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ISTANBUL BASAKSEHIR-TRABZONSPOR : QUAND LA MER NOIRE SE CONFOND AVEC LE BOSPHORE.

samedi 20 février 2021 | par Engin


ISTANBUL BASAKSEHIR-TRABZONSPOR : QUAND LA MER NOIRE SE CONFOND AVEC LE BOSPHORE.

Le match d’ouverture de la vingt-sixième journée de la Super Lig a opposé Istanbul BB à l’équipe de Trabzonspor. Les visiteurs venus du Nord-Est de la Turquie ont su gagner par 1 à 0 chez les joueurs d’Istanbul.
Une victoire méritée.

Istanbul : Capitale spirituelle mais aussi sportive du pays, Les deux équipes concernées par le match de vendredi ont livré une bataille sincère, parfois du spectacle. Le dix-huitième du classement recevait avec frénésie le quatrième. Malgré l’écart de classement l’affiche demeurait pour le moins attractive si l’on tient compte des parcours respectifs et successifs des deux clubs, qui ont déjà foulé les pelouses des compétitions européennes. Le Basaksehir a sombré davantage malgré quelques réactions. Tandis que le Trabzonspor a su rivaliser, gérer puis gagner.

La première mi-temps a confirmé la bonne forme du moment des hommes venus des rives de la "Kara Deniz", aussi bien dans l’action que dans la réaction, aussi bien dans l’initiative que dans la contemplation lors des phases de jeu sans ballon. Les locaux ont pourtant tenté de montrer qui ils étaient à travers l’abnégation de Mehmet Topal qui a provoqué un coup-franc intéressant (6ème minute). Hélas très mal exploité par ses coéquipiers. Quand ce fut le tour des visiteurs de montrer leurs capacités sur coup franc, neuf minutes plus tard, le public a pu s’apercevoir de la qualité d’un meilleur répondant de la part des voyageurs arrivés de l’ancienne Trébizonde.

Le capverdien Djaniniy ayant subi une faute du nigérian Okechukwu Abuzike a aussitôt répondu d’une superbe tête suite au coup de pied arrêté bien orchestré par ses équipiers. C’est là la réalité du match qui a commencé à se manifester.

L’équipe receveuse pouvait se montrer rapide mais peu précise tandis que l’équipe visiteuse se montrait tantôt pragmatique à la retombée des ballons tantôt agressive dans le bon sens du terme. Comme avec cette action de Yunus Malli crochetant le gardien Mert Gunok.Trabzonspor a installé son style et leurs adversaires de la soirée abusaient des changements d’ailes ou des courses désespérées comme celle du chilien Junior Fernandes adressant un centre trop fuyant juste avant la fin de la première mi-temps.

La seconde mi-temps a confirmé la domination des hommes entraînés par Abdullah Avci. D’abord au niveau des statistiques avec 60% de possession de balle, Ensuite avec la manière. Après avec sang-froid et même assurance. Le défenseur roumain d’Istanbul, Epureanu a veillé au grain, auteur d’un sauvetage aussi magnifique qu’efficace (62’). Répondant ainsi à l’arrêt spectaculaire du jeune gardien Kagan Moradaoglu devant le stambouliote Demba Ba. Les hommes dirigés par Aykut Kocaman ont tenté quelques initiatives à l’image de Hasan Ali Kaldirim mais ont vu leur moral perturbé par la sortie sur blessure de Deniz Turuc.
C’est donc sans étonner personne que le petit Yusuf Sari a marqué le but de la victoire pour Trabzon, consécutivement à une course depuis son aile droite (79’). Quelques minutes plus tard, c’est encore le pied gauche de ce jouer entré en cours de jeu qui a failli doubler la mise, cette fois depuis l’aile gauche. Pas de contestation possible. La formation emmenée par son capitaine Kalil Ahmet Corecki n’a pratiquement rien à se reprocher.

N’ayons pas trop tendance à exercer une polarisation sur la ville d’Istanbul, aussi magnifique soit-elle. Oui la Turquie du Football lui doit énormément. Mais ce soir c’est Trabzon la provinciale qui a été la vedette. Pour l’instant le Galatasaray, le Besiktas et le Fenerbahçe accaparent le podium, mais l’équipe du Trabzonspor est quatrième juste aux aguets. Confirmant une série de plusieurs victoires consécutives. Une posture pouvant faire envisager une amplification de cette progression.

Gianguglielmo /Jean-Guillaume LOZATO, professeur d’italien à L’ENSG et à International Paris School of Business, chargé de cours à l’Université Paris-Est. Auteur de recherches universitaires sur le football italien en tant que phénomène de société