mardi 6 décembre 2022

Pour Rama Yade il ne pourrait y avoir de concurrence des mémoires !

Publié le | par Sophie C. | Nombre de visite : 241 |

Plus de 350 convives se sont réunis, jeudi 17 février 2011, dans les salons du casino de Charbonnières, pour la soirée annuelle organisée par le CRIF Rhône-Alpes présidé par Marcel Amsellem, qui recevait le ministre de la Justice et des Libertés et Garde des Sceaux, Michel Mercier, et le président du CRIF Richard Prasquier, et qui avait pour invités d’honneur la nouvelle ambassadrice de France à l’UNESCO, Rama Yade et le nouvel ambassadeur d’Israël en France Yossi Gal.

Parmi les nombreuses personnalités politiques et religieuses qui ont participé à ce grand dîner républicain, on a noté la présence de Jean-Jacques Queyranne, président du Conseil Régional, de Gérard Collomb, sénateur maire du Rhône, de Michel Noir, ancien ministre et ancien maire de Lyon, du député et ancien ministre Dominique Perben, de Marcel Dreyfuss, président du consistoire régional, du Grand Rabbin Richard Wertenschlag, du Cardinal Philippe Barbarin, Archevêque de Lyon, Primat des Gaules, du consul général du Maroc,Saad Bendourou et du consul général de la Turquie, Mehmet Bilir, du juge Jean-Louis Bruguière et de l’Imam de Drancy Hassen Chalgoumi.

Premier à prendre la parole, le président du CRIF Rhône-Alpes a commencé par rendre hommage à Rama Yade, première femme invitée d’honneur du CRIF de Lyon depuis sa création. Marcel Amsellem a ensuite remercié les institutions régionales pour le travail qui a permis à Lyon de devenir « ville de la Mémoire ».

« Pendant des années, la réputation de notre cité a été sévèrement entachée par l’une de ses universités, fer de lance du négationnisme. En devenant la ville de la mémoire, la capitale de la résistance reprend aujourd’hui sa place d’honneur dans l’histoire  », a déclaré Marcel Amsellem.

Le président régional a ensuite insisté sur le fait qu’ « avoir comme invité d’honneur à ce dîner l’ambassadeur de France à l’UNESCO a été pour nous un vrai choix. « L’UNESCO dont, je cite : « l’objectif est : de contribuer au maintien de la paix et de la sécurité dans le monde, en resserrant la collaboration entre nations afin d’assurer le respect universel de la justice, de la loi, des droits de l’homme et des libertés fondamentales pour tous sans distinction de race, de sexe, de langue ou de religion... C’est dire combien, Mme l’ambassadeur, votre place parmi nous ce soir est opportune  ! ..."

L’ancienne ministre, Rama Yade, désormais ambassadrice de France à l’UNESCO, a fait un discours marquant lors du dernier dîner annuel du Crif Rhône-Alpes . Devant plus de 350 convives réunis dans les salons du casino de Charbonnières, elle s’est livrée à une définition de l’antisémitisme contemporain.

Selon Rama Yade, « il existe également un antisémitisme plus insidieux, mais non moins dangereux : une sorte de concurrence fallacieuse des mémoires, l’opposition des souffrances, la victime devenant bourreau… ».

"Sources extraites : http://www.crif.org/?page=articles_display/detail&aid=23755&returnto=accueil/main&artyd=2"



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