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La beauté de Bodrum


Ecrit par Hakan, 2020-06-16 11:10:51


Connu comme "le pays des bleus infinis", remontant à l’an 1000 av. J.-C., est un coin privilégié tant avec sesœuvres qu’avec sa nature extraordinaire.

Se trouvant dans l’une des régions les plus belle d’Egée et étant l’une des baies exceptionnelles de Muğla, Bodrum attend ses visiteurs avec toutes ses beautés de quatre saisons.

Nommé « Halikarnassos » aux temps antiques, Bodrum, conserve en son sein de multiples œuvres issues des empires romains, byzantins et ottomans. La période historique la plus importante de Bodrum est celle où il fut la capitale de la région de la Carie à l’an 353 av. J.-C., la ville préserve encore de nos jours ce privilège.

L’une des sept merveilles du monde, « le Mausolée d’Halicarnasse » (ou du roi Mavsolos) est restaurée après un travail durant plus de cent ans et il est établi aujourd’hui comme un musée à ciel ouvert.

Se trouvant dans un point unissant les ports occidentaux et orientaux, Bodrum avec son château et ses maisons blanches, avec ses dômes et ses rues étroites est l’un des coins à vous faire savourer des moments fabuleux.

Grâce à ses baies et ses côtes, Bodrum, vous offre des beautés extraordinaires de la nature dans laquelle vous auriez aussi la possibilité d’être seul à l’aise.

Géographie

La péninsule de Bodrum est située au sud-ouest de la Turquie, sur la côte égéenne, dans la province de Muğla. Elle s’étend sur 42 km d’est en ouest, et sur 23,8 km du nord au sud, entre les baies de Güllük (au nord) et Gökova (à l’est). Elle couvre une surface de 649 km2 dont le plus haut point culmine à 690 m. La péninsule est également entourée de 32 îles et îlots et son littoral s’étire sur 174 km. La terre y est rude et les roches calcaires, en partie à cause des montagnes de Pazar (690 m) et celles, plus loin, de Yaran (879 m). La région inclut les municipalités de Bodrum, Turgutreis, Ortakent, Türkbükü, Yalıkavak, Gümüşlük, Bitez, Konacık, Yalı et Mumcular, ainsi que plusieurs petits villages de pêcheurs aux alentours. A Bodrum commence la célèbre côte turquoise, qui s’étend jusqu’à Antalya. Ancien territoire de l’antique Lycie, ce bout de Méditerranée doit évidemment son nom aux eaux bleues qui bordent ses innombrables plages et petits villages de pêcheurs.

Faune et flore

Grâce à sa situation géographique privilégiée et ses différents climats, la Turquie abrite une diversité considérable d’espèces animales et végétales endémiques. En termes de végétation, la péninsule de Bodrum se divise clairement en deux parties. La première, à l’ouest de l’autoroute Bodrum/Milas, est couverte d’une sorte de maquis fait de broussailles, de landes et plantes épineuses appelées « çalı ». A l’est, la région regorge de pins, fraises des bois, myrtes et bois de santal. On compte 346 espèces végétales, dont une partie endémique. La région de Bodrum regorge d’oliviers, de figuiers, de mandariniers et de pins maritimes. Protégée, la réserve naturelle de Bodrum Gölköy abrite l’un des arbres caractéristiques de la région : le dattier de Datça (Phoenix). Les amateurs de plongée peuvent observer la faune marine locale : mérous noirs, pieuvres, murènes et barracudas, tortues Caretta Caretta et raies de Méditerranée (Dasyatis centroura). La faune sauvage compte parmi les plus riches d’Europe. Les collines rocailleuses abritent de minuscules geckos : le plat favori des oiseaux nocturnes.

Économie

Jusqu’au milieu du XXe siècle, Bodrum était un paisible village de pêcheurs, connu pour son commerce d’éponges. La population locale vivait aussi de l’agriculture (agrumes, légumes). Ceci a eu l’avantage de préserver la péninsule en empêchant l’implantation de grandes propriétés agricoles. Bodrum vit désormais essentiellement du tourisme. Le développement des transports ainsi que l’attrait d’une communauté d’artistes et d’intellectuels ont en effet contribué à l’ériger en une destination touristique qui a rapidement acquis une notoriété internationale. La région a ainsi attiré nombreux investisseurs locaux et étrangers. Turcs comme étrangers sont désormais nombreux à y avoir une résidence secondaire. La ville de Bodrum dispose d’une centaine de restaurants et d’une marina pouvant accueillir des embarcations de toutes tailles, allant des yachts aux traditionnelles goélettes en bois (gulet). Ces dernières, de différentes longueurs, et aménagées pour accueillir de 3 à 15 personnes, servent notamment aux « croisières bleues », qui durent en général une semaine et constituent une part importante du marché touristique.

