mercredi 30 novembre 2022

Censure, Turcophobie & Révisionnisme arménien

Un jeune collégien d’origine turque accusé de "négationnisme" (Arménie/Turquie)

Publié le | par TN-pige | Nombre de visite : 1101 |
Un jeune collégien d'origine turque accusé de "négationnisme" (Arménie/Turquie)

Turquie News vous propose de découvrir la traduction d’un article du quotidien Hürriyet concernant les pressions exercées sur un jeune collégien français d’origine turque car celui-ci s’est opposé aux thèses arméniennes de génocide pendant ses cours d’histoire. Aujourd’hui, le jeune collégien est la cible de son professeur d’histoire soutenu par le directeur de l’école. Ces derniers justifient leur acharnement en s’appuyant sur la loi de censure pro-arménienne votée en 2001 afin de satisfaire le lobby arménien en France. Cette loi, votée en présence de 51 députés seulement stipule que "la France reconnaît le génocide arménien". Elle écrit ainsi une histoire officielle, une histoire pourtant rejetée par la grande majorité des historiens. Cette version arménienne est tout particulièrement réfutée par les Turcologues et les historiens spécialisés dans l’étude de l’Empire Ottoman.


Un collégien âgé de 13 ans, du nom de Mustafa Dogan a été exclu de son établissement pour avoir nié le "génocide" arménien de 1915, reconnu par la France par voie parlementaire. Il lui a en outre été demandé de réaliser un devoir sur le sujet.

Le père, Mehmet Dogan a précisé que son fils ne ferait pas le devoir en question. Suite aux réactions des associations turques, le directeur d’établissement a dû revenir sur la mesure qu’il avait adoptée à l’égard du jeune collégien, en précisant qu’ils avaient eu recours à une "méthode pédagogique". Mustafa n’aura pas à s’acquitter de cette tâche a-t-il ajouté.

Mustafa est collégien en troisième au lycée Jacques Marquette (Pont-à-Mousson), situé aux environs de Nancy. Alors que le thème du "génocide" arménien était abordé en classe, avec cinq de ses camarades de même origine, ils ont réfuté les allégations de "génocide". Sur quoi, le professeur d’histoire a porté le sujet de discussion à un devoir. Mustafa, irrité et blessé, a fait savoir que les Arméniens n’avaient pas subi de "génocide". Puis, il a enchaîné : "Et même si c’est le cas, ils ont dû le mériter". Très agacé par la réponse de Mustafa, son professeur d’histoire l’a puni.

Son père, qui a rapporté l’affaire au quotidien Hürriyet, a précisé que son fils était rentré à la maison très paniqué. "Papa ils sont très énervés contre moi. Ils m’ont dit que j’avais commis un grand délit, passible de 45.000 euros d’amende." Le lendemain, ils m’ont contacté pour une entrevue. J’ai défendu mon fils en arguant que récuser le terme de "génocide" pour le cas arménien ne constituait pas un délit. Et qu’il n’existait pas une telle loi. Le père a, en outre, ajouté qu’il aurait été préférable que les derniers mots de son fils n’eussent pas été prononcés.

Il ne fera pas ce devoir

La direction de l’établissement a pris la décision d’exclure Mustafa pour une durée de deux jours. Pendant ce laps de temps, il lui a été demandé de réaliser un devoir intitulé : « Le "génocide" perpétré par l’Empire ottoman : un crime contre l’humanité ». La famille de Mustafa trouvant l’intitulé du devoir très orienté et regorgeant de pressions, a jugé que leur fils n’avait pas à faire un tel devoir et a sollicité l’aide d’une association turque, la COJEP. Avec la médiation de la COJEP, la famille et la direction de l’établissement ont décidé de se revoir vendredi. Dogan a assuré de façon ferme que son fils ne ferait en aucun cas ce devoir. "Mais c’est sa dernière année scolaire au collège. Le cas échéant, nous n’aurons pas d’autre choix que de retirer notre fils de l’école" a-t-il dit.

Le chef d’établissement a dit au quotidien Hürriyet que "Mustafa allait poursuivre ses cours"

Le directeur de l’école, François Vignola a déclaré à Hürriyet que les propos de Mustafa selon lesquels il s’agirait d’un "génocide mérité" était contraire aux valeurs humaines et que de tels propos ne sauraient être tolérés. Ce que nous avons voulu faire n’était en fait qu’une simple mesure pédagogique destinée à Mustafa pour qu’il en prenne conscience. Mustafa a repris ses cours. Il n’y a plus de problème, ni de sanction. L’incident est clos pour nous. Notre établissement est une école laïque et démocratique de la République. Et Mustafa reprendra ses cours là où il les avait laissés, a précisé le chef d’établissement. A la question : est-ce que vous allez obliger quand même Mustafa à faire ce devoir, il a répondu qu’il n’y aurait aucune contrainte.

Traduction : Turquie News

Source : Hürriyet
http://www.hurriyet.com.tr/dunya/12974305.asp?gid=229

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