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L’histoire cachée de la ville de Konya


Ecrit par Hakan, 2020-06-18 12:32:23


Konya et ses environs ont une habitation connue depuis des âges préhistoriques. On a fait, à Konya et à ses environs, beaucoup de trouvailles concernant les périodes paléolithique, néolithique, chalcolithique, et les âges du cuivre et du bronze.

Konya est un lieu d’habitation depuis 7000 av. J.-C. et a servi de berceau à plusieurs civilisations. Si on considère que l’écriture commence à peu près en 3500 av. J.-C., on peut dire que Konya prend sa place parmi les plus anciens centres d’habitation.

Çatalhöyük, situé dans le territoire de Konya, est connu actuellement comme le premier centre où on rencontre : la première agriculture, la défense commune contre les animaux sauvages, le premier usage du feu, la première habitation humaine et le commencement de la culture gastronomique.

Konya se trouve dans tous les temps de l’histoire à la croisée des civilisations. De diverses civilisations règnent à Konya à leur tour : Les Hittites et les Lydiens au 6e siècle av. J.-C., Les Perses au 4e s. av. J.-C., l’Alexandre le Grand, les Séleucides et le Royaume de Pergame au 2e s. av. J.-C. et l’Empire Romain en 395 après. J.-C. Les Sassanides au début du 7e s. et les Omeyyades commandés par Muawiya vers la moitié du même siècle envahissent provisoirement Konya. Étant une province de Byzance jusqu’à 10e siècle, Konya subit les attaques des Arabes musulmans. Et ce sont les troupes turques qui viennent à Konya (1069) avant la victoire de Malazgirt.

Sultan du Grand Empire Seldjoukide, Alparslan a ouvert le passage aux Turcs pour arriver à l’Anatolie en 1071. Après la victoire, il a donné à ses commandants de conquérir entièrement l’Anatolie. Konya fut conquise par Kutalmışoğlu Sultan Süleymanşah. Après avoir conquis Konya, Sultan Süleymanşah s’orienta vers l’ouest, choisit İznik comme chef-lieu et fonda en 1074 l’Empire Seldjoukide d’Anatolie. La période turco-islamique commença à Konya à la suite de sa conquête.

İznik devint la capitale de l’Empire Seldjoukide d’Anatolie fondée en 1074. Quand İznik fut perdue pendant la première croisade, la capitale fut déménagée à Konya. C’est ainsi que Konya, dans l’histoire de laquelle une nouvelle page fut ouverte, se développa de jour en jour, fut ornée d’œuvres architecturales, et fut finalement en peu de temps l’une des villes les plus florissantes de l’Anatolie.

Même si pendant la troisième croisade l’empereur germanique Frédéric 1er Barberousse assiégea Konya (18 mai 1190), il ne put s’emparer de la citadelle défendue par Kılıçarslan III et se retira cinq jours après. Konya fut la capitale jusqu’à la chute des Seldjoukides (1308). Puis, Konya fut gouvernée par les Karamanides jusqu’à la prise de la ville par les Ottomans en 1467. De nos jours, Konya qui l’une des villes les plus grandes et les plus importantes de la République de la Turquie, est en voie de développement en transmettant son passé magnifique aux futures générations.

ÇATALHÖYÜK

Çatalhöyük se trouve à Küçükköy, dans le territoire de Çumra et est l’un des plus importants cites archéologiques du monde. Son passé remonte jusqu’à 7000-8000 av. J.-C. Çatalhöyük nous donne des informations considérables concernant la première habitation, la première architecture de logement, les premiers édifices religieux et la vie sociale de l’histoire de l’humanité. Les travaux de fouille commencés en 1961 par James Malleart ont été arrêtés en 1963 et le Prof. Ian Hoddler a recommencé ces travaux en 1996. Beaucoup d’œuvres précieuses trouvées à Çatalhöyük, y compris la statuette de la Déesse Mère, sont exposées aujourd’hui au Musée Archéologique de Konya. Les travaux de fouille continuent actuellement.

KLİSTRA

C’est un site antique, en quelque sorte une toute petite Cappadoce, au sud-ouest de Konya au village Gökyurt. On dit que Saint Paul, cité dans l’Évangile, est passé à cette ville se trouvant sur la Voie Royale entre Konya et Yalvaç. A l’est de Klistra qui est située sur un site antique, se trouvent des chapelles creusées dans les rochers, la citerne et les caves de vinification près du ruisseau Söğütlü. Toujours à l’est, les vallées superposées vers les montagnes présentent un beau paysage ressemblant à celui des cheminées des fées.

EFLATUN PINARI

Se trouvant à 22 kilomètre de Beyşehir et construit au 12e siècle dans l’époque des Hittites, Eflatun Pınarı est le second important monument après Hattusa. Devant le monument il y a un bassin sacré à 40 m. de longueur et à 30 m. de largeur. Le monument sur lequel sont décrits Dieu des orages, Déesse de soleil, Dieux des monts, Déesses de sources des Hittites polythéistes, représente des Dieux portant le Ciel et assurant la liaison entre la Terre et le Ciel.

