Les Femmes dans l’Empire ottoman - Turquie News
lundi 28 novembre 2022

Les Femmes dans l’Empire ottoman

Publié le | par Hakan | Nombre de visite : 268 |
Les Femmes dans l'Empire ottoman

À quoi ressemblaient les femmes de l’empire ottoman ? Qu’ont-ils fait ? Lorsque nous posons ces questions, nous parlons essentiellement de la période médiévale en Turquie où l’empire islamique a prospéré. Il est intéressant de noter que si les femmes du temps du prophète Mahomet en Arabie ont joué un rôle clé dans les affaires religieuses aussi bien que politiques, les femmes de l’empire ottoman menaient une vie bien différente. Cela montre comment la société islamique avait changé en quelques centaines d’années.

Ogier de Busbecq, qui était diplomate européen en Turquie au XVIe siècle, a écrit une lettre sur le rôle des femmes dans l’empire ottoman. Pour lui, le rôle des femmes était l’un des nombreux aspects extraordinaires de la culture ottomane. Alors, qu’a-t-il écrit ? Découvrons-le à partir de la lettre elle-même.

Lettre d’Ogier de Busbecq sur les femmes dans l’empire ottoman

Femmes ottomanes – "mythe et réalité"
Femmes ottomanes – "mythe et réalité"

Les Turcs sont le peuple le plus prudent au monde de la modestie de leurs femmes, et les gardent donc enfermés à la maison et les cachent, de sorte qu’ils voient à peine le jour. Mais s’ils doivent aller dans la rue, ils sont envoyés tellement couverts et enveloppés de voiles qu’ils semblent à ceux qui les rencontrent de simples fantômes glissants. Ils ont les moyens de voir les hommes à travers leurs voiles de lin ou de soie, alors qu’aucune partie de leur propre corps n’est exposée à la vue des hommes. Car c’est une opinion reçue parmi eux, qu’aucune femme qui se distingue dans le plus faible mesure par sa figure ou sa jeunesse ne peut être vue par un homme sans qu’il le désire, et donc sans qu’elle ne reçoive une certaine contamination ; et c’est donc la pratique universelle de confiner les femmes au harem.

Leurs frères sont autorisés à les voir, mais pas leurs beaux-frères. Les hommes des classes les plus riches, ou de rang supérieur, en font une condition lorsqu’ils se marient, que leurs femmes ne mettent jamais les pieds en dehors du seuil, et qu’aucun homme ou femme ne soit admis à les voir pour quelque raison que ce soit, pas même leurs relations les plus proches, à l’exception de leurs pères et de leurs mères, qui sont autorisés à rendre visite à leurs filles à la Pâques turque.

D’autre part, si la femme a un père de haut rang, ou vient d’apporter une dot plus grande que d’habitude, le mari promet de sa part qu’il ne prendra pas de concubine, mais qu’il la gardera seule. Sinon, il n’est interdit par aucune loi aux Turcs d’avoir autant de concubines qu’ils le veulent en plus de leurs épouses légitimes. Entre les enfants des épouses et ceux des concubines, il n’y a pas de distinction, et ils sont considérés comme ayant des droits égaux.

Quant aux concubines, elles les achètent pour elles-mêmes ou les gagnent à la guerre ; quand elles en ont marre d’elles, rien ne les empêche de les mettre sur le marché et de les vendre ; mais elles ont droit à leur liberté si elles ont enfanté des enfants à leur maître... Une femme qui a une partie s’est installée sur elle est maîtresse de la maison de Le mari, cependant, peut choisir lequel d’entre eux passera la nuit avec lui. Il fait connaître ses souhaits à la femme, et elle lui envoie l’esclave qu’il a choisi.

Seulement vendredi soir, qui est leur sabbat, est censé appartenir à la femme ; et elle grogne si son mari la prive de cela. Toutes les autres nuits, il peut le faire comme bon lui semble.

Les divorces sont accordés parmi eux pour de nombreuses raisons qu’il est facile pour les maris d’inventer. La femme divorcée reçoit sa dot, à moins que le divorce n’ait été causé par une faute de sa part. Il y a plus de difficulté à divorcer d’une femme d’avec son mari.

Source : Kalampedia



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