La Turquie a annoncé mercredi le gel des avoirs du régime syrien ainsi que d’autres sanctions économiques.

Lors d’une conférence de presse, le ministre turc des Affaires étrangères Ahmet Davutoglu a souligné que le régime de Bachar el-Assad "est arrivé au bout de la route" en ignorant les appels de la communauté internationale à mettre un terme à la répression sanglante contre les manifestants.

Après l’Union européenne et la Ligue arabe, Ankara a décidé des sanctions économiques, notamment de couper les liens avec la Banque centrale syrienne et suspendre des projets de coopération stratégique.

Les Nations unies estiment qu’au moins 3.500 personnes ont été tuées depuis le début de la répression en mars dernier.

Les États-Unis saluent les sanctions turques contre la Syrie

Les Etats-Unis ont salué mercredi les sanctions unilatérales adoptées par la Turquie contre la Syrie, appelant d’autres pays à suivre cet exemple pour accroître la pression internationale sur le régime syrien.
« Nous saluons le gouvernement turc pour son annonce de sanctions économiques et d’autres mesures contre le régime syrien », a déclaré dans un communiqué le porte-parole du conseil de sécurité nationale de la Maison Blanche Tommy Vietor.

Estimant que ces décisions enverraient au président syrien Bachar al-Assad et à son cercle proche un message fort pour leur dire que leurs actions sont « inacceptables et ne seront pas tolérées », M. Vietor a appelé les autres gouvernements à « se joindre au choeur de la condamnation et de la pression » internationales cotre le régime de M. Assad.

Le président Barack Obama a maintenu une coordination étroite avec le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan tout au long de la crise en Syrie, et il continuera de le faire, a-t-il dit.

AP et xinhua