mercredi 30 novembre 2022

Turquie : Marmaray, le plus grand projet d’ingénierie du 21 ème siècle sera achevé en 2013

Le projet "Marmaray" est en phase finale.

Publié le | par Hakan | Nombre de visite : 1043 |

Selon le ministre turc des Transports Binali Yildirim a déclaré que le projet en question serait mis à la disposition des Stambouliotes en octobre 2013 tout comme c’était prévu et affirmé que le processus d’appel d’offre concernant la seconde partie du projet serait rapidement achevé.

Le projet « Marmaray »

Un des plus grands projets lancés en 2004 par l’Etat et financé par la Banque japonaise pour la coopération international à hauteur de 1. 025 milliards d’€uro et la Banque européenne d’investissement à 1.05 milliards d’€uro ou le coût total du projet est estimé à 3 milliards d’euros.

La construction du tunnel s’est achevée en avril 2009 la seconde phase sera de réaliser les voies ferrés. Il y a plus de 150 ingénieurs essentiellement de nationalité japonaise, française et britannique qui ont travaillé sur le dossier.

Si le projet ce termine elle ferait d’Istanbul, la troisième mégapole mondiale en termes d’utilisation de transports urbains collectifs ferrés, juste derrière le grand Tokyo et la ville de New York.

Elle comprend un tunnel de 13,6 km passant sous le Bosphore, ainsi que l’extension et la rénovation de 63 km d’une des lignes ferroviaires du réseau de transport de banlieue d’Istanbul. Sa vocation ? Désengorger le trafic à Istanbul et permettre aux 2 millions de voyageurs qui chaque jour traversent le Bosphore de raccourcir leur temps de trajet. Avec le Marmaray, celui-ci durera 18 minutes d’une rive à l’autre, il y aura un train toutes les 2 minutes aux heures de pointe. Le Marmaray véhiculera 75.000 voyageurs par heure dans chaque sens.

Norme sismique ?

Le tunnel sous le Bosphore comprennent un tube immergé anti-sismique de 1,4 km de long. Le sol limoneux gorgé d’eau sur lequel est installé le tube présente le risque se déstructurer si un tremblement de terre survenait, aussi les ingénieurs ont ils injecté dans le sol marin un mélange à base de ciment sur 25 mètres de profondeur. Les murs du tunnel ont été réalisés dans un béton étanche et dans une coque d’acier. Le tunnel est conçu pour être flexible et se courber à la manière d’un gratte-ciel si un tremblement de terre se produisait. Des portes étanches, aux jointures des sections, pourront être fermées rapidement en cas d’inondation du tunnel. Les tubes sont enterrés à 60 mètres sous le niveau de la mer. Le tube sera relié à deux tunnels creusés depuis Kazlıçeşme, du côté européen et Ayrılıkçeşme, du côté asiatique ; ces deux tunnels représentent une longueur totale de 9,8 km auxquels s’ajouteront 2,4 km de tranchées couvertes.

Un ingénieur français avait déjà eu l’idée en 1860

Il est étonnant de constaté qu’il y a 150 auparavant en 1860, Mr Préault, ingénieur français en poste à Constantinople réfléchit à la manière de faciliter le transport entre la rive européenne et la rive asiatique de la cité. Il dessine un avant-projet de pont-tunnel immergé sous le Bosphore, breveté par le gouvernement impérial ottoman. Malheureusement il doit renoncer, les techniques d’ingénierie n’étant pas suffisamment sophistiquées à l’époque pour réaliser un ouvrage résistant aux courants marins du Bosphore. C’est le 27 Août 2004 que le rêve de S. Préault se réalise avec le démarrage du chantier "Marmaray".

Source avec Le Petit Journal

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