MONUMENT DE FASILLAR

Monument de Fasıllar qui se trouve à 18 km à l’est de Beyşehir est l’un des plus grands monuments rupestre du monde. Dans le village où se trouvent les ruines de la ville Misthia de l’époque byzantine, Le monument de Fasıllar, présente le Grand Dieu entre 2 lions dans un temple de montagne.

RELIEFS RUPESTRES D’IVRIZ

Ivriz appartient aujourd’hui à l’arrondissement Ereğli de Konya. Le monument appartenant au Royaume de Tuhana fondé à 2000 av. J.-C. est un relief rupestre qui a un charme fascinant. Il est conseillé de visiter cet endroit avec ses beautés naturelles fascinantes, ses sources et ses lieux de récréation.

PALAIS DE KUBADABAT

Le sultan connu des Seldjoukides, Alaaddin Keykubad a construit au nord de la commune Gölyaka qui se trouve à l’est de Beyşehir. L’architecte du palais est Sadettin Köpek, responsable des chasses de l’époque. Les murs du sérail sont décorés par les meilleurs exemples de l’art de faïence des Seldjoukides. Sur ces faïences sont représentées les figures telles que l’aigle à deux têtes, symbole des Seldjoukides, la cigogne, le paon, les femmes et les hommes. Les fouilles continuent actuellement et les œuvres de faïence trouvées sont exposées au Musée de Karatay.

LAC DE MEKE

Le lac de Meke qui est à 8 km. de Karapınar a une forme circulaire et au milieu du lac il y a un mont volcanique appelé meke, formé de cendres éteintes. Ce mont a créé trois petits monts. Le lac est entouré de cendres noirâtres. La profondeur du lac ne dépasse pas de 12 m. Composée du magnésium et du sulfate de sodium, l’eau salée du lac vient de la profondeur du sol. Dans le bassin de Karapınar, le lac de Meke qui est l’unique lac de cratère de la Turquie a une beauté qui émerveille ceux qui le voient la première fois.

LAC DE BEYSEHIR

C’est un privilège de contempler et d’enregistrer le coucher du soleil au bord du lac de Beyşehir qui d’exceptionnelles beautés naturelles. Il est conseillé également de visiter les îles qui ont des valeurs historiques et touristiques.

CASCADE DE YERKÖPRÜ

Avec ses eaux de couleur d’azur, le fleuve de Göksu, nourri par des sources naissant dans les plateaux du Taurus Central, atteint la Méditerranée en suivant vers le sud son chemin tantôt à la surface tantôt sous le sol. Le fleuve de Göksu, qui l’un des endroits paradisiaques de notre pays, nous présente une beauté singulière, avec sa cascade dans la région Yerköprü de la commune Hadim. La cescade de Yerköprü est la plus magnifique structure de fleuve de Göksu. Cette cascade est une merveille naturelle formée à la suite d’amassement du travertin suspendu sur l’alluvion qui est emportée plus tard par le fleuve.

LAC DE SEL "TUZ"

Le lac de sel (en turc "Tuz) qui est le plus grand lac salé de la Turquie, a une structure tectonique. Son niveau d’eau n’est pas profond. Sa superficie est grande en hiver et en automne, mais en été elle diminue en raison d’évaporation et de manque de sources. Le lac de Tuz qui assure le 30 % du besoin de sel de la Turquie, présente des paysages pittoresques et attirants.

LAC D’OBRUK

Le lac d’Obruk qui a une profondeur de 145 m, présente une beauté naturelle avec ses eaux qui changent de couleurs durant la journée selon les rayons du soleil.

MERAM

Meram qui fait l’objet des poèmes et des chansons tout au long de l’histoire avec ses ruisseaux, son air et ses vignes, se trouve à 7 km du centre de la ville. Tous les touristes turcs ou étrangers visitent généralement ce lieu de récréation entouré de bois.

MEVLÂNA CELALEDDIN RUMI

Mevlâna Celaleddin Rûmî est à la fois un savant et un penseur qui influence depuis des siècles le monde entier et éclaire toute l’humanité avec ses pensées. Le périple, de Belkh à Konya, fait cadeau à Konya cet homme de cœur et artiste le plus grand de l’histoire de l’humanité. Grâce à la philosophie de Mevlâna, Konya devient une ville de paix, de sérénité et de tolérance. Son Mathnawiinfluence de nos jours des milliers d’âmes. Mevlâna est connu aujourd’hui dans tous les coins du monde non seulement par son usée mais aussi par ses œuvres : Divân-ı Kebir, Fîh-i mâ Fîh etMecâlis-i Seb’a. Il est un grand penseur mystique qui illumine toute l’humanité avec ses pensées.

