Turquie : 10e Biennale internationale des arts plastiques à Istanbul - Turquie News
lundi 15 août 2022

Turquie : 10e Biennale internationale des arts plastiques à Istanbul

La Biennale d’Istanbul : différentes visions artistiques du monde moderne...

Publié le | Nombre de visite : 2368 |

du 8 septembre au 4 novembre 2007

La 10ème Biennale Internationale d’Istanbul est organisée par la Fondation de la Culture et des Arts d’Istanbul sous la direction du conservateur M. Hou Hanru, Directeur des Expositions et des programmes publics de l’Institut d’Art de San Francisco.
La 10ème Biennale d’Istanbul n’est pas une exposition à thème traditionnelle, il s’agit de tirer profit de l’art des différents endroits de la production artistique. Tirer profit de la globalisation car même si le mélange des cultures engendre des conflits, ce phénomène peut être porteur, il produit un progrès culturel, économique et social. Faisant face à cette réalité, c’est-à-dire aux problèmes et aux conséquences positives et négatives que peut entraîner la globalisation, il faut d’urgence tirer une vision positive de la globalisation (le dynamisme de la modernisation étant la globalisation).

L’art contemporain doit s’engager dans cette lutte c’est-à-dire faire sortir de cette globalisation un dynamisme et non pas une destruction.

La Biennale mettra l’accent sur les réalisations urbaines et architecturales comme un moyen d’exposer différentes visions artistiques du monde moderne. L’art global va au-delà de la vision hégémonique traditionnelle de l’art occidental. Cette tendance est le point d’orgue de la 10ème Biennale. La Turquie se trouve sur 2 continents, c’est un lieu idéal pour représenter le monde artistique et culturel étant donnée sa position géopolitique et le fait que c’est une des premières et uniques républiques modernes non occidentale.

Après 20 ans d’existence, la Biennale d’Istanbul doit rénover son image de première Biennale « non occidentale ». L’engagement de la Biennale dans la réponse aux défis de la globalisation est crucial. La ville d’Istanbul est un exemple parfait du succès de la modernisation au-delà des perspectives européennes. La 10ème Biennale sera représentative de l’histoire urbaine dans un contexte artistique et architectural mondial.
Plusieurs sites particulièrement choisis en fonction de leur importance historique et fonctionnel seront l’objet d’analyse et de discussions entre les artistes internationaux et le public. Ces « sites actions » représenteront une sorte de force rénovatrice dans le domaine de l’urbanisation. Chaque site aura une signification spécifique.

 Le « Centre Culturel Atatürk » (AKM, Atatürk Kültür Merkezi), qui représente le rêve de la République et de la société moderne, sera la source d’échange d’idées, de réalisations idéales concernant la ville.
 Le « IMÇ Buildings », réalisation architecturale exceptionnelle, explorera dans le cadre de la modernité tel que « usine du monde » les sujets d’économie et de productivité. Il sera question de modernisation de l’économie, du travail des immigrés et du travail dans un contexte global.
 Le site « Antrepo » (ou « Entrepôt ») destiné à mettre l’accent sur le rôle de la « polis » (ville en grec) soulignera la nécessité de redéfinir la carte du monde au-delà de la logique Nation- Etat.
 Le « Santralistanbul » qui est l’objet d’un ambitieux projet de rénovation (ancienne centrale électrique transformée tout récemment en Musée d’Art Contemporain et qui ouvrira en septembre 2007), sera un laboratoire d’échanges entre la Turquie et ses pays voisins.

Il est indispensable de dépasser l’idée de l’événement artistique habituel. C’est pour cela que la Biennale n’est pas conçue comme une exposition classique qui fermerait aux heures de bureaux. La portée culturelle va bien au-delà. Des programmes nocturnes ont été créés pour que le public puisse participer aux différents sujets.

 Une « Dazibao », forme d’expression des opinions du public pendant la révolution culturelle chinoise, sera organisée après vision des travaux vidéos exécutés par des professionnels et amateurs.

Des publications expliqueront les objectifs de chaque lieu.
Des conférences et des discours seront également organisés.

Le projet « Dream House », site sur écran destiné à faire rêver, produit par des artistes internationaux, distraira le public. L’optimisme est nécessaire pour survivre à l’âge global.

La Biennale est attendue comme un événement culturel majeur, une plateforme, un événement global et démocratique.

www.iksv.org

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