jeudi 8 décembre 2022

TV Locale Paris - Seminaire à l’UNESCO

Publié le | par Engin | Nombre de visite : 142 |
TV Locale Paris - Seminaire à l'UNESCO

TV Locale Paris - Séminaire à l’UNESCO ’’Coopération intrarégionale pour la révélation et la préservation du patrimoine culturel matériel d’Azerbaïdjan’’.

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Le 21 octobre 2022 à la maison de l’UNESCO s’est tenu le séminaire ‘’Coopération intrarégionale pour la révélation et la préservation du patrimoine culturel matériel’’ organisée par la Délégation permanente de la République d’Azerbaïdjan auprès de l’UNESCO.

Le séminaire a débuté par un mot d’ouverture de S.E.M (son excellence monsieur) Elman ABDULLAYEV, Ambassadeur délégué permanent de la République d’Azerbaïdjan auprès de l’UNESCO.
Il fit un rappel sur la place qu’occupe l’Azerbaïdjan dans la région du Caucase du Sud, avec l’impact de son rôle culturel qui a influencé cette région et bien plus, par sa musique, sa philosophie et sa gastronomie. Il a mis en exergue le fait de « préserver l’héritage culturel et artistique de l’Azerbaïdjan, c’est très précieux surtout pour les générations à venir ».

Monsieur Jean Michel BRUN, docteur en économique, journaliste et producteur TV a rappelé son affection pour l’Azerbaïdjan et qu’il était très honoré d’être modérateur de ce séminaire.
En ce qui concerne la thématique, il n’a pas hésité a évoqué la « la tangibilité de l’héritage azéri par son architecture, sa politique, son art qui est visibles dans les plus grands musées du monde, comme le Musée du Louvre, de New York, de Londres, d’Istanbul et dans le musée national de Géorgie, etc. ».

Séminaire à l'UNESCO ''Coopération intrarégionale pour la révélation et la préservation du patrimoine culturel matériel d'Azerbaïdjan''
Séminaire à l’UNESCO ’’Coopération intrarégionale pour la révélation et la préservation du patrimoine culturel matériel d’Azerbaïdjan’’
Jonathan Chaste

img Jonathan Chaste

L’héritage culturel de l’Azerbaïdjan est pluriculturel, et il doit être transmis à toutes les générations et, comme le souligne David LORDKIPANIDZE, directeur du Musée national de Géorgie « on doit préserver cet héritage, car c’est également notre héritage du Caucase ».

Cette mise en lumière de la culture de l’Azerbaïdjan à l’UNESCO par ces éminentes personnes permet d’accroitre son savoir culturel.
Néanmoins, il est très intéressant de voir les différentes approches de la notion de culture mise en exergue pour mieux comprendre tous les enjeux géopolitiques actuels.
Comme l’a présenté le docteur en histoire et conservateur en chef du musée national de Géorgie, Eldar NADIRADZE « c’est un grand honneur de présenter la culture du Karabakh à Paris, c’est important pour moi de présenter la culture sous forme scientifique. C’est une culture multi ethnique, c’est ce qui en fait sa force et sa beauté, le Karabakh est le cœur de la culture du Caucase ».

Le Karabakh a été le théâtre de guerre, entre l’Arménie et l’Azerbaïdjan. Les Azéris ont repris le contrôle du Karabakh le 9 novembre 2020. Le Karabakh le cœur de la culture Caucase comme mentionné ci-dessus. Le conflit est compliqué, notamment lorsque que le cursus soit pointé sur la ville de Susha, comme le rappelle le directeur du musée national de Géorgie « Susha, c’est une histoire compliquée, puisqu’au 19e siècle, elle était occupée par la Russie ». Cette ville représente beaucoup pour les Azéris, puisqu’elle est considérée comme étant la ville culturelle de l’Azerbaïdjan, notamment avec le talent du très grand poète Vaguif qui en est le symbole de la « ville des poètes, des musiciens, des écrivains, des journalistes, de l’architecture et du militaire » selon le directeur du musée.

L’Azerbaïdjan est situé au carrefour de la nouvelle route de la soie, l’approche historique par le biais de la culture est intéressante, toutefois David LORDKIPANIDZE, rappelle une chose qui a son importance capitale concernant les artéfacts Azéris, « il est impossible d’évaluer les artéfacts dans le musée sans connaitre l’histoire culturelle, il est important de se rappeler du vrai passé historique pour comprendre la vraie valeur matérielle et immatérielle de Shusha ». De par son approche scientifique et culturelle de l’histoire, ce dernier s’est vu être taxé de négationniste par les arméniens. Pour David LORDKIPANIDZE « cette ville est l’identité de l’Azerbaïdjan ».

À la fin du séminaire, s’en est suivi des questions pour les intervenants, madame l’ambassadrice permanente à la délégation du Panama à l’UNESCO a posé une question concernant les retours des artefacts Azéris exposés dans les différents musées dans le monde. David LORDKIPANIDZE, a répondu qu’il faut « rester ouvert et positif et continuer de faire des recherches historiques pour des restitutions Azéries, c’est un processus compliqué, mais il faut le faire, pour rétablir la vérité, c’est une question sensible ».

S.E.M Elshad ISKANDAROV ambassadeur en poste au sein du ministère des Affaires étrangères de la République d’Azerbaïdjan a clôturé le séminaire par cette phrase « l’Arménie, les chrétiens, les musulmans, la Russie font partie de notre histoire et de notre héritage culturel, et il est de notre responsabilité de s’en rappeler ».

Le modérateur Jean Michel BRUN, a rendu un hommage au célèbre poète et philosophe Azéri Nizami GANJAVI, "qui prônait des valeurs universelles bien avant Montesquieu, avant les lumières, comme l’égalité homme/femme, il était écologiste avant cette heure-là, car c’est également notre héritage et nous devons le savoir et le préserver".

Notons la présence de SEM Rahman MUSTAFAYEV, ancien ambassadeur d’Azerbaïdjan en France.

Après le séminaire, s’en est suivi d’une collation, pour continuer de profiter de la convivialité des intervenants.



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