MUSEE DE MEVLÂNA

Etant le jardin de roses du Palais seldjoukide, le lieu du couvent de Mevlâna employé aujourd’hui comme musée, fut donné par le Sultan Alaaddin Keykubat comme cadeau à Bahaeddin Veled, père de Mevlâna dit Sultan des Savants. Bahaeddin Veled, mort en 1231, fut enterré dans la place actuelle au musée. Après la mort de Mevlâna en 17 décembre 1273, son fils Sultan Veled a accepté la proposition de quelques amis de faire construire un couvent sur la tombe de son père. Emir Pervane, l’un des vizirs seldjoukides et son entourage ont fait construire sur la tombe de Mevlâna un mausolée orné d’un dôme à faïences. L’architecte du mausolée est Tebrizli Bedreddin. Le couvent des mevlevis est devenu en 1926 le musé sous le nom de « Konya Asar-ı Atika Müzesi ». On entre dans la cour du musée par la porte des derviches. Au nord et à l’ouest de la cour se trouvent les cellules des derviches. Ces cellules sont construites en 1584 par le padischah Murat III pour le séjour des derviches. Quelques cellules sont employées aujourd’hui comme bureaux ; deux d’entre elles sont exposées, avec les meubles originaux, comme chambres de Post-nişin et mevlevi-han ; dans les deux dernières on expose les livres de Abdülbaki Gölpınarlı et de Dr. Mehmet Önder, qui sont déjà morts. Il y a le matbah (la cuisine) au sud du musée. Cette partie du musée où on préparait les repas jusqu’au changement du couvent en musée, a été réanimée avec les mannequins, après la rastauration faite en 1990. On y représente actuellement, à côté du cuisinage, sa fonction essentielle, l’enseignement de sema autour du clou de sema, avec les mannequins toujours. Le sud du musée prend fin, après le matbah et le mausolée de Hürrem Pacha, par la porte de Hâmuşân qui s’ouvre au cimetière Üçler. Hâmuşân veut dire ceux qui se taisent et on appelle les morts comme Hâmuşân chez les mevlevis. Au milieu du jardin il y a Semahâne (le lieu de sema). Et tout près de ce lieu se trouve la porte à battants en bois qui s’ouvre à la pièce de lecture du Coran. Cette pièce est pleine de calligraphies précieuses. Par là, on entre, par une porte en argent faite en 1599 par Hasan Pacha, fils de Sokollu Mehmet Pacha, dans une autre pièce dite Huzûr-u Pîr où il y a les tombes de Mevlâna et ses proches. Dans cette pièce, on expose dans deux vitrines les plus anciens exemplaires de Mathnawi et de Divân-ı Kebir. Sous le sarcophage haut qui se trouve ici, est enterré Bahaeddin Veled, Sultan des Savants et père de Mevlâna. Etant l’un des exemples formidables de la charpenterie seldjoukide, ce sarcophage artificiel se trouvait sur la tombe de Mevlâna jusqu’à l’époque de Soliman le Magnifique où il est transporté sur celle de son père. Le sarcophage de Mevlâna, avec ses ornements calligraphiques, végétaux et géométriques sur le tronc ajouré, semble avoir l’état du bois transformé en art pur. Dans le mausolée, l’un des sarcophages ornés de faïences, appartient à Muzafferiddün Emir Alim Çelebi, l’autre à Celale Hatun, petite-fille de Mevlâna. Les autres sarcophages appartiennent, tout à tour, à Çelebi Hüsameddin, à Baytemüroğlu Şeyh Keramüddin, à Emir Şemseddin Yahya, à Melike Hatun, fille de Mevlâna, et aux autres hommes de Khorassan. Au pied de ces dernier, se trouve Nisan Tası (Tasse d’avril), faite pour Ebu Said Bahadır, souverain des Ilkhans.

Dans les couvents des derviches, le lieu de sema est toujours divisé en deux : la petite mosquée et le mausolée. La voûte ornée d’étoiles et les calligraphies contre les murs donnent une atmosphère intime à cet endroit. Le sema continue dans le lieu de sema construit au XVIe siècle par Soliman le Magnifique, jusqu’en 1926, la date où le couvent devient le musée. Dans le semahâne, quelques œuvres d’art en bois et en métal et quelques instruments de musique mevlevi sont en exposition tandis que la chaire Naat (éloge au Prophète) et la cellule de Mutrib où les musiciens prennent place, sont conservées en leur état originel.

La fontaine ouverte des ablutions, construite en 1512 par le Sultan Yavuz Selim, le bassin de Şeb-i Arus (la nuit des noces) et la fontaine dite selsebil qui se trouve au nord de la cour donnent à ces lieux de sérénité une beauté singulière.

