samedi 3 décembre 2022

Génocide Azéri : L’Azerbaïdjan proteste contre la vente d’armes illégale de l’Albanie à l’Arménie

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Le ministre des affaires étrangères azéri, Elmar Mammadyarov, a indiqué aux chaînes de TV azéris que le ministère des affaires étrangères azerbaidjanais a envoyé une note de protestation à l’Albanie contre la vente illégale d’armements à l’Arménie. Le ministre a souligné que selon une résolution de l’ONU, « aucun pays peut vendre des armes à des pays qui sont en guerre ». L’Arménie occupe le Haut-Karabagh et 7 districts azéris au pourtour, représentant au total environ un quart du territoire de l’Azerbaïdjan. La région fut le théatre du Génocide perpetré par l’Arménie contre la population azérie de la région.

Par ailleurs, l’agence APA a indiqué que les autorités turques ont refusé le passage à une importante livraison d’armes et de munitions albanais, à l’Arménie. Le premier ministre albanais Sali Berishi a déclaré que la Turquie a refoulé le bateau albanais chargé d’armes. « Un de nos vaisseaux chargé de caisses pleines d’armes, principalement de l’artillerie lourde et des munitions, a accosté au port de Durres. Le bateau avait fait le trajet Durres – Istanbul - Durres », il a ajouté que les armes ont finalement été déchargées dans le port de Durres.

Le directeur de la Compagnie MEIKO a déclaré que l’Albanie n’interférait pas dans le conflit Arméno-Azéri. Le ministère albanais de la défense avait désigné la Compagnie MEIKO pour répondre à la demande arménienne, puisqu’elle avait une certaine expérience dans la vente d’armes. Pour finir, l’Arménie devait payer les frais de transport ; rapporte l’agence APA.

Le porte-parole du ministère arménien de la défense, le colonel Seyran Shassouvarian a nié les faits et prétendu que « l’Arménie n’a jamais acheté d’armes à l’Albanie et ne compte pas en acheter. L’information diffusée par l’agence APA est une invention du début à la fin ».

Haut-Karabagh

Le Haut-Karabagh est une région d’Azerbaïdjan envahie par l’armée arménienne au début des années 1990. L’agression arménienne s’est soldée par le massacre de la majorité de la population azérie de la région et par la suite de la déportation de l’intégralité de celle-ci dans le cadre de la politique de purification éthnique planifiée et mise en oeuvre par l’Etat arménien.

Aujourd’hui, plus d’un million de réfugiés azéris vivent dans des conditions déplorables en attendant de pouvoir éventuellement récuperer leur biens spoliés par l’Etat arménien.

Les terres et maisosn laissées à l’abandon, quand elles n’ont pas été détruites par les pillonages des troupes arméniennes soutenues par des militaires russes, ont été "offertes" par l’Etat arménien aux colons installés pour "repeupler les territoires liberés"(sic) [1]

Les instances internationales ont à plusieurs reprises condamné ce véritable génocide du peuple azéri et enjoit l’Arménie de libérer les territoires qu’elle occupe illégalement. Le statut-quo étant à son avantage, l’Arménie ne montre aucune preuve de bonne volonté quant au sort du million de réfugiés azéris chassés de leurs terres.

Génocide Azéri

L’Arménie refuse catégoriquement de reconnaitre la mise à mort systématique de plusieurs milliers et la déportation d’environ un million d’Azéris et profte de la présence de ses nombreuses officines implantées dans les pays d’Europe ou d’Amérique pour propager sa position négationniste concernant le Génocide Azéri.

Voir également :
 Imprescriptible, base documentaire sur le Génocide Azéri à Khodjaly
 Genocide Azéri, sélection de liens/documents


[1Terme officiel arménien repris par les ultra-nationalistes arméniens pour qualifier les territoires occupés par les troupes d’Erevan


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