Une manifestation contre la loi de censure arménienne, s’est déroulée samedi à Dijon.

Le 22 décembre, une poignée de députés (50 seulement) ont voté une proposition de loi réprimant d’un an de prison et d’une amende la contestation du "génocide arménien" (histoire officielle, cf. loi déclarative du 29 janvier 2001). Un texte qui sera examiné par le Sénat aujourd’hui.

Ce texte suscite des Français d’origine turque : En effet, de nombreux historiens contestent le caractère génocidaire des dits évènements et cette loi vise à les museler.

Selon le site bienpublic.com, samedi, à l’initiative de l’Association Franco-Turque de Bourgogne, dont le siège est à Dijon, une manifestation, a réuni une centaine de participants dans le centre-ville de Dijon.

« Nous sommes tous en colère contre cette loi ! », s’est exclamée Yaldiz, qui avait fait le voyage depuis Saint-Usage, avec d’autres Français d’origine turque.

« Avec la loi du 22 décembre 2011, le parlement français prive les historiens de toute possibilité de recherche pour prouver la vérité », a déclaré le président de l’association organisatrice Jean-Louis Akpinar. « Le Parlement français ne peut pas s’autoproclamer « tribunal international de l’histoire ! » « On est contre la montée des tensions entre les communautés turque et arménienne », a souligné pour sa part la Dijonnaise Nuray. « On manifeste pour montrer l’amitié entre les deux peuples, et d’ailleurs lors de notre manifestation, il y a les trois drapeaux : turc, arménien et français ! »

Les manifestants ont également rappelé leur soutien au dialogue entre Turcs et Arméniens : « créer une commission d’enquêtes composée d’historiens européens et mettre à leur disposition les archives ottomanes. Seuls les historiens pourraient peut-être apporter une réponse, et non pas quelques députés pour leur intérêt électoral ! »