CENTRE CULTUREL DE MEVLANA

Le Centre Culturel de Mevlâna est juste à côté du cimetière historique Üçler, à 1 km environ du Musée de Mevlâna. Ayant une superficie de 100 000 m2, ce centre culturel a la capacité de servir à toutes les organisations qui se tiennent à Konya.

Chaque année, au mois de décembre, on organise les cérémonies de Commémoration de Mevlâna sous le plus grand lustre du monde dans ce centre culturel qui contient également deux salles de Sema, l’une ouverte l’autre fermé, un foyer, des salles d’exposition, un cafétéria, une bibliothèque, un centre de recherches et des salles de congrès et de spectacles. Servant à des activités culturelles durant toute l’année et ayant une qualité somptueuse, ce centre donnera une atmosphère nouvelle à la vie culturelle et touristique de Konya alors qu’il sera un lieu important de rendez-vous qui attirera toujours l’attention du monde.

MONUMENTS HISTORIQUES

A Konya il y a plusieurs monuments historiques des Seldjoukides car elle était leur capitale pendant de longues années.

COLLINE ET MOSQUEE D’ALAADDIN

L’histoire parle toujours du Sultan Alaaddin Keykubat avec des éloges. Il est également un artiste habile, un commandant réussi, un administrateur et un défenseur intellectuel des activités artistiques. C’est lui qui invite et héberge à Konya Mevlâna, un maître de science et de culture. Mais son œuvre identique à son nom se trouvant à Konya, c’est le palais célèbre des Sultans seldjoukides, construit au nord de la colline d’Alaaddin. Aujourd’hui il nous reste seulement un mur de ce palais qui dominait autrefois la ville. Quant à la Mosquée d’Alaaddin, elle se dresse encore sur cette colline avec sa beauté fascinante. On a commencé à construire cette mosquée, qui est la plus grande et la plus ancienne de Konya de l’époque des Seldjoukides d’Anatolie, dans les derniers temps du Sultan Rükneddin Mesud I. la construction poursuivie dans l’époque de Kılıçarslan II a été accomplie en 1221 par le Sultan Alaaddin Keykubat. La mosquée construite selon l’architecture islamique est couverte d’un toit de bois et de terre. La partie la plus intéressante de la mosquée où il y a 41 colonnes en marbre concernant l’époque byzantine et classique, est son minbar. Charpenté d’ébène, le minbar est l’un des plus beaux exemples de la charpenterie des Seldjoukides d’Anatolie. C’est un chef-d’œuvre fait par Mengum Berti d’Ahlat en 1155. Devant le mihrâb orné de faïences il y a un espace couvert d’un dôme à faïences. Les faïences du mihrâb et du dôme sont en partie décollées. Eflaki dit que Mevlâna donnait des discours dans cette mosquée.

A côté de la mosquée, on a ajouté, dans l’époque de Kılıçarslan II, un mausolée où il y a huit sarcophages ornés de faïences appartenant aux Sultans seldjoukides.

MEDRESE (MEDERSA) D’İNCE MİNARE

Cette médersa, construite en 1254 par le vizir seldjoukide Sahib Ata Fahreddin Ali dans le but de l’enseignement d’hadith, se trouve à l’ouest de la Mosquée d’Alaaddin. La porte voûtée de la médersa dont l’architecte est Kelük bin Abdullah, est l’un des chef-d’œuvres de l’artisanat seldjoukide en pierre. Sur cette porte sont gravés les sourates Yasin et Fetih du Coran ainsi que les ornements géométriques et végétaux en relief. A l’intérieur du bâtiment il y a une cour, des salles de classe et des cellules des étudiants. Le socle du minaret est fait d’un matériel de briques couvert de pierres taillées. Le minaret à deux şerefe (une sorte de balcon du haut duquel le muezzin annonce l’heure de la prière), est construit de briques émaillées d’un bleu turquoise à douze angles. Le minaret est détruit jusqu’au premier şerefe à la suite d’un tonnerre tombé en 1901. Dans la médersa devenue musée en 1956, sont exposées des œuvres en pierre et en bois du temps des Seldjoukides, des tribus et des Ottomans.

MEDRESE DE KARATAY

Emir Celaleddin Karatay qui est parmi des hommes d’état éminents avec les œuvres aussi artistiques que celles de Sahib Ata Fahreddin Ali, a fait construire en 1251 le Medrese de Karatay près du Medrese d’İnce Minare. La médersa dont on ignore l’architecte est employée dans l’époque des Ottomans. Elle est abandonnée à la fin du XIXe siècle.

Le Medrese de Karatay qui occupe une place importante dans l’artisanat de faïence des Seldjoukides d’Anatolie, a ouvert ses portes comme « Çini Eserler Müzesi » (Musée des œuvres de faïence) en 1955. On y expose des faïences de mur, des plats de verre et de faïence trouvés pendant les fouilles du Palais Kubat-Âbad au bord du lac de Beyşehir, ainsi que des plats de faïences, des veilleuses, et des objets en plâtre concernant les périodes seldjoukides et ottomanes.

