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UN MATCH D’OUVERTURE INNOVANT

mercredi 9 juin 2021 | par Engin


UN MATCH D'OUVERTURE INNOVANT

UN MATCH D’OUVERTURE INNOVANT

Nous sommes en 2021 donc VIVE L’EURO 2020 !
Italie et Turquie. Turquie et Italie. La première grande affiche de ce concert des nations du football européen correspond au match d’ouverture. Il opposera deux équipes qui ont fait preuve de dynamisme ces derniers mois, se montrant en pleine formes en certaines occasions. Deux équipes qui sont avides de revanche sportivement, nationalement et face à l’opinion publique.

LA REVANCHE

L’Euro décalé est peut-être une chance pour la Squadra Azzurra comme pour la Milli Takim.
Injustement écartés par la dure loi du cynisme sportif et du destin pour Russie 2018, les deux pays ont eu le temps de méditer puis de mettre en application les résolutions adaptées pour une chasse aux imprécisions qui ont gâché le talent des deux groupes.
L’Italie a laissé traîner son fantôme lors de la dernière coupe du monde ;bien que certains journalistes sportifs s’étaient réjouis de sa non qualification, son absence a laissé un goût d’inachevé à une compétition un peu tronquée lors de laquelle huit ou neuf équipes pouvaient prétendre au titre suprême tellement les errements ont caractérisé toutes les nations présentes. Ou la malchance si l’on pense à la blessure de Cavani pour l’Uruguay. Avec des instabilité négatives comme positives déroutant bien des bookmakers (la révélation du français Pavard par exemple).

LE STYLE

C’est justement en se ressourçant à partir de cet échec que Turquie et Italie ont travaillé, se recentrant sur leurs qualités mais aussi sur leurs défauts.

Le style de chacune des deux équipes est préservé. Il en est ressorti renforcer, plus discipliné. Ainsi l’Italie peut surprendre plus par son milieu que par sa défense, contrairement à l’accoutumée. Les turcs, eux, peuvent compter sur une bonne réserve de gardien, avec une relève (Ugurcan çakir n’est pas sans rappeler le slovène Jan Oblak sur les corners) ainsi qu’une composante offensive impressionnante.
Chacune des deux équipes comptent des jeunes et des vétérans. Côté italien Chiellini est installé depuis très longtemps, tandis que Chiesa pourrait se comporter en leader sur le terrain. Côté turc, il reste à confirmer pour Halil Dervisoglu, auteur de prestations honnêtes, et à s’adapter Orkun Kokcu.

VERS QUEL RESULTAT ?

Les italiens pourront prendre les turcs en défaut sur les côtés, par l’intermédiaire de garçons comme Florenzi ou Spinazzola.Les turcs compteront sur Burak Yilmaz, candidat au titre de meilleur buteur, et sur Cengiz Under qui retrouvera la pelouse sur laquelle il avait évolué avec l’AS Roma.
Soyons fous et imaginons un score : 2-1 pour l’une ou l’autre des deux équipes est fort possible. Avec un score de parité 1-1 à la mi-temps. Les italiens pouvant baisser de rythme pendant les trente dernières minutes, période souvent cruciale pour les footballeurs turcs. Une victoire des turcs conditionnerait le reste de la compétition en vue d’un scénario à rebâtir. Un match nul serait satisfaisant mais pas choquant. Et même une défaite 1-2 avec les honneurs pourrait encourager l’effectif ottoman comme à la coupe du monde organisée par la Corée et le Japon (une défaite 1-2 face au Brésil lors d’un superbe match avait lancé l’épopée turque en demi-finales, ne s’inclinant que…1-2 de nouveau face aux Cariocas).

A travers cette vision d’ensemble, nous sommes en mesure de constater que les deux pays ont un potentiel fort. Avec un palmarès, certes variable de l’un à l’autre (L’Italie est détentrice d’un Euro et de quatre coupes du Monde ; la Turquie a été médaille de bronze au Mondial 2002). Les deux nations semblent rêver inconsciemment de donner une leçon à tout le monde par un double objectif : briller à l’Euro et marquer le dernier carré de leur présence pour Qatar 2022.

Gianguglielmo /Jean-Guillaume LOZATO, professeur d’italien à L’ENSG et à International Paris School of Business,chargé de cours à l’Université Paris-Est. Auteur de recherches universitaires sur le football italien en tant que phénomène de société



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