jeudi 8 décembre 2022

Rasim Akar, acheteur turc de l’ "Amelia Cacace"

Patricia Buffet

Publié le | par Sophie C. | Nombre de visite : 704 |

NAVIRE. Vendredi, l’ "Amelia Cacace" a trouvé preneur. Il a été adjugé aux enchères à 2 550 000 € à une société turque.

Vendredi 18 février, 14 heures. Dans la salle 126, au premier étage du palais de justice, les avocats sont nombreux. Les bancs destinés au public sont remplis. Quand le président entre, les avocats des différentes parties du dossier de l’Amelia Cacace (notre édition d’hier) s’approchent, formant un demi-cercle impénétrable.

Une seule enchère

Me Guillaume Brajeux, avocat des principaux créanciers de l’armateur propriétaire du navire réitère sa requête. Il rappelle que les dettes de l’armateur s’élevaient, en septembre 2009 à 15.3M de dollars, d’où la saisie du navire. Autre précision d’importance : la mise à prix est fixée à 2,5 M€ et « les enchères ne peuvent être portées que par 50000 euros. Le paiement doit intervenir dans les 24 heures. »

L’huissier audiencier lit l’acte de mise aux enchères, donnant un descriptif précis du navire construit en Chine en 2008 marque du moteur, chaudière, port d’attache (La Valette), instruments de navigation, deux radeaux et deux annexes de survie. Sans attendre, le président ordonne la mise en vente. Il est 14 h 13. L’huissier audiencier met en route le chronomètre. Dans la salle, le silence se fait. « 90 » apparaît en noir sur fond blanc. Et c’est parti. Les secondes défilent. A « 85 », la voix d’un avocat perce le silence : « Deux millions, deux cent cinquante mille euros  ». Me Jean-Paul Silie a articulé son offre.

Le décompte se poursuit. Les regards balaient la salle. A zéro, une sonnerie de fin de match de basket retentit. L’écran vire au rouge. « Enchères terminées  » conclut le président. Dans la salle, on souffle. Me Silie dévoile l’identité de l’unique enchérisseur : Rasim Akar, un Turc de 39 ans dont la société est basée à Istanbul. Des applaudissements accueillent la fin de la vente. Pour l’heure, l’acheteur turc n’a «  pas décidé quand le bateau quittera le port de Rouen  ». Me Virginie Carel, représentant l’ancien armateur était, elle aussi, satisfaite de l’issue de la vente. « Lors des dernières enchères, en septembre, le prix était manifestement trop élevé. Cette fois, il était nettement plus raisonnable  ». L’Amelia Cacace devrait rejoindre dans quelques semaines la Turquie.

Sources : http://www.paris-normandie.fr/article/societe/adjuge%E2%80%A6-vendu-a-255m%E2%82%AC

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