lundi 18 octobre 2021
Accueil | Nos rubriques | Sport

LE CHANTIER TURC

vendredi 2 février 2018 | par Engin


LE CHANTIER TURC

LE CHANTIER TURC .

Bientôt la coupe du monde en Russie, dans quelques mois nous constaterons l’absence de la Turquie, mais aussi de l’Italie de l’Equateur pourtant si prometteur quatre ans auparavant ou encore de l’Algérie qui s’est brûlée les ailes au soleil médiatique mais avec l’Islande à l’origine placée dans le même groupe de qualifications que la "Milli" .

L’occasion d’un tour d’horizon débouchant sur une remise en question.

Le football turc demeure en chantier, une phase de reconstruction qui nécessite des commissions de réflexion sur le terrain institutionnel, une vigilance accrue permettant une capacité de réagir immédiatement.

UN CHAMPIONNAT DE QUALITÉ.

Partons de la Super Lig, le championnat turc est relevé et de moins en moins inégal.
Il s’agit d’une compétition tablant sur un socle de valeurs sures s’inscrivant dans un parcours positif ces dernières décennies : Galatasaray, Fenerbahçe,Besiktas et Trabzonspor donc des formations spectaculaires. Parallèlement nous assistons à l’apparition de valeurs montantes : Osmanlispor et Konyaspor se sont fait remarquer sur le plan continental mais ne confirment pas vraiment cette année, Puis un nouveau venu : le Basaksehir dont la toute dernière victoire sur Karabuk par cinq buts à zéro a impressionné le public, un match dominé de bout en bout avec une possession de balle impressionnante, un grand nombre de tirs cadrés, une succession légendaire de passes et des facilités énormes (pensons aux buts de Emmanuel Adebayor et de Gokhan Inler). Cette émergence tire le championnat vers le haut, un championnat où même un joueur de la qualité de Younes Belhanda peine à gagner son temps de jeu.

Par conséquent la stabilité nécessaire est bien présente. Elle reste à préserver, avec un soupçon de dialectique indispensable au débat que représente une compétition sportive professionnelle. La preuve avec certains ’’ grands ’’ bousculés par les ’’ petits ’’ ou les nouveaux comme la bande à Volkan Babacan, Oui l’Istanbul BB est bien premier de la classe.

UN RÉSERVOIR DE JOUEURS.

La qualification à l’Euro 2016 après un parcours rocambolesque, des gens sont renommés internationalement, Hakan Calhanoglu s’illustre positivement au Milan A.C, tandis que Arda Turan revient se relance au Trabzonspor après son passage au Barça. Un œil aussi sur un joueur potentiellement intéressant : Tayfur Bingol de Goztepe sans oublier l’homme de base : le gardien de but V. Babacan.

LE LOCAL AU SERVICE DE L’INTERNATIONAL.

Les turcs et les islandais avaient créé la sensation en se qualifiant conjointement au dernier championnat d’Europe des Nations. Chacune des deux nations disposant de joueurs s’étant formés localement puis éventuellement perfectionnés à l’extérieur.

Le championnat turc est un championnat complet, Le projet tape à l’œil d’Antalyaspor et de ses stars étrangères s’orientant vers le fiasco, il est clair que le foot ’’ made in Turkey ’’ requiert du talent et non l’amateurisme. Un projet rappelant l’échec du Matra Racing Paris.
Un événement a eu lieu comme un bon présage récemment, le retour de Burak Yilmaz.

UN SUIVI PSYCHOLOGIQUE.

Nous assistons au lancement du chantier turc. Un chantier où les bâtisseurs ottomans devront consolider les bases des fondations d’un édifice fragilisé,
Avant de s’attaquer à l’échafaudage, les maîtres d’ouvrage au croissant étoilé devront planifier une route conduisant au prochain rassemblement footballistique planétaire, Avec un travail régulier en arrière plan, oui Qatar 2022 pourrait signifier un printemps oriental du football.

Gianguglielmo /Jean-Guillaume LOZATO, professeur d’italien à L’ENSG et à International Paris School of Business,chargé de cours à l’Université Paris-Est. Auteur de recherches universitaires sur le football italien en tant que phénomène de société.



Nombre de visite 671

Sélection d'article