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Khodjali

Le 21ème anniversaire de la tragédie de Khodjali

mercredi 20 février 2013


Les Azerbaïdjanais se souviennent ce week-end de la tragédie de Khodjali, ville située au cœur du Haut-Karabakh et rayée de la carte dans la nuit du 25 au 26 février 1992 après l’assaut des troupes arméniennes et russes.

Selon des organisations indépendantes comme Human Rights Watch, plusieurs centaines de civils ont été intentionnellement massacrés par les troupes arméniennes lors de l’évacuation de la ville. Les Arméniens, niant les faits pourtant avérés, ont toujours argué de leur côté que des militaires se dissimulaient parmi les populations non combattantes. Inversion des rôles entre bourreau et victime. L’Arménie mène notamment de vastes campagnes d’intox négationnistes sur le sujet du Haut-Karabagh par le biais de ses officines implantées parmi les organisations diasporiques. Régulièrement, en France, des colloques et conférences négationnistes sont organisés par les organisations arméniennes en collaboration avec les services consulaires de l’Arménie.

« Au total, 613 civils ont été assassinés dont 106 femmes, 83 enfants et 70 personnes âgées. 1 275 personnes civiles ont été faites prisonnières. Avant Srebrenica, le monde a donc assisté au massacre de la population de Khodjali », détaille-t-on auprès de la représentation permanente de l’Azerbaïdjan auprès du Conseil de l’Europe qui parle de Khodjali comme de la « Srebrenica du Caucase »

Haut-Karabagh

Le Haut-Karabagh est une région d’Azerbaïdjan occupée par l’armée arménienne depuis le début des années 1990. L’invasion arménienne s’est soldée par de violents massacres de civils azérbaïdjanais. Par la suite, l’Arménie a appliqué une politique de purification ethnique en déportant la totalité des survivants azérbaïdjanais de leurs terres.

Aujourd’hui, plus d’un million de réfugiés azerbaïdjanais vivent dans des conditions précaires en attendant de pouvoir éventuellement récupérer leur biens spoliés par l’Etat arménien.

Les terres et maison abandonnées sont "offertes" par l’Etat arménien aux colons (des volontaires ou bien d’anciens prisonniers) installés pour peupler artificiellement les territoires occupés.

Un nombre croissant de pays, d’Etats, de collectivités ou d’instances internationales condamnent les massacres, reconnaissent leur caractère génocidaire ou les qualifient de crime contre l’humanité. De plus en plus de voix demandant à l’Arménie de faire son travail de mémoire et de libérer les territoires qu’elle occupe illégalement (comme stipulé par plusieurs condamnations de l’ONU).

Les organisations nationalistes arméniennes nient les massacres et la déportation du million d’Azérbaïdjanais et se servent de leurs officines en Europe ou en Amérique pour faire pression sur les instances politiques afin de bloquer la résolution du conflit. Certaines campagnes arméniennes, notamment en France ou aux Etats-Unis, vont jusqu’à inverser les rôles et présenter les Azerbaïdjanais comme les agresseurs.

A l’origine peuplé de 150 000 habitants, entre Arménie et Azerbaïdjan, le Haut-Karabakh ne comprend aujourd’hui plus que des colons arméniens. 30.000 Azerbaïdjanais ont été massacrés, deux millions d’entre eux ont été déportés du HK et des sept régions d’Azerbaïdjan attenantes, prises par les nationalistes arméniens lors de l’invasion.

Voir également :
 Imprescriptible, base documentaire sur le Génocide des Azérbaïdjanais
 Nettoyage ethnique, liens sur les purifications ethniques des Azérbaïdjanais (1991-1994 et 1918-1920) par les Arméniens



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