Population

La ville de Bodrum et les villages alentour totalisent 155.000 habitants. Mais la population décuple en été. Depuis qu’un noyau d’intellectuels mené par l’écrivain Cevat Şakir s’y était installé, la ville a constamment attiré artistes et penseurs. Plusieurs d’entre eux y vivent à l’année et Bodrum héberge de nombreux poètes, chanteurs et artistes, mais aussi des investisseurs et businessmen, ou des travailleurs du tourisme. La ville est aujourd’hui fréquentée par des touristes en provenance du monde entier transformant la péninsule en un lieu cosmopolite durant la belle saison.

Festivals et événements

Avril : le Bodrum Ot fest est une foire d’agriculture traditionnelle avec dégustations de produits locaux, musiques et danses traditionnelles.

Mai : le Summerfest dure trois jours. Programme, concerts et soirées à thème sur la plage.

Juin : le Summer Tango Fest offre spectacles, cours et concerts de tango ; le Pedasa Festival consiste en un rassemblement de scouts du monde autour de spectacles et concerts.

Juillet : Festival de musique classique de Gümüşlük.

Août : Festival international d’Opéra et de Ballet.

Septembre : le Festival de Turgutreis propose concerts de musique classique sur le port ; est aussi organisé le Festival de Culture et d’Art de Türkbükü.

Octobre : Biennale des Arts de Bodrum avec expositions de peintres et sculpteurs internationaux.

Art et culture

La Turquie peut se targuer de posséder une culture très diverse qui a su mélanger et intégrer les innombrables éléments des civilisations anatoliennes, tout en gardant une identité seldjoukide puis ottomane. La culture turque se caractérise par une ouverture à la modernité, allant de pair avec la volonté de maintenir les valeurs traditionnelles. Ces différentes influences se retrouvent dans la musique turque contemporaine qui mêle sonorités traditionnelles et occidentales. Ainsi, les instruments typiques tels que le saz (plus précisément appelé bağlama), un ancêtre de la guitare, et le ney (flûte de roseau) se retrouvent aujourd’hui côte à côte avec batteries et guitares électriques. Le patrimoine musical est également vivant (musique ottomane, folklorique, traditionnelle, soufie, chants des troubadours anatoliens, chansons populaires etc). La littérature se développe en marge des traditions orales, lorsque les Turcs s’installent en Anatolie (fin du XIe siècle). Influencé au départ par la littérature arabe et les belles-lettres persanes, le courant littéraire classique ottoman (littérature du Divan) s’ouvre aux styles et aux oeuvres européennes avec les réformes du Tanzimat au XIXe siècle. Après 1923 et la fondation de la République, un renouveau littéraire national prend forme. En plus de l’incontournable Cevat Şakir, deux artistes sont également les symboles de Bodrum. Le chanteur et acteur Zeki Müren (1931-1996), à la voix incomparable et aux tenues de scène extravagantes, avait établi sa résidence à Bodrum à la fin de sa vie. Depuis 2000, sa résidence a été transformée en musée et ouvert au public. Le poète, satiriste et virtuose du ney, Neyzen Tevfik (1879-1953) est également originaire de la ville.

Que voir, que faire ?

