1994, p.116 ; La Défense Héroique de Van (Anonyme), Genève, 1916, Yves Ternos, Ibid, p.268 Voir, pour ce qui est rapporté par Nogalez Mendez, ressortissant Vénézuelien, engagé dans les forces armées Turques lors de la révolte arménienne à Van. Le sous-préfet Hakký, 4 ans sous le Croissant et une réponse à cela, Istanbul 1931, Mehmet Necati Kutlu, Nogalez Mendez, unchevalier voyageur en Turquie, Istanbul, 2000.
(23) BOA DH SYS 109/2-2
(24) Ergünöz Akçora, les révoltes Arméniennes à Van et aux environs 1986-1916, Ýstanbul, 1994
(25) Le fils du maire aussi avait une certaine sympathie à l’égard du comité de Taþnak. Par conséquence, il est fort possible qu’ils connaissent les hommes envoyés par le comité. Malgré tous les travaux menés par le Comité en secret, le fils du maire a pu dénoncer le comité en mettant en jour l’attentat perpétré contre son père. On a même raconté que le maire était tué par son propre fils. Mais cette version est le résultat d’un enrichissement des faits relatés pendant longtemps, circulant de bouche en oreille. La vérité est celle qui est présentée ci-dessus : "ils ne permettaient pas aux arméniens en désaccord avec eux-mêmes, de vivre. Par exemple, il y avait, ici, un maire d’origine arménienne, au nom de Konfanaciyan, si je ne me trompe pas comme il ne pensait pas comme eux, ils l’ont fait assassiner par son propre fils." Ergünöz Akçora "Cruauté arménienne à Van selon les témoins oculaires" Van, 1996, p.70
(26) BOA DH SYS 109/2-2
(27) BOA DH SYS 109/2-3
(28) BOA DH SYS 109/2-11
(29) Aram Manukyan a organisé une série d’action à Van en tant que président du Comité révolutionnaire Arménien de Van ; il a été arrêté pour avoir commis le délit consistant à inciter l’assassinat d’Ali Pacha, préfet de Van, tué par Alev Baþyan à Batum, mais il a été libéré, en étant considéré comme prisonnier politique avec la proclamation du 2e gouvernement Constitutionnel, alors qu’il attendait d’être pendu. Lors de l’occupation de Van par les forces Russes pendant la première guerre mondiale, il a été nommé préfet, après avoir massacrés plusieurs personnes originaires de Van, à la tête des rebelles arméniens. Les but et le mouvement révolutionnaire des comités arméniens Ankara, 1983.
Après la reprise de Van par les forces Turques, Aram Manukyan est parti avec les Russes, il a pris part dans la fondation de l’actuelle République d’Arménie, et il a servi comme ministre de l’Intérieur jusqu’en 1919, date à laquelle il est mort. Yves Ternon. Ibid, p.274
(30) BOA DH SYS 109/2-15,16
(31) Hasan Oktay, "Les préfets étaient des cibles dans le passé aussi" Histoire et Civilisation, Istanbul, 1999, No:62, p.60-63
(32) BOA DH SYS 109/2 Le fait que les prisonniers politiques condamnés à la peine capitale, sont libérés, a encouragé les bandes et a déçu les forces de l’ordre)
(33) BOA DH SYS 109/2-15, Par le télégramme envoyé à Istanbul, Cebir Pacha, commandant du 11e corps d’armée, exprime l’idée que L’arrestation immédiate des personnes mentionnées ne présente aucune utilité. Et l’attente pour un moment propice a encouragé les membres du comité révolutionnaire de Taþnak arménien.
(34) BOA DH SYS 109/2-15,16
(35) BOA DH SYS 109/2-12-3-14
(36) BOA DH SYS 109/2-10/1
(37) Pour avoir une idée à propos de la manière dont on présente l’information pour orienter l’histoire selon les préférences d’une idéologie donnée, voir : Tamer Akçam, Identité Nationale Turque et la Question Arménienne, Istanbul, 1994, p.220
(38) La population avait tendance à penser que les assassins de Kapamacýyan resteraient impunis comme cela fut le cas à plusieurs reprises, dans le passé il en va de même pour les fonctionnaires en poste à Van. BOA DH SYS 109/2-11
(39) BOA DH SYS 109/2-4
(40) BOA DH SYS 109/2-7a
(41) BOA DH SYS 109/2-6
(42) BOA DH SYS 109/2-8
(43) BOA DH SYS 109/2-7b
(44) Pour le mauvais traitement de la population musulmane par les arméniens de Taþnak et de Hýnçak, et les tortures et les actes de violence subis par les musulmans, Voir : Cruauté arménienne dans le Caucase et en Anatolie selon les documents de l’Archive, 1-V, Ankara 1995 ; Faiz Demiroðlu, Cruauté Arménienne à Van, Ankara, 1995 ; Ergünöz - Akçora, Cruautés arméniennes à Van et aux environs, rapportées par les vivants." Symposium international autour du thème "Van dans notre histoire", Van, 1990. Hüseyin Çelik, Cruautés arméniennes à Van, selon les témoins oculaires, Van, 1996, Kaymakam Hakký, 4 ans sous le croissant et une réponse pour cela, Istanbul, 1931. Pour le point de vue arménien à propos des événements de Van, voir : M.Kalman, Arménie-ouest (Relations Kurdes) et génocide, Istanbul, 1994, p.116. La défense héroique de Van (Anonyme) Genève, 1916, Yves Ternon, Tabou Arménien, Istanbul, 1993 ; Tamer Akçam, Identité Nationale Turque et Question Arménienne, Istanbul, 1994.


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