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lundi 26 septembre 2022

1918 : la traite des femmes (notamment arméniennes) chez les soldats russes

Publié le | par SibiryaKurdu | Nombre de visite : 2 |

"Sombre réalité", Le Petit Marseillais, 21 mars 1918, p. 1-2 :

"On télégraphie de Pétrograde au Herald :

Les écrivains russes les plus en vue gardent maintenant le silence. Ils disent qu’ils ne peuvent écrire, maintenant que leurs mains sont liées. Maxime Gorki, qui a prêté son aide aux bolcheviks pendant la révolution d’octobre, et qui maintenant les censure courageusement de temps à autre, et qui est l’homme qui connaît le plus intimement les masses russes, fait aujourd’hui la peinture suivante de la Russie.

« Il est connu que l’un des plus forts et des plus populaires cris de guerre de notre unique révolution, est de voler ce qui fut volé : et l’on vole très artistement. Il est hors de doute que le pillage de la Russie par elle-même, laissera dans l’Histoire un souvenir marquant. On vole et l’on vend des églises et des musées ; on vend des canons et des fusils ; on vole des approvisionnements ; on pille les palais des ex-grands-ducs, et on vole tout ce que l’on peut.

A Théodosie, les soldats vendent même des êtres humains. Ils ont ramené du Caucase des femmes turques, arméniennes et kurdes , qu’ils vendent pour vingt-cinq roubles. Cette chose est inique. Nous pouvons être fiers. Rien de semblable ne s’est produit pendant la grande révolution française.

« Et c’est à ce peuple, faible et ignorant, organiquement enclin à l’anarchie, que l’on demande maintenant d’être le guide spirituel du monde et le messie de l’Europe ?

« Les dirigeants de notre peuple ne célent pas leur intention d’enflammer ces buches humides pour en faire un feu de joie, dont les clartés illumineraient le monde occidental, où les lumières de la force créatrice sociale brûlent plus brillantes et plus rationnellement qu’en Russie.

« Ils ont allumé le feu de joie, mais il brûle en répandant la mauvaise odeur de la Russie sale, ivre et cruelle, et ils traînent cette infortunée Russie au Golgotha, pour la crucifier pour le salut du monde. Notre révolution a donné libre cours à tous les horribles instincts bestiaux rassemblés sous un chef. A l’heure présente, le pays a une classe ouvrière désorganisée, détruite par les massacres cicils [civils], et ruinée industriellement. » "

Voir également : Anatolie ottomane : les "acquisitions" de jeunes filles kurdes/zazas par des hommes arméniens (chrétiens)

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