Grâce à la richesse de son histoire et des civilisations qui s’y sont succédé, Bodrum, érigée sur les vestiges d’Halicarnasse, possède aujourd’hui de nombreux monuments et musées. Située sur une péninsule aux paysages d’une rare beauté, elle offre au visiteur l’assurance d’un séjour entre terre et mer, entre histoire et modernité. À la fois station balnéaire et site historique, la ville se divise en deux parties : à l’est, les plages et rues piétonnières caractéristiques de la côte de Bodrum ; à l’ouest, le port et les monuments historiques qui témoignent de son riche héritage. Des minibus (Dolmuş) sillonnant la ville desservent les arrêts principaux et sont reconnaissables au panneau « Şehir İçi » indiquant le centre-ville. La ville fut fondée à la fin du XIe, ou au début du Xe siècle av. J.-C., par des colons doriens qui se mêlèrent aux Lélèges et aux Cariens déjà en place. Faisant partie au début de la Confédération dorienne, Halicarnasse se rattacha ensuite à la confédération ionienne qui comprenait douze cités. Vers 700, les cités d’Ionie et de Carie, dont Halicarnasse, passèrent sous protectorat des Lydiens. Un siècle et demi plus tard, suite à la défaite du dernier Roi lydien Crésus devant le Roi perse, Cyrus II (559-529), les riches cités passèrent sous le contrôle des Achéménides. Halicarnasse, qui se rangea très vite du côté des Perses put ainsi jouir d’une certaine autonomie. Vers 480, Artémise I devint « Reine » de Carie, vassale des Perses. L’historien Hérodote, dans ces récits, ne cache pas son admiration pour la Reine : « Des autres Taxiarques (Chef de régiment) je ne fais pas mention...., mais je fais une exception pour Artémise, que j’admire fort d’avoir fait la guerre contre la Grèce, bien qu’étant une femme.... » En 404 la Ligue de Délos fut dissoute et les cités d’Ionie passèrent sous la tutelle des Perses. Entre 370 et 365, Mausole transféra la capitale de Carie à Halicarnasse. La plus célèbre construction de la cité fut le célèbre tombeau (le Mausolée) qui selon Vitruve fut commencé par Mausole luimême. Artémise II (reine de 353 à 351), à la mort de son frère et époux, fit continuer les travaux et embellir le mausolée, qui allait devenir l’une des sept merveilles du monde antique. Elle organisa également un grand concours, décernant un magnifique prix à l’orateur qui ferait l’éloge le plus éloquent de son époux. D’après la légende, Artémise aimait tellement son mari, qu’elle alla jusqu’à mêler quotidiennement dans sa boisson les cendres du défunt. Alexandre le Grand eut beaucoup de mal à s’emparer de la cité en 334 av. J.-C. Halicarnasse fut d’abord dirigée par le roi de Macédoine, Antigone, puis en 301, par le roi de Thrace Lysimaque avant de passer sous la domination des Séleucides. Gardant une relative indépendance, la ville glissa progressivement dans le monde romain, devenant ainsi une cible naturelle pour le roi du Pont, Mithridate VI (120-63) et pour les pirates Ciliciens. En 58, la ville fut annexée à l’Empire Romain. Enfin, en 129 apr. J.-C., elle fut rattachée à la province romaine d’Asie avant de faire partie de l’Empire romain d’Orient. Hérodote (v.484-v.425) et Denys (Denys d’Halicarnasse, 54 av. J.-C.-8 apr. J.-C.) sont originaires de la cité.

