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UNE RENTREE PLUTOT CLASSE.

dimanche 15 septembre 2019 | par Engin


 UNE RENTREE PLUTOT CLASSE.

UNE RENTREE PLUTOT CLASSE.

La classe. C’est le sentiment qui avait prédominé au lendemain de la victoire turque sur la France (un 2-0 net, sans discussion possible). Une victoire archivée au terme d’un exercice collectif exemplaire en Turquie. Une défaite très mal digérée en France.
La reprise s’est effectuée aussi bien pour l’équipe nationale que pour le championnat en Turquie.Une question : à quoi peut-on s’attendre ?

Après la trêve estivale, la saison 2019-2020 nous livre déjà des échéances capitales. Les réalités du football n’ont pas tardé à se manifester sur le terrain, le football turc ne doit pas baisser sa vigilance, un principe de vases communiquant est indispensable entre la Super Lig et la Fédération, les victoires 1-0 face à Andorre et 4-0 en Moldavie nous ont livré des éléments intéressants à comparer.

ETAT DES LIEUX.

Deux sur deux, deux victoires en quelques jours, le contrat est rempli, avec deux configurations très diverses, le premier match s’est déroulé à domicile, le second à l’extérieur, paradoxalement, c’est la mise en route face aux modestes andorriens qui a été la plus poussive avec un but en toute fin de match du déterminé et puissant Ozan Tufan. Une délivrance qui a fait suite à une domination très nettement turque ; cependant, une domination qui a parfois rejoint l’errance, un match qui a été un moyen de vérifier l’endurance des turcs face à un type d’adversaire combattif et regroupé. Le déplacement en Moldavie a été une démonstration des plus rassurantes avec un doublé de Cenk Tosun,un but de Deniz Turuç et pour clore le spectacle une cerise sur le loukoum déposée par Yusuf Yazici de fort belle manière.

Les deux rencontres ont mis à jour la justesse de passe de l’ensemble ottoman avec un très fort coefficient de précision de passes (90 pour 100). la domination étant beaucoup plus efficace en terre slave. Calhanoglu organisateur et Under (variant ses courses y compris de manière oblique ces derniers temps) devront gagner en concentration pour porter le fond de jeu de l’équipe.

L’ARRIERE - GARDE .

Les récents tâtonnements des grandes écuries de Super Lig incitent à la vigilance puisqu’il s’agit là des principaux pourvoyeurs de talents. Seul le Fenerbahçe semble reprendre des couleurs. La Milli Takim a su composer avec une succession de plusieurs gardiens de but (à signaler la possible émergence d’un autre portier, Muammer Yildirim…). Tout en conservant une ossature de base nécessaire, il faut garder à l’esprit le retour au premier plan de Emre Mor. Néanmoins, des pistes originales mais non dénuées d’intérêt se trouvent du coté du Denizlispor ( qui a battu Galatasaray 3-0 lors de la première journée) et du Sivasspor avec des gens pouvant jouer milieu gauche ou ailier comme Mert Yandas, Recep Niyaz et Emre Kilinç. Des garçons dont la taille oscille entre 1,65 et 1,74 mètre. Grace à des jokers de petit gabarit, la Turquie dispose d’armes secrètes. Cette recette avait conduit l’Espagne au titre de championne du monde en 2010.

Un programme intense attend le football turc à l’échelle continentale. Le duel avec la France est très attendu. Une revanche en terre hexagonale pour les bleus ou une confirmation pour les rouges, deux équipes nationales attendues au tournant, par les supporters, les observateurs divers, les médias, par l’Islande surtout, les footballeurs venus du Grand Nord ne se contentent pas de faire de la figuration, Ils participent activement à la physionomie de la poule de qualification.
Malgré la défaite en Albanie, les islandais ont réussi à marquer deux buts, les hypothèses sont innombrables pour ce groupe qualificatif. La Turquie avait perdu à Reykjavik 2-1 en raison de coups de pied arrêtés. Une mésaventure identique guette l’équipe de France vu son profil. D’autant plus que Sightorsson est revenu. Le classement final pourrait être aussi bien 1 France championne du Monde en titre 2 Islande qui a participé au dernier mondial en Russie 3 Turquie, avec ses forces et ses contradictions. Ce serait une forme de ’’ logique ’’ spontanée, instinctive où la hiérarchie sportive reflèterait un classement Fifa. La deuxième hypothèse : 1 Turquie 2 France 3 Islande. Une situation particulière mais à moitié surprenante. Pour finir la formule 1 Islande 2 Turquie et 3 France n’est pas à négliger. Attention aux coups de froid. Un peu comme l’égalisation du danois Jens Jonsson pour Konyaspor sur le terrain de Galatasaray il y a quelques temps.
Terminons cette réflexion par une tentative de pronostic : Islande-France 2-1 puis France-Turquie 0-0. Le reste se jouant aux comparaisons voire à la différence de buts avec les confrontations aux autres équipes du groupe. Sachant que même si la France a étrillé l’Albanie il y a peu, le retour à Tirana sera une autre donnée. Les joueurs d’Europe Centrale avaient déjà posé des problèmes aux coqs bleus en 2016.Chacun devra prendre ses responsabilités.

Gianguglielmo /Jean-Guillaume LOZATO, professeur d’italien à L’ENSG et à International Paris School of Business,chargé de cours à l’Université Paris-Est. Auteur de recherches universitaires sur le football italien en tant que phénomène de société.



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