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lundi 26 septembre 2022

Turquie : on en sait plus sur les inhumations dans "la plus vieille ville du monde"

Publié le | par Engin | Nombre de visite : 212 |
Turquie : on en sait plus sur les inhumations dans "la plus vieille ville du monde"

Turquie : on en sait plus sur les inhumations dans "la plus vieille ville du monde"
Archéologie

Dans une étude récente, des chercheurs ont publié de nouvelles découvertes concernant le rituel funéraire utilisé pour certaines inhumations à Çatalhöyük, en Turquie, il y a 9.000 ans.

source : https://www.geo.fr/histoire/turquie-on-en-sait-plus-sur-les-inhumations-dans-la-plus-vieille-ville-du-monde-208905

Une équipe internationale de chercheurs vient de dévoiler de nouvelles informations sur la façon dont les habitants de la "plus vieille ville du monde", Çatalhöyük (Turquie), ont enterré leurs morts.

En effet, comme le détaille le site spécialisé Phys.org, leurs os auraient été partiellement peints, déterrés à plusieurs reprises, puis réenterrés. Les découvertes donnent un aperçu des rituels funéraires de cette société, qui vivait il y a 9.000 ans.

Une colonie néolithique de 13 hectares
Çatalhöyük est l’un des sites archéologiques les plus importants du Proche-Orient. Cette colonie néolithique, connue comme la plus ancienne ville du monde, couvre une superficie de 13 hectares. Les maisons de cette cité présentent des traces d’activités rituelles. Des sépultures retrouvées à l’intérieur des murs de la ville présentent encore des traces de colorants et de peintures.

Une étude récemment publiée dans la revue Scientific Reports par une équipe de recherche internationale, avec la participation de l’université de Berne, a fourni la première analyse des pigments utilisés dans ce contexte à Çatalhöyük.

Le site Çatal Höyük
Le site Çatal Höyük

Selon l’auteur principal de l’étude, Marco Milella (Département d’anthropologie physique, Institut de médecine légale, Université de Berne), "ces résultats révèlent des informations intéressantes sur l’association entre l’utilisation de colorants, les rituels funéraires et les espaces de vie dans cette société fascinante".

En apprendre davantage sur les dépouilles ayant bénéficié de rites funéraires

Marco Milella faisait partie de l’équipe anthropologique qui a fouillé et étudié les restes humains de Çatalhöyük. Son travail consistait à essayer de faire "parler" ces squelettes : établir l’âge et le sexe, enquêter sur les blessures ou le traitement subi par le cadavre. Dans la ville la plus ancienne du monde, il semblerait que seule une sélection d’individus a été enterrée sous ce rituel funéraire. "Les critères guidant la sélection de ces individus échappent pour l’instant à notre compréhension, ce qui rend ces résultats encore plus intéressants. Notre étude montre que cette sélection n’était pas liée à l’âge ou au sexe", avance ainsi le chercheur.

Comme le rappelle Phys.org, au Proche-Orient, l’utilisation de pigments pour des cérémonies funéraires était particulièrement fréquente à partir de la seconde moitié du IXe et du VIIIe millénaire avant Jésus-Christ. Les sites archéologiques du Proche-Orient datant de l’époque néolithique ont restitué un grand nombre de preuves d’activités symboliques et mystérieuses.

la statut de la mère « Déesse »
La statut de la mère « Déesse »
la « Déesse Mère ».
C’est une représentation étonnamment détaillée d’une femme obèse - avec des plis gras et tout. C’est presque comme s’ils utilisaient un modèle vivant, mais il est difficile de penser à quelqu’un de cette taille vivant à l’époque néolithique.
Déterré en 1961, il date d’environ 6000 av. J.-C., ce qui signifie qu’il a été fabriqué peu de temps avant l’abandon de Çatal Höyük.
Musée des civilisations anatoliennes d’Ankara



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