Le château Saint-Pierre (Bodrum KALESİ) et son musée d’Archéologie sous-marine

Situé sur le port, Dr Alim Bey Caddesi. Sûrement l’emblème de la ville, il figure sur toutes les cartes postales de Bodrum et marque de sa majesté et de sa sérénité tout le port de plaisance. Le site était déjà fortifié à l’époque dorienne . Il fut aménagé par Mausole pour la construction de son palais lorsqu’il fit d’Halicarnasse sa capitale. Les Seldjoukides construisirent un petit fort au XIe siècle. En 1402, Tamerlan infligea près d’Ankara une défaite aux troupes ottomanes du sultan Bayezid. Les Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem (ou chevaliers de Rhodes), eux-mêmes chassés de Smyrne par Tamerlan, s’installèrent sur le site de l’ancienne Halicarnasse, en face de l’île de Cos où l’ordre avait déjà une fortification. La construction commença en 1404 et les ouvriers se virent garantir une place au paradis par un décret papal de 1409. Les matériaux utilisés furent pris sur le site du mausolée, dont la destruction avait été achevée par plusieurs tremblements de terre. Les premiers murs furent complétés en 1437. Quatorze citernes de récupération d’eau de pluie furent creusées dans le roc sous le château. Chaque langue de l’ordre avait sa propre tour, la tour des Français étant la plus grande. Les 8 langues de l’Ordre étaient la langue d’Italie, la langue d’Angleterre, la langue d’Allemagne, la langue de Castille, la langue de Provence, la langue d’Auvergne, la langue de France et la langue d’Aragon. Chaque langue, dirigée par un bailli, était responsable de la maintenance et de la défense d’une portion spécifique du château, et devait fournir un nombre spécifique de défenseurs. Sept portes permettaient d’accéder à l’intérieur du château. Les chevaliers avaient placé sur les murs des centaines de blasons peints ou gravés. La construction de la tour des Anglais fut terminée en 1413. La façade ouest montre un bas-relief ancien représentant un lion, au-dessus duquel on trouve le blason d’Henri IV d’Angleterre. Le château fut assiégé après la chute de Constantinople en 1453 et de nouveau en 1480 par Mehmed II. Ces deux attaques furent repoussées. En 1482 Cem Sultan, fils de Mehmet II et frère de Bayezid II trouva refuge au château, après avoir échoué à monter sur le trône. En 1494, les chevaliers décidèrent de fortifier encore plus le château, en utilisant à nouveau des pierres du mausolée. Entre 1505 et 1507, les rares sculptures du mausolée qui n’avaient pas encore été détruites ou utilisées furent ainsi intégrées aux murs de la citadelle. En 1522, les Ottomans, sous la direction du sultan Soliman le Magnifique, entrèrent dans Rhodes, siège de l’Ordre, au terme d’un siège de six mois. Le sultan, sensible à l’austérité de vie des « moines soldats », et au courage qu’ils avaient manifesté durant le siège sous la direction de leur grand maître, Philippe Villiers de l’Isle-Adam, les laissa quitter Rhodes en toute liberté (1er janvier 1523) après s’être fait remettre toutes les possessions de l’Ordre des Hospitaliers dans le Dodécanèse, ainsi que le château Saint-Pierre. L’Ordre entama alors une errance de sept ans, jusqu’à ce que l’empereur Charles Quint leur donne le 24 mars 1530 la possession de l’archipel de Malte (ils en seront chassés en 1798 par Napoléon). Apprenant le décès de Philippe Villiers de l’Isle Adam en 1534, Soliman le Magnifique fit lire dans les mosquées de son empire un panégyrique en son honneur : « Croyants, apprenez d’un infidèle comment on accomplit son devoir jusqu’à être admiré et honoré de ses ennemis. » Le village de Bodrum se développa ensuite grâce au commerce des éponges. Le nom de Saint-Pierre, Petreum en latin, sera transformé en Bodrum par les Turcs. Après la reddition des chevaliers, la chapelle sera remaniée en mosquée. Cette mosquée est appelée Süleymaniye Camii, comme l’atteste Evliya Çelebi, qui visite Bodrum en 1671. Durant la Première Guerre mondiale le château fut bombardé par un cuirassé français, le Duplex, qui détruit le minaret et endommage plusieurs tours (mai 1915). Restauré entre 1960 et 1964 ; Il abrite aujourd’hui un célèbre musée d’archéologie sous-marine.

Musée d’archéologie sous-marine

Le jardin abrite une collection de quasiment chaque plante ou arbre de la région méditerranéenne, certains ayant une signification mythologique : le myrte était dédicacé à Aphrodite ; l’ombre du Platane d’Orient était recherchée, car elle était supposée renforcer la santé. Le château héberge également le siège de l’Institut d’archéologie sous-marine où sont exposés notamment des objets provenant de la plus ancienne épave connue à ce jour : l’Uluburun, datant du XIVème siècle av. J.-C., qui a été découverte au large de la côte sud de la Turquie en 1982. Le musée comprend plusieurs aires d’exposition, dont certains sont accessibles avec le ticket d’entrée à la citadelle. D’autres, en revanche, font l’objet d’une tarification supplémentaire.

Le mausolée d’Halicarnasse

Depuis le front de mer, remonter la rue Gerence sur 200 mètres avant le croisement avec l’avenue Turgut Reis. Le mausolée, selon Vitruve, fut commencé par Mausole lui-même qui fit entreprendre la construction de son tombeau. Strabon, Pausanias ou encore Pline l’Ancien prétendent que ce fut sa soeur et veuve, Artémise II qui décida de construire un monument exceptionnel en l’honneur de son époux. Cependant, comme elle ne régna que deux ans après lui, il est très probable que le monument ait été commencé du vivant du Roi...Le Mausolée a longtemps fasciné ses visiteurs par sa beauté. Il resta en bon état, jusqu’à ce que plusieurs séismes l’endommagent au XIIe et au XIVe siècle… Début XVe, les chevaliers de Rhodes utilisèrent la majeure partie des éléments du mausolée dans la construction de la citadelle de Bodrum. Il était de forme rectangulaire, faisait 45 m de haut et était entouré d’une enceinte sacrée ouverte à l’Est par un propylée (porte d’entrée d’un sanctuaire). La construction était érigée sur plusieurs niveaux. Au premier niveau, un podium en escaliers, sur lequel se trouvaient la chambre funéraire et le sarcophage, était entouré de 36 colonnes. Au-dessus, la colonnade supportait un toit en forme de pyramide. Au sommet de cette pyramide se trouvait un quadrige (chariot tiré par quatre chevaux) en marbre. La beauté du Mausolée résidait dans ses décorations et ses statues qui ornaient son extérieur. Seules les fondations du mausolée sont encore visibles aujourd’hui. On peut distinguer les pierres en marbres qui ont appartenu au monument funéraire. Les différents éléments tels que des lions et un léopard sont aujourd’hui au British Museum.

