mercredi 30 novembre 2022

Turquie : Des experts étrangers « très mystérieux » dans le projet énergétique BTC

Publié le | par Laurent | Nombre de visite : 852 |

Turquie News vous propose de découvrir un article d’Olcay AYDİLEK publié dans le quotidien turc Sabah le 30 juillet 2007. Mais pour bien comprendre les tenants et les aboutissants, expliquons rapidement le projet BTC. L’oléoduc Bakou-Tbilissi-Ceyhan (BTC) transporte sur 1776 km le pétrole brut du champ pétrolifère d’Azeri-Chirag-Guneshli sur la mer Caspienne jusqu’à la mer Méditerranée. Sa longueur totale est de 440 km en Azerbaïdjan, de 260 km en Géorgie et enfin de 1076 kilomètres en Turquie. C’est le deuxième plus long oléoduc du monde après l’oléoduc Druzhba qui relie l’Europe centrale à la Russie. Le premier pétrole au départ de Bakou a commencé à être pompé le 10 mai 2006 pour atteindre Ceyhan le 28 mai 2006. Autant vous dire que ce projet interesse beaucoup de pays. Commençons par les pays de l’union européenne qui, grâce à ce projet, vont diversifier la provenance de leur consommation d’énergie. Les pays comme l’Azerbaïdjan, la Géorgie, et même le Kazakhstan qui a décider également de se relier au réseau, vont gagner beaucoup d’argent (pour ne pas dire vont devenir riche) en trouvant enfin le moyen de faire parvenir leur ressources énergétiques vers l’Europe. La Russie voit évidemment dans ce projet une menace face à son quasi monopole dans le secteur du gaz en européen. Et les Etats-Unis qui voit ainsi le moyen contrer les rêves de suprématie russes.

L’introduction au sujet étant faite, nous vous laissons découvrir l’article d’Olcay AYDİLEK.


Il a été révélé que BOTAŞ n’avait pas d’informations sur les experts étrangers ayant de très gros salaires et travaillant sur le projet BTC. Aucun CV contenant leurs études scolaires ou leurs expériences passées n’a été trouvé.

Le Conseil de Contrôle de l’Etat (DDK Devlet Denetleme Kurulu) de la Présidence, qui suit le projet Baku-Tiflis-Ceyhan (BTC), a durant ses inspections chez BOTAS trouvé des faits étranges ranimant dans les consciences le mythe de la présence d’ « agents secrets » étrangers en Turquie. SABAH a eu possession du rapport d’inspection de BOTAS réalisé par le DDK qui est rattaché directement au Président de la République, Ahmet Necdet Sezer. Ce rapport « confidentiel » de la DDK met des points d’interrogations sur les étrangers travaillant sur le projet BTC.

Mystère du siècle dans le projet du siècle

Dans le rapport, il est indiqué que le Bureau d’Etude et d’Expropriation de Terre, avec un protocole d’accord signé par le Directeur du Projet BTC Turquie, a dirigé les opérations d’expropriation pour la partie Turquie du projet. Le bureau en question a profité de l’autorisation provisoire du Directoire du Projet BTC Turquie pour embaucher « provisoirement » des salariés. Ce qui attire l’attention dans le rapport, c’est de voir que certains de ces « salariés provisoires » travaillaient chez BOTAS dans des postes fixes. Il est aussi possible de voir dans le rapport que des experts étrangers étaient présents dans le Bureau d’Etude et d’Expropriation de Terre avec des salaires très élevés. Comble de l’ironie, BOTAS ne possède aucun CV sur ces étrangers qui sont rémunérés avec de très grands salaires. Parmi la longue liste de nom, trois personnes attirent particulièrement l’attention :

Kristofer Graham Weatherley : Ingénieur en mécanique. A travaillé sur le projet du 5 mars 2004 au 30 novembre 2005 et avait un salaire mensuel de 8000 $. Il était « Conseiller des Systèmes de Contrôle des Turbines de Gaz », le fait est que dans le projet BTC il n’y a pas de turbines de gaz...

Bernhard Krohn : Est conseiller depuis un an et gagne de 14,000 $ par mois.

Stephen John Potter : Il n’y a aucunes informations ni documents sur ses études ou son parcourt professionnel.



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