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La grande mosquée de Strasbourg ou la contagion de l’intolérance suisse

lundi 30 novembre 2009 | par Hakan


La grande mosquée de Strasbourg ou la contagion de l'intolérance suisse

Après que la Suisse ait demandé à inscrire dans sa Constitution l’interdiction de construire des minarets, je vous soumets un article paru dans le Novopress Alsace où le mouvement régionaliste d’extrême-droite « Alsace d’abord » voudrait interdire la construction de deux minarets pour la mosquée turque Eyyup Sultan dans le quartier de la Meinau à Strasbourg.

En voici le contenu :

Aujourd’hui vendredi est posé le dôme de la grande mosquée de Strasbourg.
Après de rudes négociations, le projet architectural a été validé : il n’y aura pas de minaret et les fonds réunis pour la construction ne viennent pas de l’étranger.

De plus, aucun muezzin ne lancera d’appel à la prière. En revanche, un projet d’agrandissement de la mosquée turque Eyyup Sultan dans le quartier de la Meinau suscite la colère du mouvement régionaliste d’extrême-droite « Alsace d’abord », qui profite de l’occasion à quelques mois des régionales. La construction de deux minarets est en effet prévue, un peu à l’instar de la mosquée de Kehl de l’autre côté du Rhin. « Alsace d’abord » a décidé de lancer une pétition contre le projet. En riposte, le responsable de la mosquée Eyyup Sultan a porté plainte.

Actuellement, l’Islam ne figure pas dans la liste des religions reconnues par le concordat napoléonien de 1801, toujours applicable en Alsace-Moselle. Elles sont au nombre de quatre : catholicisme, protestantismes réformé et luthérien, judaïsme. Le président du Conseil français du culte musulman a demandé son extension à l’Islam dernièrement lors d’une visite en Alsace. Jusqu’à présent, tous les ministres de l’Intérieur, de droite comme de gauche, ont refusé une telle proposition arguant que le Concordat était « historique et non géographique ».

Mais ni Nicolas Sarkozy lorsqu’il occupait cette fonction gouvernementale ni Brice Hortefeux ne se sont jamais exprimés sur le sujet. Une entrée dans le concordat permettrait aux imams d’être rétribués par l’État, comme le sont les prêtres, pasteurs et rabbins d’Alsace Moselle.

Source "Novopress"


Voir en ligne : Poursuite des travaux de la grande mosquée de Strasbourg

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