jeudi 8 décembre 2022

Manque de liberté des médias en Arménie

Déplore une ONG à Erevan

Publié le | par Hakan | Nombre de visite : 94 |
Manque de liberté des médias en Arménie

L’Arménie continue à souffrir d’un grave manque de liberté des médias, avec un gouvernement continuant à efficacement contrôler les journalistes et davantage de journalistes soumis à des attaques physiques l’année passée a déclaré une ONG basé à Erevan.

« Les journalistes en Arménie restent sous le contrôle total [du gouvernement] » a dit Ashot Melikian, le président du Comité pour Protéger la Liberté de parole. « Bien sûr, le rôle des journaux augmente beaucoup. Mais leur circulation n’est pas assez élevée pour influencer les choses. Dans cette situation il est difficile de décrire les médias arméniens et l’entière sphère de l’information comme libre ».

« Des organisations internationales ne les considèrent même pas comme en partie libre » a-t-il dit lors d’une conférence de presse. « Ils sont certainement pas libres ».

Ashot Melikian et un expert du comité, Mesrop Harutiunian, ont présenté le rapport annuel du groupe détaillant les infractions sur la liberté de la presse et les violations des droits des journalistes. Il inscrit de récentes attaques sur des journalistes arméniens qui sont surtout arrivés dans la première moitié de 2009 et pendant les élections municipales de mai à Erevan en particulier.

Mesrop Harutiunian a noté qu’aucune enquête criminelle n’a été ouverte en connexion avec les violences lors de l’élection. Il a aussi accusé les autorités arméniennes de continuer à violer la liberté sur la législation de l’information, d’exercer « une censure cachée » et d’augmenter le nombre de poursuites judiciaires contre les médias qui lui sont hostiles.

Un porte-parole du parti Républicain d’Arménie (HHK) a évoqué la question avec quelques-unes des conclusions du groupe. Eduard Sharmazanov a rejeté l’affirmation de Melikian quant à un muselage par le gouvernement des stations de télévision et radio.

« La Liberté de parole se développe de plus en plus dans notre pays » a dit Eduard Sharmazanov à RFE/RL. « Pourquoi ? Parce qu’il n’y a aucun politicien, équipe politique ou un parti qui est incapable de publiquement exprimer son avis ».

Dans son rapport précédent sorti il y a un an, le Comité pour Protéger la Liberté de parole a prétendu que la liberté de la presse en Arménie s’est effondrée en 2008 au niveau le plus bas observé depuis l’indépendance. Le rapport avait mentionné l’état d’urgence de trois semaines imposé à Erevan après le 1er mars 2008 et avait aussi déploré une nette hausse des attaques sur des journalistes locaux.

Source armenews



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