Discussions pour créer en Turquie un "groupe de contact humanitaire" (...) - Turquie News
mercredi 18 mai 2022

Discussions pour créer en Turquie un "groupe de contact humanitaire" incluant Ukraine et Russie

Publié le | par Hakan |

Discussions pour créer en Turquie un "groupe de contact humanitaire" incluant Ukraine et Russie

L’ONU et la Turquie discutent de la création d’un "groupe de contact humanitaire" qui réunirait sur le sol turc - sous l’égide des Nations unies - l’Ukraine et la Russie, a annoncé lundi un haut responsable onusien.

Si l’Ukraine a déjà répondu favorablement à cette démarche, la Russie, informée de la proposition début avril, n’a pas encore fait connaître sa position. Lors d’une conférence de presse lundi, le secrétaire général adjoint de l’ONU pour les Affaires humanitaires, Martin Griffiths, en évoquant l’initiative, avait précisé se rendre mercredi et jeudi en Turquie pour en parler avec Recep Tayyip Erdogan. Mais peu après, il a été contraint de reporter sa visite à une date non arrêtée après avoir été déclaré positif au Covid-19, a indiqué à l’AFP son entourage.

Dimanche, le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, s’était entretenu par téléphone avec le président turc du projet porté par les Nations unies. À la demande du chef de l’ONU, Martin Griffiths s’était rendu le 3 avril à Moscou avant un déplacement à Kiev, afin d’essayer d’obtenir un cessez-le-feu humanitaire en Ukraine et de présenter une série de propositions destinées à faciliter les interventions humanitaires.

Mercredi, Antonio Guterres avait toutefois admis qu’un arrêt des combats n’était "pas possible actuellement". Lundi, Martin Griffiths a confirmé que Moscou "ne mettait pas des cessez-le-feu locaux en tête de ses priorités". "Pas encore", a-t-il dit. Concernant les propositions de l’ONU, "l’Ukraine s’y est montrée très favorable", a précisé le responsable onusien. Mais "nous n’avons toujours pas eu de réponse similaire de la Russie", a-t-il relevé.

Marioupol et Odessa

Kiev a notamment "accepté l’idée de ce que nous appelons un groupe de contact humanitaire" qui réunirait l’Ukraine et la Russie sous l’égide de l’ONU, a indiqué Martin Griffiths, en espérant que "la Turquie pourra accueillir" sur son sol ce groupe en gestation. Le responsable a indiqué qu’il prévoyait de se rendre à nouveau en Russie une fois effectué son déplacement en Turquie, pays dont il a loué les tentatives de médiation entre Kiev et Moscou pour mettre un terme à la guerre lancée par la Russie le 24 février.

Selon lui, le "groupe de contact humanitaire" pourrait se réunir "à tout moment" pour discuter de "sujets humanitaires", comme par exemple "un contrôle de cessez-le-feu", "des passages sécurisés" ou des "couloirs" permettant l’évacuation de civils. L’un des problèmes aujourd’hui pour établir des corridors humanitaires, comme l’illustre le blocage à ce sujet à Marioupol, "est que les deux parties ne s’assoient pas ensemble" dans une même pièce et "s’accusent mutuellement dès que quelque chose ne va pas", selon Martin Griffiths.

"La Turquie est aussi impliquée" dans les tentatives de faire sortir des civils de Marioupol, avec "un effort naval" qui vise quelque "800 personnes", a dit le responsable onusien. Pour les Nations unies, garder en fonctionnement - malgré les mines - le port d’Odessa, où les silos à grains "sont pleins", est "de la plus haute importance", a aussi souligné le secrétaire général adjoint de l’ONU, en rappelant les conséquences négatives de l’invasion russe de l’Ukraine pour l’alimentation de dizaines de pays dans le monde.

Source avec l’AFP


Nombre de visite 143

À lire aussi