MEDRESE DE SIRÇALI

L’un des œuvres seldjoukides de Konya, Le Medrese de Sırçalı est construit en 1242 par Bedreddin Muslih. Cette médersa ouverte en 1960 sous le nom de « Mezar Anıtları Müzesi (Musée des œuvres funéraires), est l’une des médersas ornées de faïences. On y expose des pierres tombales précieuses ramassées des cimetières expropriés de Konya selon une classification historique. Elles sont classifiées en même temps selon leur forme, leur caractère de dessins et d’écritures.

MAUSOLEE ET MOSQUEE DE SADREDDİN KONEVİ

Sadreddin Konevi dont le nom est donné à la mosquée construite en 1274 dans le quartier Şeyh Sadreddin, est l’un des savants du temps. Né en 1207 à Malatya et mort en 1274 à Konya, Sadreddin Konevi avait pris des cours des hommes de science de son temps, et avait trouvé l’occasion de connaître, dans les divers centres de culture islamiques, la vie de science et de pensée de son époque.

Molla Sadreddin qui enseignait le hadith à Konya et qui attirait l’attention publique sur lui soit avec ses commentaires faits sur les pensées de Muhyiddin İbn Arabi soit avec ses dialogues avec son contemporain Mevlâna Celâleddin Rûmî, est l’un des plus importants personnages de l’histoire du mysticisme. Le mausolée de Sadreddin Konevi qui était lié à Mevlâna d’un amour profond, se trouve dans la cour à l’est de la mosquée. Il est le seul exemple survécu des mausolées ouverts. La forme du mausolée ressemble aux coupoles seldjoukides. Au-dessus du mausolée donc le tronc ouvert est situé sur un socle de marbre, il y a un dôme de bois en forme d’une cage.

MOSQUEE ET MAUSOLEE DE ŞEMS-İ TEBRİZİ

Le plus grand changement dans la vie de Mevlâna commence par sa connaissance avec Şems-iTebrizi. Mevlâna, étant occupé jusqu’à ce temps-là des cours et des discours qu’il donnait dans les médersas et les mosquées, a bien changé après sa rencontre avec Şems. La recherche spirituelle de Şems-i Tebrizi, qui était né à Tebriz et dont le nom était Mevlana Muhammed, prend fin avec sa rencontre avec Mevlâna. Şems qui ne donne aucune importance au monde et à la mode de vie, après son accord amical de trois ans avec Mevlâna, o ouvert de nouveaux horizons dans la vie de ce dernier et l’a fait un vrai fidèle de Dieu. Mevlâna n’avait pas oublié son ami Şems et lui a presque dédié son Divan.

On dit que la Mosquée de Şems-i Tebrizi qui est connue comme par la tombe de Şems et qui est visitée actuellement avent le couvent de Mevlâna, a été construite pour la première fois au XIIIesiècle. On ne sait pas par qui elle a été construite. Le bâtiment actuel, y compris la mosquée, a été révisé et élargi par Abdürrezakoğlu Emir İshak Bey en 1510. Le mausolée contigu à la mosquée est couvert d’un dôme pyramidal sur un tambour octogonal. Le mausolée s’ouvre à la mosquée par un arc de bois ciselé. Aux autres murs il y a deux fenêtres : l’une en bas l’autre en haut. Même si on disait auparavant qu’il y avait un puits sous le sarcophage couvert, on a compris à la suite des recherches qu’il y avait un lieu de momification. Le mausolée dont le tronc est en pierres et le dôme en briques a été restauré en 1977.

Au centre de Konya, il y a plusieurs mosquées et médersas qui représentent les différentes époques somptueuses et illuminées. Voici quelques exemples :

MOSQUEE İPLİKÇİ

Elle est sur le boulevard Alaaddin. Elle est construite en 1201 par Şemseddin Altunaba et élargie et rénovée en 1332 par Somuncu Ebubekir. Comme cette mosquée se trouvait dans le marché des marchands de fil (iplikçi), elle est appelée Mosquée İplikçi. La mosquée était le Musée des Œuvres Classiques de 1951 à 1960. En 1960, elle a été réouverte à la pratique quotidienne.

MOSQUEE SAHİP ATA

La mosquée construite dans les années 1258-1283 par Sahip Ata, l’un des vizirs des Seldjoukides d’Anatolie, consiste en couvent des derviches et bains. Son architecte est Abdullah bin Kellük.

