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Les relations Erdoğan-Poutine sous tension à cause du conflit du Haut-Karabakh

lundi 5 octobre 2020 | par Hakan


Les relations Erdoğan-Poutine sous tension à cause du conflit du Haut-Karabakh

Le président turc Recep Tayyip Erdoğan a mis à l’épreuve ses relations avec son homologue russe Vladimir Poutine en impliquant la Turquie dans des affrontements frontaliers ravivés entre l’Azerbaïdjan et l’Arménie dans l’enclave contestée du Haut-Karabakh, a déclaré Bloomberg lundi.

La Turquie a apporté son ferme soutien à l’Azerbaïdjan dans les affrontements comme un moyen d’étendre sa zone d’influence dans le Caucase, un ancien domaine soviétique, mais elle risque d’être réprimandée par la Russie, qui peut frapper les intérêts turcs dans plusieurs théâtres, a déclaré Bloomberg.

« Erdoğan met vraiment à l’épreuve la patience de Poutine », citant Alexander Dynkin, président de l’Institut de l’économie mondiale et des relations internationales de l’Académie des sciences de Russie, qui conseille également le Kremlin.

« Il irrite de plus en plus Poutine »

La Turquie et la Russie ont réussi à établir une relation qui est mutuellement bénéfique mais également lourde de complications dans les guerres civiles syrienne et libyenne, où les deux soutiennent des camps opposés. Le Haut-Karabakh ne fait qu’ajouter à l’inconfort russe, selon Bloomberg.

"Si la participation directe de l’armée turque ou des militants syriens est prouvée, ce sera une ligne rouge", a déclaré Dynkin. « Ce n’est pas le genre de multipolarité que Poutine souhaitait. »

Paris et Moscou ont déclaré que les combattants syriens avaient transité par la Turquie pour lutter contre les forces arméniennes. La Turquie et l’Azerbaïdjan ont nié ces allégations.

"Pour le moment, ces deux gros ours parviennent à délimiter leur territoire, mais Erdoğan doit faire attention à ne pas dépasser les limites", a déclaré Bloomberg citant Arkady Dubnov, un analyste basé à Moscou.

"Son pays est une puissance régionale majeure, mais il ne doit pas oublier que la Russie se considère comme l’acteur dominant ici."



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