mercredi 30 novembre 2022

Des fausses bonnes idées pour l’intégration : suppression du dispositif d’ELCO

Publié le | par Sophie C. | Nombre de visite : 290 |

Un rapport remis, vendredi 28 janvier, au premier ministre lance cinquante idées pour mieux intégrer les enfants issus de l’immigration dans l’école de la République. Sur la base de ce rapport, le premier ministre François Fillon a demandé aux ministres concernés de lui faire des propositions sur les voies et les moyens d’améliorer la politique d’intégration.

Suppression du dispositif d’ELCO

Le rapport demande en outre la suppression du dispositif d’enseignement des langues et cultures d’origine (ELCO), un système financé par certains pays d’origine, conçu dans l’hypothèse du retour au pays.

Quelques chiffres

Selon le dernier rapport présenté à l’assemblée nationale, le nombre total d’élèves ayant suivi un parcours ELCO au cours de l’année scolaire 1999-2000 dans les écoles primaires était de 55 388.

Plus de 21 000 enfants français d’origine turque déclarés au service de l’éducation nationale seraient concernés.

D’autre part, "Les inspecteurs de l’éducation nationale ont observé que les enseignants étrangers ont le plus souvent un bon contact avec les élèves et les apprentissages semblent réels. La bonne volonté et l’engagement professionnel semblent manifestes. Les enseignants ELCO sont en général reconnus et appréciés par les directeurs d’écoles et les équipes enseignantes. Les rapports soulignent, dans certains cas, le rôle de médiateur que ces enseignants jouent entre les parents, les élèves et les autorités de l’école, allant de pair avec un rôle social assumé dans des banlieues difficiles".

Toujours selon ce même rapport : "Le dispositif de l’enseignement des langues et des cultures d’origine ne vise plus depuis longtemps à favoriser le retour dans le pays d’origine. Aujourd’hui sa finalité est de favoriser l’épanouissement des jeunes d’origine étrangère en valorisant la langue et la culture de la famille. Nombre de pédagogues considèrent cette démarche comme favorable à une bonne intégration. Par ailleurs la maîtrise de la langue maternelle est considérée par les linguistes comme un préalable nécessaire à l’apprentissage du français. Cet apprentissage de la langue d’origine, comme celui d’une langue étrangère, doit intervenir de façon précoce dans le cursus scolaire, car c’est dans le premier degré que la réceptivité aux langues est la plus élevée chez les élèves."

D’ailleurs, je tiens à rappeler à notre 1er ministre que : "Dans le cadre de la Journée internationale de la langue maternelle organisée par l’UNESCO le 21 février 2004, le directeur général de l’UNESCO, Koïchiro Matsuura, a considéré « que les langues maternelles devraient être privilégiées dans les systèmes éducatifs dès le plus jeune âge  »".

De plus :" ...le déroulement de cet enseignement dans le cadre du service public de l’éducation nationale et sous le contrôle de l’inspection générale, est un frein au développement de cours parallèles gérés localement par des associations échappant à tout contrôle."

Alors que l’algérien, l’italien, l’espagnol, le marocain, l’arménien, le portugais, le tunisien peuvent être appris en LV2 (langue vivante) voire en LV3 dans les lycées et certains collèges,

Sachant que les fonctionnaires ont la possilités d’opter pour le choix d’une de ces langes lors d’un concours,

Que pensez de cette future disposition qui interdirait définitivement aux petits français d’origine turque l’accès à l’apprentissage de leur langue d’origine à l’école et qui n’offre aucune possibilité aux fonctionnaires turcophiles de passer aux concours une épreuve en langue turque ?

Sources extraites :
http://www.lemonde.fr/societe/article/2011/01/28/le-hci-lance-50-idees-pour-l-integration-des-enfants-issus-de-l-immigration_1472152_3224.html& Rapport N° 1618 de l’assemblée nationale

 [1]


[1Je vous invite à relire cet article pour l’inscription des enfants pour la rentrée scolaire 2011/2012
http://www.turquie-news.fr/spip.php?article3680


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