MOSQUEE SELIMIYE

La construction de la mosquée, à l’ouest du couvent de Mevlâna, commencée dans l’époque où le Sultan Selim II était encore prince, a été terminée entre les dates 1558-1567. Elle est la plus belle des œuvres de l’architecture classique des Ottomans à Konya. Au nord, il y a le portail et le narthex couvert de sept dômes soutenus par six colonnes. A droite et à fauche du narthex il y a deux minarets à un şerefe (le balcon)

MOSQUEE AZİZİYE

Elle est au centre ville. Elle est l’un des plus beaux exemples de l’architecture récente ottomane. Comme la mosquée construite par Şeyh Ahmed dans les dates 1671-1676 s’est brûlée, on a construit en 1867 à sa place la mosquée actuelle au nom de Pertenihal, mère du Sultan Abdülaziz. C’est pourquoi on l’a nommée Mosquée Aziziye. Dans cette mosquée construite en style baroque, les deux minarets à un şerefe basés sur des socles à fontaine à deux parties du narthex couvert par trois dômes construits sur six colonnes en marbre. La mosquée est couverte d’un vaste dôme.

MOSQUEE ŞERAFEDDİN

La mosquée se trouve au nord de la préfecture de Konya. Elle a été construite pour la première fois par Şeyh Şerafeddin au XIIe siècle et reconstruite, après être entièrement démolie, en 1336 par Çavuşoğlu Mehmet Bey. La mosquée est couverte d’un grand dôme fait en pierres taillées. Le dôme est construit sur dix colonnes et soutenu au sud par un demi-dôme. La partie de mihrab fait faillie à l’extérieur. Hormis la partie sud, il y a des balcons dans les autres parties. L’intérieur de la mosquée est orné de calligraphies et de reliefs. Le minbar de marbre taillé et le mihrab sont d’une œuvre d’art appréciable. Elle a un minaret à un şerefe ajouté après.

MOSQUEE KAPI

La mosquée se trouve au centre ville sur l’avenue Tevfikiye. Comme elle se trouve près de l’une des portes de l’ancienne forteresse de Konya, elle est appelée Mosquée Kapı (la porte). La mosquée a été construite pour la première fois en 1658 par Pir Hüseyin Çelebi du couvent de Mevlâna. En 1811, Esenlilerlizade Seyyid Abdurrahman, mufti de Konya, a reconstruit la mosquée détruite. Et en 1867 la mosquée s’est brûlée avec les magasins voisins dans un incendie. Au-dessus du portail de la mosquée il y a une épigraphe datée de 1868 concernant la dernière construction. La Mosquée Kapı est la plus grande des mosquées de l’époque ottomane. Au nord il y a un portail haut et un narthex haut construit sur dix colonnes en marbre. Il y a deux autres portes, l’une à l’est l’autre à l’ouest. La mosquée construite en pierres taillées est couverte d’un toit dont l’extérieur est de tuiles, l’intérieur est de huit dômes petits et grands.

MOSQUEE HACI VEYİSZADE

En 1988, on a commencé à construire la mosquée dont le nom est emprunté à Hacı Veyiszade, le plus éminent des savants de Konya. La mosquée, au centre ville, qui comprend également une librairie, un logement et la Direction des Affaires Religieuses, a une capacité de mille personnes. Avec une hauteur de 78 mètres, ses deux minarets à deux şerefes sont les plus hauts de la région.

MOSQUEE EŞREFOĞLU

La Mosquée Eşrefoğlu, héritage de la tribu Eşrefoğlu, est l’une de nos valeurs historiques à Beyşehir. Ayant un plan rectangulaire du nord au sud, la mosquée a un portail au nord et deux autres portes, l’une à l’est l’autre à l’ouest. La mosquée, construite pour la première fois en 1134 par l’ordre du Sultan Sencer des Seldjoukides et reconstruite en 1297 par Eşrefoğlu Süleyman Bey, est, avec ses boiseries, l’une des merveilles artistiques du monde.

A Konya où avaient régné plusieurs religions, il est possible de rencontrer certaines églises.

EGLISE AYA ELENI A SİLLE

Ayant une place importante dans les civilisations anatoliennes, Sille, où les cultures ont coexisté dans le passé, est un centre important de l’époque chrétienne. Helena, mère de l’empereur byzantin Constantin, a visité Sille pendant un voyage de pèlerinage à Jérusalem en 327 après J.-C. Elle a vu les temples creusés dans les rochers et a décidé de construire à Sille une église pour les Chrétiens. L’église Aya Eleni a survécu jusqu’à nos jours grâce aux restaurations. Au-dessus du portail, une épigraphe de restauration en turc écrite en lettres grecques donne des renseignements sur l’histoire de l’église. Cette épigraphe est datée de 1833. Au-dessus de cette épigraphe il y en a une autre à trois lignes sur laquelle on dit que la quatrième restauration a été faite à l’époque du Sultan Mecit. L’église est construite de pierres taillées de Sille. Dans la cour, il y a pièces creusées dans les rochers. De la porte s’ouvrant au nord, on entre dans le narthex extérieur où il y a des escaliers de pierre montant à la partie des femmes. L’église dont le dôme est installé sur quatre colonnes, a trois nefs. A l’intérieur de l’église, la chaire en bois ornée de reliefs de plâtre et la cage en bois à plâtre qui sépare l’espace essentiel de l’apside sont des-chefs d’œuvres d’art. Sur les voûtes et les colonnes il y a des gravures représentant Jésus-Christ, Marie Vierge et les apôtres.

