dimanche 28 novembre 2021
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À Caen, il oblige sa compagne à changer le nom de son enfant, d’origine turque

samedi 6 novembre 2021 | par Engin



À Caen, il oblige sa compagne à changer le nom de son enfant, d'origine turque

Turquie News : Les discours turcophobes d’un certain nombre de politiques, journalistes et des extrémistes font qu’un racisme cynique s’installe, ainsi certains s’en prennent jusqu’aux enfants d’origine turque. Devrions nous être inquiets concernant nos enfants, par exemple dans les écoles de la République lorsqu’ils ne seront pas d’accord avec la ligne ??
Ligne gouvernementale de l’histoire ?

À Caen, il oblige sa compagne à changer le nom de son enfant, d’origine turque

Source : https://actu.fr/normandie/caen_14118/a-caen-il-oblige-sa-compagne-a-changer-le-nom-de-son-enfant-d-origine-turque_45850833.html?fbclid=IwAR1PDPoM25Z8durs_O8nWwRkkZbeH6-xxGDUJvn7wR1X3OzUtyv5CKqotLI

Un homme de 37 ans a été condamné à de la prison avec sursis, mardi 19 octobre 2021 à Caen (Calvados). Il était violent avec le fils de sa compagne, parce qu’il était turc.

Il ne supportait pas le fils de sa compagne, d’origine turque : un homme de 37 ans a été condamné pour des violences sur l’enfant, mardi 19 octobre 2021 à Caen (Calvados).

En 2018, Thomas* est séparé de sa femme et de ses enfants. Claire* a quitté un compagnon violent et a la garde de leur fils Saïd*, âgé de 9 ans.

Ils font connaissance sur les réseaux sociaux, et Thomas vient s’installer chez Claire. Ils vivent ensemble durant un an, entre janvier 2018 et février 2019. En mars 2019, Claire porte plainte contre Thomas à la suite de révélations de son enfant. Mardi 19 octobre, Thomas (37 ans) a été jugé devant le tribunal correctionnel pour « violences sur mineur par ascendant ».

Il ne supporte pas les origines de l’enfant
Dès le début, les relations entre l’homme et l’enfant de 9 ans s’avèrent difficiles. Thomas ne supporterait pas les origines de l’enfant dont le père est turc. Il aurait donc multiplié les violences physiques et les insultes à l’insu de la mère.

Il l’aurait poussé, attrapé la tête en bas, aurait introduit ses doigts dans sa gorge, l’aurait menacé de casser une vitre avec sa tête, lui aurait fait une clé de bras, lui aurait marché sur le ventre… Les propos auraient suivi les gestes : « T’es un Arabe, faudrait te laver à l’eau de javel, tu sers à rien, tu vas devenir comme ton père, un Musulman radicalisé, ta mère devrait te mettre en famille d’accueil ».

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Il aurait exigé que Claire n’appelle plus son fils Saïd, mais Malo. Ce qu’elle fera, sous emprise. Lors de l’expertise psychologique, il est détecté chez l’enfant une « grande fragilité, une image dégradée de lui-même ». Il compare son prénom à l’islamisme donc aux méchants.

« J’ai honte, je m’en veux terriblement »
À la barre, Thomas reconnaît que « c’est vrai dans les grandes lignes ». Il dit avoir honte et s’en vouloir terriblement :

J’ai conscience de la souffrance de cet enfant et de celle de sa mère, mais elle avait baissé les bras, l’éducation de Saïd était proche du néant. Il hurlait à tort et à travers, était capricieux, ne savait pas dire bonjour ou merci. Elle s’est montrée violente bien avant moi.

Il ajoute que, néanmoins, il aurait dû éviter certains gestes, certains propos. « J’avais perdu la mesure des mots ».

L’avocate de la partie civile sollicite 1.000 euros de préjudice moral pour la mère et une provision de 3.000 euros pour Saïd en attendant une expertise psychiatrique. L’avocat de la défense rappelle que l’enfant est également traumatisé par son père biologique qui est un homme violent, cause d’ailleurs de la séparation du couple. « Mon client n’a vécu qu’un an avec eux, il ne peut pas être responsable de tout, c’est aussi un père de famille aimé par ses enfants ».

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Thomas a finalement été condamné à 12 mois de prison avec sursis. Il devra verser 1 000 euros de préjudice moral à son ex compagne. Le tribunal rejette la demande d’expertise psychiatrique de l’enfant, l’expertise psychologique étant suffisante. La demande d’indemnités sera donc examinée le jeudi 28 avril 2022. Les frais d’avocat s’élèvent à 900 euros.

*Prénoms d’emprunt.

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