Ne vous êtes vous jamais posé cette question ?
J’aimerais ici aborder une question qui me semble fondamentale, celle de l’immigration, de l’intégration des populations en l’occurence turques en France et de manière plus générale en Europe.

Depuis 20 ans, l’immigration se situe au coeur des débats politiques en Europe. Aujourd’hui, les gouvernements mettent en place des mesures drastiques dont le but est de réduire et choisir la population d’immigrés. L’enjeu pour la France est bien entendu très important puisqu’il est à la fois économique, social et culturel. Nous voyons bien que les parties d’extrême droite s’en servent pour batir leur campagne et insistent davantage en période de crise.

C’est à partir des années 60 que nos grands parents et parents sont arrivés en Allemagne via un accord bilatéral conclut entre ces 2 pays. Puis les autres pays européens dont la France ont suivi. Cet accord a permis à ces pays d’avoir une main d’oeuvre pour le travail que les Européens de souche ne souhaitaient pas réaliser et évidemment accélérer la croissance économique.
Chaque pays a alors défini des politiques différentes parfois explicites, parfois implicites. Mais aujourd’hui, du fait notamment de la conjoncture, ils s’ajustent tous les uns aux autres.
Souvent le seul désir de cette génération était de retourner au pays... un jour. L’installation en France n’étant que "provisoire" et non durable.

Aujourd’hui, notre génération a su s’imposer dans toutes les catégories socioprofessionnelles. Nous pouvons parler d’ascension sociale. Ascension qui aujourd’hui n’est plus la bienvenue. En effet, avec la croissance ralentie et le taux de chomage accéléré, l’opinion publique attribue le "mal vivre" aux "étrangers" et "immigrés". C’est ici que l’on va distinguer différentes catégories de jeunes Turcs.

A partir des années 80, on va connaitre un vrai essor des associations d’immigrés en Europe. Cela passera par des institutions culturelles, religieuses, nationales et politiques. Ces associations vont permettre à ces populations de se retrouver et de s’organiser autour d’intérêts communs.
Aujourd’hui, en France, ces associations ont pour but de faire connaître la culture française aux Turcs et la culture turque aux enfants issus de l’immigration et aux Francais.

J’évoquais 2 catégories de jeunes Turcs. On notera d’abord celle parfaitement intégrée à la France, naturalisée pour la plupart, étudiant ou travaillant. Et celle, intégrée également mais qui souhaitent retourner en Turquie.

Pourquoi vouloir retourner en Turquie lorsque l’on est étudiant ou salarié en France, Français par naturalisation, et totalement intégré ?

Pour différentes raisons.

La France et l’Europe ne veulent pas des Turcs... La France est très hostile à l’intégration de la Turquie dans l’UE. Pourquoi ?
Parce que sa population est musulmane à 99%, parce que c’est un pays trop vaste avec une population trop importante, parce qu’il existe trop de polémiques autour de la Turquie avec le PKK ou la question arménienne ou même Chypre ? Pourquoi ?
Et bien celà, les Turcs ne le comprennent pas. Cela peut-il inciter ces jeunes à retourner en Turquie ? Peut-être...

La Turquie est un pays en pleine expansion qui n’exploite qu’une partie de ses richesses. Elle avance lentement mais surement. En 15 ans, sa situation a considérablement changé notamment en matière de commerce extérieur en raison de la politique de libéralisation qui a permis l’entrée des capitaux étrangers et notamment francais.

Ceci vous met tout de suite la puce à l’oreille n’est ce pas ?
Et oui, n’y a t’il pas d’avenir pour des jeunes Franco-Turcs bilingues souhaitant travailler en Turquie dans de grands groupes français ? Bien sûr que si.
Et ceci fait partie également du souhait de ces jeunes Turcs qui ont compris que la Turquie est un pays qui va beaucoup leur apporter et qu’eux mêmes ont beaucoup à apporter à ce pays.

Inci