A Konya, il y a également plusieurs mesdjids et mausolées. Voilà qeulques exemples :

HASBEY DAR’ÜL HUFFAZI

Cette maison des hafız (celui qui apprend le Coran par cœur) se trouve dans le quartier deGaziâlemşah. Elle a été construite en 1421 par Hacı Hasbeyoğlu Mehmet Bey sous le règne de Karamanoğlu Mehmet II. Le tronc à plan carré est construit de brique et couvert de trois parts par des pierres taillées. La façade ouest où il y a le portail est ornée de reliefs en marbre. Le passage du tronc au dôme est fait de cornières triangulaires. Les deux coins des triangles sont ornés de faïences. Il y a aussi un beau mihrab orné de faïences.

MESDJID DE HASBEY A MERAM

Ce mesdjid est à Meram, lieu historique de recréation de Konya. Il est fait au nom de Hasbeyoğlu Mehmet et est construit de pierres taillées et couvert d’un toit de terre. Son minbar est très simple. A côté du mesdjid il y a une maison des hafız. Il est fait selon un plan carré. Aujourd’hui il est une bibliothèque pour enfants.

DÔME VERT (KUBBE-İ HADRA)

C’est un chef-d’œuvre seldjoukide construit sur quatre colonnes. Le dôme vert est divisé à l’extérieur en seize tranches. Dans la partie où s’unissent le dôme et le tronc cylindrique est écrit Ayet-el Kürsi (un verset du Coran). Le dôme est orné de divers ornements et des versets du Coran. Au-dessous du dôme il y a les tombes de Mevlâna et celle du Sultan Veled. Sur la tombe de Mevlâna il y a une couverture brodée d’or et d’argent offerte par Abdülhamit II. A l’est du dôme, il y a la tombe du Sultan des Savants. Son sarcophage qui est un chef-d’œuvre de la charpenterie seldjoukide est situé un peu en haut. Comme on ne peut pas voir l’arrière, on a l’impression qu’il est debout. Ce sarcophage a été fait pour Mevlâna, et il a été transféré plus tard sur la tombe de son père.

MAUSOLEE DE TAVUS BABA

Ce mausolée se trouve à Meram. Il appartient à Şeyh Tavus Mehmet-el Hindi qui avait vécu dans l’époque de Alaeddin Keykubat I. C’est une œuvre voûtée faite de pierres et de briques.

MAUSOLEE D’ATEŞ BAZ VELİ

Il est sur la route Eski Meram. Il est de type classique des dômes seldjoukides. Le mausolée appartient à Mevlevi Ateş Baz Yusuf, mort en 1285. Le tronc octogonal est construit de pierres taillées, le dôme octogonal de brique. Au-dessous de la porte voûtée à châssis de pierre, il y a une autre porte par laquelle on descend à la cave tombale.

MAUSOLEE DE GÖMEÇ HATUN

Il est dans le cimetière Musalla. Il a un caractère différent des mausolées seldjoukides. Le mausolée comprend une cave et une terrasse voûtée en berceau. La plupart du mausolée est construit de pierres taillées et le reste de briques. A l’aspect extérieur, il ressemble à une forteresse. Les voûtes de la terrasse sont ornées de mosaïques. On dit que le mausolée appartient à Gömeç Hatun IV, femme du Rükneddin Kılıç Aslan, Sultan des Seldjoukides d’Anatolie.

MAUSOLEE ET COUVENT D’ALİ GAV

Il est dans le quartier de Tarla. C’est un couvent construit au XIVe siècle dans une médersa. L’un des fidèles de Hacı Bayram-ı Veli, Ali Gav Baba y est enterré. Le couvent a une terrasse et quatre pièces.

MAUSOLEE DE NASREDDİN HODJA (AKŞEHİR)

Un grand philosophe et maître d’humour, Nasreddin Hodja est né à Sivrihisar, venu s’installer à Akşehir et y est mort. Le mausolée de Nasreddin Hodja dont la devise est de faire réfléchir en faisant rire, se trouve dans le cimetière à son nom, à l’est des murailles d’Akşehir. Le préfet d’Akşehir, Şükrü Bey a donné son aspect actuel au mausolée qui avait perdu sa forme originale à la suite des restaurations. Il nous reste aujourd’hui du bâtiment original seulement le mausolée principal du milieu. Au chevet du sarcophage en marbre la date de la mort du maître d’humour (A.H. 683) est écrite à l’inverse comme 386, symbolisant sa vie.

