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lundi 28 novembre 2022

La négociation débutée par l’Azerbaïdjan et l’Arménie est historique - Ambassadeur de France

Publié le | par Engin | Nombre de visite : 341 |
La négociation débutée par l'Azerbaïdjan et l'Arménie est historique - Ambassadeur de France

La négociation débutée par l’Azerbaïdjan et l’Arménie est historique - Ambassadeur de France

Cette année, l’Ambassade de France célèbre aussi les trente ans de l’établissement des relations diplomatiques bilatérales avec l’Azerbaïdjan.

C’est ce qu’a indiqué l’ambassadeur de France en Azerbaïdjan, Zacharie Gross, dans son article consacré au 30e anniversaire des relations diplomatiques entre l’Azerbaïdjan et la France.

Selon le diplomate, la France reconnut très vite – dès février 1992 – l’indépendance de la jeune république d’Azerbaïdjan après que celle-ci s’était détachée de l’empire soviétique :

"L’Azerbaïdjan fut parmi les premières républiques à se mobiliser pour obtenir son indépendance et son peuple paya un lourd tribut, notamment le 20 janvier 1990, quand les forces soviétiques tirèrent sur une foule pacifique.

L’exposition « Odyssées intimes » du photographe Reza, dédiée aux trente ans de nos relations diplomatiques, retrace quelques moments de vie en France et en Azerbaïdjan et constitue un hommage à nos deux pays. Elle est visible au Centre Heydar Aliyev jusqu’à la fin du mois de juillet.

La nouvelle République azerbaïdjanaise a effectué un voyage de trente ans.

Trente ans qui n’ont pas été faciles mais qui ont permis au pays de développer un État solide et une économie dynamique, de rehausser le niveau des études et des compétences de la population, de rénover le système de protection sociale, de recouvrer ses territoires et d’engager un rapprochement inédit avec l’Union européenne.

La France a été un compagnon de route de l’Azerbaïdjan au cours de ces trente ans. La coopération bilatérale s’est développée dans tous les domaines : l’enseignement supérieur, la recherche, la culture, l’archéologie, l’énergie, les transports, l’eau, l’agriculture, le spatial, pour ne prendre que quelques exemples. Les entreprises françaises ont massivement investi dans le pays et souhaitent poursuivre les échanges. Ainsi, l’achat récent de deux Airbus A350 F par Silkways constitue un choix important qui permettra de renforcer la place de Bakou comme hub pour le fret aérien.

Toutes ces coopérations ont été conduites selon un principe de respect mutuel et dans l’intérêt de nos deux pays. Elles ont parfois été le fruit d’impulsions données au plus haut niveau de nos États, comme pour la création de l’Université franco-azerbaïdjanaise et l’ouverture du Lycée français de Bakou, mais ont aussi souvent été le produit d’initiatives privées spontanées.

Je ne doute pas que la coopération bilatérale se poursuivra et se développera dans de nouveaux domaines, comme c’est le cas actuellement dans les secteurs du déminage et de la recherche des personnes disparues. La France peut aussi partager avec l’Azerbaïdjan les enseignements de son histoire et de sa réconciliation historique avec l’Allemagne après la Seconde Guerre mondiale. C’est ce qu’elle a cherché à faire en organisant récemment, en partenariat avec l’Allemagne, des rencontres entre jeunes azerbaïdjanais et arméniens à Strasbourg.

La prochaine grande aventure, déjà engagée, est celle de l’établissement de la paix à travers tout le Caucase du Sud. La négociation débutée par l’Azerbaïdjan et l’Arménie est historique. La normalisation des relations avec l’Arménie est possible. Elle bénéficiera à tous les pays de la région et sera une source de développement économique et de dynamisme social.

L’Union européenne souhaite soutenir ce processus et l’accompagner, notamment à travers la conclusion d’un accord UE-Azerbaïdjan qui permettra de nouvelles coopérations dans de nombreux domaines. La France y est très favorable.

Vive la France, Vive l’Azerbaïdjan !"

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