Le temple de Mars

Situé près du Mausolée. Construit sur une des collines principales d’Halicarnasse, il ne nous est parvenu que la terrasse du temple jadis monumental. Dédié au dieu de la guerre, Mars pour les romains, Arès pour les Grecs, il témoigne de l’importance de cette divinité pour la cité, laquelle organisait un grand nombre de festivités en son honneur. Le temple abritait une statue le représentant et affichant une composition inédite pour l’Antiquité. Le tronc était en effet constitué de marbre, tandis ce que les membres, plus finement ouvragés, étaient sculptés dans le bois.

Le Théâtre antique

Au nord de la ville, derrière le périphérique. Ouvert du lever au coucher du soleil. Pouvant accueillir jusqu’à 13 000 spectateurs, il s’agit de la construction antique la mieux conservée d’Halicarnasse. Sa restauration a commencé dans les années 1970. Construite au IVe siècle av. J.-C., l’enceinte multifonctionnelle contient une grande scène et de robustes balustrades pour protéger les spectateurs. Chaque rangée dispose d’une vue imprenable sur la péninsule, la scène faisant dos au rivage. Aujourd’hui musée à ciel ouvert, il est parfois réinvesti pour des concerts ou autres événements culturels de la ville.

Tersane : le chantier naval historique

Situé en face du château Saint-Pierre, sa construction date du XVIIIe siècle. Erigé par les Ottomans pour renforcer leur puissance navale dans la région, il se cache derrière un large mur de pierres qui rappellent les murailles du château. Il renferme un cimetière et un magnifique tombeau à l’architecture ottomane typique. Le tombeau est dédié à Cafer Pacha, héros de la flotte ottomane qui avait largement contribué à la richesse et au développement de Bodrum. Le chantier naval, situé à la pointe de l’arsenal, permet d’admirer et de photographier le château de Saint-Pierre. Il faut savoir que Bodrum est encore l’un des principaux producteurs de goélettes. Chaque année, des dizaines de bateaux, symboles des côtes turques, sont construits en bois à l’aide de méthodes ancestrales et un savoir-faire unique.

La porte de Myndos

Porte tournée vers la puissante cité de Myndos fondée par les Troyens et dirigée par les Lélèges. Alexandre le Grand ne s’emparera de cette ville qu’après plusieurs tentatives infructueuses. Elle fait partie des remparts d’Halicarnasse. Elle était composée d’une cour ornée de deux grandes tours en andésite, une pierre volcanique à la teinte noire. Le satrape Mausole et sa femme Artémis II, seule femme à avoir régné sur la Carie, seraient à l’origine de la construction du mur d’enceinte de la ville.

Le hammam de Bodrum

Datant du XVe siècle, ce hammam jouit d’une excellente réputation à travers toute la Turquie. À l’instar de celui de Çemberlitaş construit par l’architecte Sinan à Istanbul, son décor est une merveilleuse invitation à voyager dans le temps. L’établissement propose différents forfaits avec ou sans massage. Le massage au gant de crin, effectué de manière très énergique, vous permettra entre autres d’activer votre circulation sanguine.

Ce musée d’art est dédié au chanteur Zeki Müren, lequel a largement contribué au développement de la ville de Bodrum en matière touristique. Il a en effet hissé la ville au rang de Saint-Tropez turc. Le bâtiment, où il vécut, a attiré plus de 300 000 visiteurs en cinq ans. Il a popularisé Bodrum comme destination phare de la fête et de la musique. Le chanteur, décédé en 1996 d’une crise cardiaque dans les coulisses d’une émission en son honneur, reste très largement respecté en Turquie pour sa classe et sa distinction.

Les rues commerçantes et la vie nocturne

Dans le centre-ville de Bodrum et surtout Cumhuriyet Caddesi. Avec son centre-ville piétonnier et ses nombreuses échoppes, Bodrum est un petit paradis pour les touristes de passage. Il est très agréable d’y chiner des chaussures ou de la maroquinerie, la région étant renommée pour la qualité de son cuir. Outre le shopping, les activités diurnes restent grandement tournées vers la mer, avec une multitude de sports nautiques disponibles pour le plaisir de tous. Mais c’est à la nuit tombée que la ville retrouve la réputation qu’on lui connaît. D’immenses boîtes de nuit, accueillant DJ et artistes de renommée nationale et internationale organisent des fêtes en plein air, y compris en mer, à bord de yachts rutilants.

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