Konya qui possède une si grande civilisation, est l’une des rares villes où il y a les plus beaux exemples de l’architecture civile. Voilà quelques exemples :

CARAVANSERAIL DE ZAZADIN

Ce caravansérail est construit en 1236 par Vezir Sadettin Köpek, l’un des émirs de l’époque du Sultan Alaeddin Keykubat. Il est formé de deux parties : l’une ouverte pour l’été l’autre couverte pour l’hiver. Sa longueur est de 104 m, sa largeur 62 m. On a utilisé certaines pièces des œuvres préislamiques dans la construction des murailles extérieures. Le caravansérail se trouve dans la commune Tömek à 25ième km de la route nationale Konya-Aksaray.

CARAVANSERAIL DE HOROZLU

Il est construit en 1248 comme auberge hivernale à 8ième km de la route national Konya-Ankara.

CARAVANSERAIL D’OBRUK

Le caravansérail d’Obruk est l’un des exemples construits sur le chemin commercial à l’époque des Seldjoukides d’Anatolie. Dans les murs il y a des pierres byzantines apportées des habitations anciennes. Ce caravansérail se trouve sur la route Konya-Aksaray.

SULTAN HAMAMI (BAINS TURCS)

Les bains de Sultan qui font partie de la Mosquée Sahip Ata, sur l’avenue de Larende, sont actuellement en service.

MAHKEME HAMAMI

Les bains de Mahkeme, construits entre la Mosquée Şerafeddin et celle de Şems-i Tebrizi, ont un caractère typique des bains turcs qui font vivre, avec leurs caractéristiques historiques, l’importance que notre nation donne à la propreté. Ils sont en service de nos jours.

MERAM HAMAMI

Les bains de Meram, construits à l’époque des tribus, près du pont historique de Meram, attirent actuellement l’attention des touristes turcs et étrangers.

MUSEE D’ARCHEOLOGIE

Le Musée d’Archéologie de Konya a été ouvert en 1901 dans le collège Karma. Il a été déménagé d’abord au Musée de Mevlâna en 1927, puis à la Mosquée İplikçi en 1953. En 1962, le bâtiment actuel du musée a été mis en service. On y expose les œuvres concernant les périodes néolithique, de bronze ancien, de bronze moyen (les colonies commerciales assyriennes), de fer (phrygienne, urartu), classique, hellénistique, romaine et byzantine. Ce sont les sarcophages romains en pierre qui méritent d’être visités. On expose à l’intérieur et dans le jardin du musée les tombes en autel des périodes romaine et byzantine. On y expose aussi les mosaïques de plancher des églises du 6esiècle après J.-C., trouvés dans les fouilles faites par le musée à Tatköy de Sille et à Alibeyhöyük de Çumra.

MUSEE D’ETHNOGRAPHIE

Le bâtiment construit comme musée régional dans le but d’enseignement, a été mis en service en 1975 comme Musée d’Ethnographie. Dans le sous-sol du bâtiment à trois étages, il y a un atelier photographique, une archive, et les dépôts des œuvres à étudier. Il y a une vaste salle d’exposition au rez-de-chaussée. On y expose de beaux objets ethnographiques faits à la main avec soin empruntés aux environs de Konya.

MUSEE ET BIBLIOTHEQUE PRIVES DE A. R. İZZET KOYUNOĞLU

A.R. İzzet Koyunoğlu, de l’une des familles éminentes de Konya, a fait de sa maison un musée et une bibliothèque avec les œuvres d’art qu’il avait ramassées durant des années. Puis, il a offert ce musée et cette bibliothèque à la Municipalité de Konya. Cette dernière a donné au bâtiment son état actuel comme pour répondre à tous les besoins de la conception moderne de musée. On expose dans le musée les œuvres archéologiques et ethnographiques. La maison restaurée de İzzet Koyunoğlu qui se trouve dans le jardin du musée est en service comme pour l’exemple typique de la maison de Konya. Ici, il s’agit de l’union des styles architecturaux nouveaux et anciens. Le musée est riche en œuvres manuscrites et imprimées.

MUSEE D’ATATÜRK

Le bâtiment qui se trouve sur l’avenue d’Atatürk est construit en 1912. Offert par les habitants de Konya à Atatürk en 1928, il possède les caractéristiques de l’architecture nationale du XXe siècle. En 1954, il a été mis en service comme musée. On y expose les vêtements et les objets d’Atatürk ainsi que les documents, les photos et les coupures de journal concernant la place de Konya dans la Guerre de l’Indépendance.

BIBLIOTHEQUE YUSUFAĞA

La bibliothèque, construite en 1795 à l’ouest de la Mosquée Selimiye par Kethuda Yusuf Ağa, continue à servir, avec ses plus exceptionnels manuscrits, aux chercheurs venant des quatre coins du monde.

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